Roseman Robinot est une artiste autodidacte, persuadée que chaque individu doit tout simplement trouver sa place, devenir ce qu’il est dans le concert du monde, contre toute forme d’exclusion et de censure. Elle a été enseignante à la Martinique, d’où elle est originaire, en Métropole et en Guyane où elle vit depuis 1978.
S’inscrivant dans le « Womanisme » – parce que la vie l’a faite femme – elle a exploré de nombreuses pistes, expérimenté plusieurs techniques mais surtout cherché un ancrage dans le paysage amazonien dans lequel elle vit et d’où elle reçoit les « Marques ». Sa pratique plastique relève ainsi des « traces-mémoire » imprimées sur les paysages vivants et les corps, réels ou incréés, empreints de l’odeur coloniale. « Comment contribuer à la construction d’un monde où les minorités ont du mal à émerger, à se faire entendre, où les manques sont multiples ? », demande-t-elle.
Les quatre œuvres proposées par l’artiste ont été réalisées entre 1985 et 2023 et ont été recontextualisées pour le projet. Elles explorent à travers différentes techniques picturales des thèmes qui traversent son travail artistique tels que l’affirmation identitaire, la géographie des corps, la nature, les relations humaines ou le sacré.