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11 résultats pour “jardin-refuge”

Artiste en résidence

Pauline Curnier Jardin

Année/s de résidence : 2013

Performance

Artiste en résidence

Blaise Dejardin

Année/s de résidence : 2004

Violoncelle

Artiste en résidence

Renaud Dejardin

Année/s de résidence : 2001

Violoncelle

Artiste en résidence

Lolita Bourdon

Année/s de résidence : 2022

Peinture

Lolita Bourdon est née en 1996 à Saint Denis de la Réunion. Elle commence ses études à Cape Town (Afrique du Sud) en design de mode, puis rentre aux beaux-arts de la Réunion en 2015. Elle intègre pendant un an la classe de peinture de Jutta Koether à la HFBK de Hamburg en Allemagne et obtient en 2020 son DNSEP avec les félicitations du jury. Après plusieurs résidences (Friche 2020, Jardin d’Eden 2021), elle remporte le grand prix du tropical Drawing Festival sur son île natale.

Utilisant comme principal médium d’expression la peinture et le dessin, Lolita Bourdon se nourrit de tout ce qui l’entoure, ne faisant aucune distinction entre les sources, les genres, les écoles, les mouvements, les classes, les époques. Tout est remis à zéro, il n’y a pas de sujets plus nobles, plus justes ou plus profonds qu’un autre. La totalité de son environnement devient alors matière à peindre. L’atelier est, pour elle, un lieu primordial. C’est dans le faire, l’expérimentation et en particulier les échecs qu’elle puisse son énergie. Il lui faut construire, reconstruire, déconstruire les images. Elle écoute sa peinture comme un dévot suivrait sa religion, et tente ainsi d’explorer les différentes pistes qu’elle ouvre.

Peu à peu sa peinture s’est remplie de signes et de symboles, prenant ainsi le parti pris de la simplification. Il n’est plus question d’abstraction ou de figuration, de représentation ou d’imagination, le cheminement possède plus de valeur à ses yeux que l’œuvre finie car quand tout est terminé́, il lui faut tout juste recommencer, encore et encore.

Reconnaissable par sa palette flamboyante, sa peinture se veut une exploration libre de la forme et de la couleur. Elle tente ainsi de questionner, non sans humour et provocation, nos conceptions et nos présomptions sur notre réalité environnante, remettant en cause la vision d’un monde cohérent, d’une époque qui nous en fait voir de toutes les couleurs, et également le statut même de l’artiste.

Elle perçoit son travail comme un espace de réflexion sur l’acte de peindre, de regarder, et notamment sur la multiplicité́ des points de vue selon qui regarde, quand, où et comment. Que devons-nous montrer ? Que devons-nous cacher ? Existe-t-il encore des interdits dans le monde de l’art ? Voilà des questions qui reviennent souvent dans sa pratique. Affamée d’images, elle pioche dans l’histoire de l’art sans hiérarchie, spontanément, à la manière d’un pâtissier qui mélangerait différents ingrédients pour réussir sa recette, et faire monter la crème sans qu’elle ne tourne en beurre.

Artiste en résidence

Margaret Haines

Année/s de résidence : 2020, 2025

Film

Margaret Haines est une artiste conceptuelle multiforme qui travaille dans le domaine du cinéma, de la photographie, de la publication, de la mode, des études d’archives et de l’installation.

Les derniers films de Margaret Haines sont des récits aux mille facettes aux méandres complexes, parsemés d’investigations philosophiques.

Son style de tournage et de montage fusionne les points de vue et conjugue des scènes montées avec des rencontres improvisées. Le cadre de Margaret Haines oscille entre une myriade de styles cinématographiques traditionnels, du film de fiction hollywoodien au cinéma vérité, dans la création d’une forme unique. Les films sont truffés de références contradictoires aux œuvres de Jean Genet, Kate Millett, Adorno, et comprennent des allusions à la mythologie grecque, au culte des célébrités, à l’astrologie et même au magazine Thrasher. Il en résulte un examen de la culture et de l’esthétique qui élargit les définitions de ce qui est poétiquement et politiquement possible dans la catégorie de l’art de l’image en mouvement du court métrage.

Margaret Haines a bénéficié de nombreuses bourses et a exposé son travail au niveau international ; en 2015-2016, elle a fréquenté la Rijksakademie van beeldende kunsten à Amsterdam.

Parmi ses récentes expositions en solo et en duo, citons KRIEG à Bruxelles, Auto Italia South East à Londres, 1646 à La Haye, Rozenstraat à Amsterdam, et ltd los angeles en Californie. Ses écrits et ses films ont été présentés au East End Film Festival, chez Carroll Fletcher et à l’ICA à Londres, au festival TodaysArt à La Haye, au festival de film VISIO – Lo schermo dell’arte à Florence, aux Jardins des tuileries – FIAC, au Cinéphémère à Paris, à l’Anthology Film Archives à New York, aux Western Front Exhibitions à Vancouver, et ailleurs.

Des critiques, des mentions et des entretiens sur son travail ont été publiés dans le Journal de l’Université des Arts de Vienne, Artforum, Metropolis M, Mousse Magazine, La Presse, The Financial Times, Canadian Art, AQNB et X-TRA.

Artiste en résidence

Pablo Mendez

Année/s de résidence : 2023

Vibraphone

Pablo Méndez est un artiste, commissaire d’exposition, enseignant, conférencier et écrivain, né en 1988 à Buenos Aires. Entre l’Argentine, la France et le Brésil, il développe dans son art des interactions avec le public, invité à imaginer ou à accorder de l’attention à des espèces en voie d’extinction.

Après avoir obtenu son diplôme de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (2015), il bénéficie en 2017 et 2019 de bourses de l’Institut français d’Argentine et du Ministère de la Culture de la Ville de Buenos Aires, pour mener des recherches sur les liens entre l’humain et le végétal.

