Commissariat : Zdenka Badovinac & Nataša Petrešin-Bachelez
Avec : Noor Abed, Aïda Adilbek, Lawrence Abu Hamdan, M’barka Amor, Babi Badalov, Sarah Brahim, Ida Hiršenfelder, Khaled Jarada, Belinda Kazeem-Kamiński, Anton Kats, Judit Kele, Tilhenn Klapper, Kama La Mackerel, Lucia Nimcová, Chloé Quenum, Lala Raščić, Natascha Sadr Haghighian, Paul Seesequasis, Mladen Stilinović, ŠKART & NONpractical Women, Irena Z. Tomažin, Irati Dojura Landa Yagarí, Anna Witt.
Dans nos sociétés marquées par la montée des populismes, l’expansion fulgurante de l’intelligence artificielle et la multiplication des conflits à l’échelle mondiale, la voix est loin d’être libre. Mots et sons, souvent détournés, deviennent des outils de manipulation et de domination. Les artistes présentés ici partagent une ambition commune : restituer la parole à celles et ceux à qui elle a été confisquée. Leur démarche vise un affranchissement à la fois intime et collectif.
Dans un monde où il devient urgent de trouver de nouvelles formes d’expression et de repenser notre rapport à l’autre, la Cité internationale des arts se pose en refuge. Depuis 1965, ce lieu de résidence dédié à la création contemporaine accueille des artistes de tous horizons et de toutes pratiques. Ici, chaque voix trouve l’espace et la sécurité nécessaires pour s’épanouir librement.
Les artistes réunis dans cette exposition ancrent leurs pratiques dans des contextes sociaux et géographiques uniques. Issus de générations et de continents différents, la moitié d’entre eux ont été accueillis en résidence à la Cité internationale des arts. À travers des installations sonores, des peintures, des projections et des performances, ils et elles nous invitent à explorer la voix dans toutes ses possibilités : respirer, crier, murmurer, chanter, poétiser. Chacun et chacune crée un langage surprenant, qui transcende les savoirs codifiés et les normes établies pour s’aventurer dans des traditions locales et des rituels vernaculaires. La voix s’y révèle comme un outil de transformation : elle répare, elle résiste, elle esquisse la possibilité d’autres mondes. Par elle, nous nous apaisons, soignons, (re)inventons, tout en entrant en résonance avec les autres et avec la nature qui nous entoure.
Avec le soutien de l’Ambassade de Slovénie en France, du Forum culturel autrichien et de France Médias Monde.