Exposées à l’international, les œuvres de Pablo Méndez ont notamment été vues à Buenos Aires au Centro Cultural Kirchner et au Jardín Botánico. Puis, à Madrid à La Calor et à Matadero, à Paris chez in.plano, Agnès b. et la Galerie Oberkampff, puis à Arles à l’Espace Van Gogh et la Galerie Arénas et enfin à Marseille au FRAC PACA.

© Pablo Méndez.|_@_|© Pablo Méndez.

Artiste en résidence

Emre Huner

Année/s de résidence : 2023

Video

Né en Turquie, Emre Hüner vit et travaille entre Istanbul et Amsterdam.

Il utilise le dessin, la vidéo, la sculpture, l’installation et l’écriture pour fabriquer des récits et créer des structures ou assemblages éclectiques.

Il explore les thèmes de l’archéologie, des utopies déçues et de la technologie, ainsi que les notions de progrès et de futur(s) à travers une réinvention de l’architecture, des spéculations sur le langage et la matérialité de formes organiques et artificielles. Son travail a récemment été exposé au Arter (Turquie, 2021,), au Maxxi (Italie, 2016), à la 14e Biennale d’Istanbul (Turquie, 2015), Manifesta 9 (Belgique, 2012) et au New Museum (États-Unis, 2009). 

The Archive of Capillary Ruins: A Speculative Index est un processus d’écriture de diverses œuvres textuelles, à la fois accumulatif, fragmentaire et basé sur la recherche. Le projet, en tant que dispositif, fera émerger les parties interconnectées d’un récit, diverses formes sculpturales – rendus 3D de prototypes, pièces de céramique, répliques moulées –, ainsi que plusieurs séquences semi-fictionnelles.

Adoptant une méthode ouverte de production expérimentale, le projet tend à se définir comme un processus évolutif et non comme un produit fini. L’œuvre évoluera et s’épanouira sous la forme de récits entrelacés et capillaires, de worldbuildings architecturaux et d’épisodes volontairement incomplets. Elle inclura des spéculations sur du matériel d’archives, la manipulation d’informations encyclopédiques, et des excursions dans des lieux réels tels que le jardin d’agronomie tropicale, l’Observatoire de l’Espace du CNES, l’ITER, et les serres expérimentales Abiophen du Cirad. 

 

© Scott Williams|_@_|

Artiste en résidence

Jeanne Berbinau Aubry

Année/s de résidence : 2018

Sculpture

ENTRETIEN

Une résidence à Montmartre, à la Cité internationale des arts, c’est comment ? 

“En réalité, c’est assez irréel. Vivre ainsi en haut d’une colline qui surplombe Paris, au milieu d’un jardin caché ou règne une atmosphère particulière, on se sent vite très chanceux d’être là.

La configuration des lieux et de la résidence a rendu très facile l’échange avec les autres artistes, dont je compte désormais certains parmis mes amis, et avec qui nous avons de nombreuses conversations, souvent autour d’un café ou d’un pastis.”

Quels sont vos projets en cours ?

“En ce moment, je travaille parallèlement sur plusieurs projets. 

Je poursuis mon travail d’expérimentation et de sculpture, en m’intéressant par exemple actuellement à la circulation du courant électrique dans une broderie au fil d’or, à la distillation de cigüe des jardins de la cité, ou à produire des néons fonctionnels à partir de rebus en cristal.

L’exposition Bad girls do it well a par ailleurs été l’occasion de présenter les premiers essais liés à mes recherches sur la cristallisation du bismuth ou sur le système des baromètres de Fitzroy, ainsi que le début d’une collaboration avec Rebecca Topakian, résidente de l’atelier G1.“

BIOGRAPHIE

« Du sabotage considéré comme un des beaux-arts.

Durant ses études à la Villa Arson, Jeanne Berbinau Aubry a incorporé une série variée de micro-savoirs en chimie, biologie, physique, etc. Cet appétit de connaissances n’était pas porté ce- pendant par un désir pur de science, une volonté de contempler hors du monde quelques idées célestes, mais par l’obsession quasi inverse de faire dérailler toutes les choses dans son entourage direct. Sa pratique s’approche le plus d’une entreprise (esthétique) de sabotage systématisé. Si Jeanne Berbinau Aubry s’est intéressée aux circuits électriques ou au processus de cristallisation, ce n’est pas ainsi pour comprendre les mécanismes de l’univers mais pour créer une lanterne magique-infernale ou un néon qui conspire à sa propre extinction. Sa libido sciendi est avant tout une libido delendi (en beauté). Et son ambition dans le domaine ne cesse de s’élargir puisque ses derniers projets impliquent le toit de l’Opéra Garnier et des plantes transformées en luminaires. A nous deux Paris donc ! Et à nous deux la Nature ! »

Patrice Blouin, 2016

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Ornela Vorpsi

Année/s de résidence : 2022

Peinture

Ornela Vorpsi est née à Tirana, en Albanie, en 1968. Elle vit et travaille actuellement à Paris. Elle écrit et peint depuis sa plus tendre enfance et est diplômée en peinture de l’Akademia e arteve të bukura de Tirana et de l’Accademia di Belle Arti di Brera de Milan. Elle a ensuite poursuivi ses études à l’Université Paris VIII, en philosophie.

Pendant des décennies, elle a trouvé refuge dans l’écriture. Bien que sa langue maternelle soit l’albanais, elle s’est tournée vers l’italien et le français, toujours à la recherche d’une langue dépouillée des aléas et des traumatismes de l’enfance. Ses livres ont été publiés en dix-neuf langues.

Site de l'artiste