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11 résultats pour “jardin-refuge”

Artiste en résidence

Nathalie Harb

Année/s de résidence : 2020

Scenographie

Nathalie Harb est une artiste et designer multidisciplinaire. Diplômée d’un master en cinéma et pratiques audiovisuelles de l’ALBA de Beyrouth en 2000 et d’un autre master en design, performance et pratique de Central St Martins en 2004, elle continue à apprendre et à étudier parallèlement à sa pratique.

Elle collabore avec des praticiens des arts, du design et de l’architecture avec qui elle développe des projets qui vont des interventions urbaines aux films, au théâtre et aux installations. Elle crée des interventions publiques, des installations et des scénographies qui remettent en question les notions de foyer, d’abri et d’agence, en proposant une utilisation alternative de notre habitat quotidien.

Sa pratique artistique se concentre sur la notion d’espace, associant le public à l’intime, et dans ce spectre, les dualités entre refuge, soin, attention et foyer, contre menace, peur, danger et conflit. Dans l’espace public, elle cherche les manières de repenser nos imaginaires urbains en mettant en œuvre des expériences spatiales ou en cherchant des outils qui permettent de sensibiliser les citoyens au pouvoir qu’ils peuvent avoir sur leur ville et ses biens communs. Dans l’espace intime, Natalie Harb questionne la complexité de la construction d’un foyer, les sens possibles que l’on peut lui attribuer, l’exil prenant l’aspect d’un nomadisme volontaire, et le corps comme enveloppe ultime de ce qui définit notre espace intime, au travers d’un dispositif scénographique qui dévoile la dramaturgie d’une pièce de théâtre qui ne sera pas représenté.

Son travail a été installé et exposé dans le monde entier, financé par des institutions importantes telles que l’UNESCO, la Neighborhood Initiative de l’Université américaine de Beyrouth, la Biennale de Design à Londres, le British Council, l’Institut Goethe et la Greater London Authority. Elle s’est récemment concentrée sur deux projets : The Silent Room et Urban Hives, deux interventions urbaines qui répondent à un besoin d’espace communautaire dans un paysage urbain de plus en plus dépersonnalisé.

Site de l'artiste

Artiste en résidence

Constantin Jopeck

Année/s de résidence : 2024

Video

Constantin Jopeck est diplômé de la Coopérative de recherche de l’Ecole Supérieure d’Art Clermont Métropole en 2022. Depuis 2020, il mène un travail de film documentaire et expérimental sur le terrain de la Ferme de Lachaud dans la Creuse (France), un modèle d’agriculture éthique et un refuge environnemental pour les espèces en voie de disparition.  Ce travail comprend ses récents projets Le chemin du serpent et Les égards partagés, soutenu par le CNAP.

Artiste en résidence

Ashiko Ratovohery-Ratobison

Année/s de résidence : 2023

Peinture

Ashiko Ratovo est née en 1998 à Antananarivo (Madagascar). Artiste pluridisciplinaire autodidacte, elle est la lauréate de la 7ème édition du Prix Paritana.
 

Suite à l’obtention de son Bac en 2017, elle intègre une Licence de psychologie sociale à l’Université d’Aix-Marseille. En parallèle de ses études, Ashiko Ratovo pratique la peinture, l’aquarelle, puis l’acrylique. Curieuse de la multiplicité des supports et des médiums, elle intègre progressivement à sa pratique la sculpture et s’exerce à la broderie. En 2022, elle suit la formation AINGA à la Fondation H – un accompagnement visant à offrir aux artistes des bases théoriques et pratiques solides dans leur carrière artistique. Durant cette même période, Ashiko Ratovo crée sa propre marque d’aquarelle 100% naturelle : Lokorano (peinture à eau en Malgache). La même année, elle intègre la Licence d’Arts plastiques à Paris Panthéon Sorbonne. Son travail est présenté pour la première fois lors de son exposition personnelle : Vohitrin’ny Nofy [Reliefs des songes] à Art’Home Ankadilalana Antananarivo en octobre 2022.

Lors de sa résidence à la Cité internationale des arts, Ashiko développe son projet Tsy manan-kialofana [Sans-abris]. La même année, le prix création Africa lui est décernée par le ministère français de la culture pour son projet d’animation co-crée avec la réalisatrice malgache Dina Nomena Andriarimanjaka, vice-lauréate de la 7ème édition du Prix Paritana.
 

Ashiko Ratovo expérimente plusieurs médiums : l’alliance de l’aquarelle et de l’acrylique pour représenter des paysages abstraits et organiques, rappelant l’idée d’une fôret-refuge ou d’un foyer. Foyer dans lequel l’artiste projette avec ambiguïté autant l’envie de s’y terrer que l’envie de le fuir. De ses recherches, Ashiko Ratovo aboutit à la réalisation de l’oeuvre Halam’patana [Foyer], un ensemble de quatre peintures représentant des fils sur lesquels le linge sèche. L’image des vêtements étendus témoigne de l’occupation des maisons, marquant également l’établissement des personnes au sein de la société malgache.
 

Le textile occupe une place particulièrement importante à Madagascar, autant au niveau de la tradition du tissage que dans l’utilisation même des produits textiles. Le lamba, pièce tissé traditionnelle malgache, accompagne l’homme tout au long de sa vie, de sa naissance à sa mort. Il agit comme une seconde peau, comme une protection qui évoque à l’artiste à nouveau l’idée de refuge.
 

Au-delà de la représentation du textile dans ses peintures, Ashiko Ratovo intègre directement les fibres textiles dans une nouvelle recherche plastique : Hanafotra [Submerger]. Cette série est composée de plusieurs pièces dont la structure en fil de métal fait un écho aux fils de fer utilisés pour étendre le linge et est recouverte d’un argile friable et fragile soutenu par un amas de fils de laine et de coton.

ENTRETIEN

En tant que lauréate prix Paritana, vous bénéficiez du programme de résidences pensé par la Cité internationale des arts et la Fondation H. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur votre expérience ?

Le Prix Paritana est le plus grand prix d’art contemporain dédié aux artistes malgaches, suite à ma candidature j’ai été nommé Lauréate de la 7eme édition de ce prix. J’ai donc bénéficié du programme de résidence à la Cité Internationale des Arts. Me retrouver dans un espace de création pensé pour les artistes m’a permis de me redécouvrir dans mon art, le fait d’avoir été « couper du monde » en me mettant délibérément en situation d’isolement dans l’atelier m’a poussé dans mes derniers retranchements, ce qui m’a ouvert de nouvelles portes dans ma création. Cette résidence m’a donné l’opportunité de mener mon projet à son aboutissement et par la même occasion de me lancer dans le développement de mon art. Ma pratique est assez jeune, mais mon envie de créer est présente depuis toujours. 

Pourquoi choisir la peinture comme principal moyen d’expression artistique ?

Je suis une artiste « touche à tout » , je fais beaucoup dans l’art textile et les sculptures avec diverses matières, mais la peinture m’a paru comme une évidence lors de mes recherches. Je ne l’ai pas choisis, c’est elle qui est venue à moi. À la moitié de mon temps de résidence je n’arrivais plus à créer, mon seul échappatoire était de produire mon aquarelle que je broie à la main car ça me permettait en quelques sortes de rester « productive ». Par accident j’ai fait tomber mon mortier plein de couleur sur une toile et en séchant les pigments y en adhèreraient. Les effets que l’aquarelle combinée à l’acrylique, déjà sur la toile, m’ont tellement plu que j’ai décidé d’en faire une série pour mon exposition.

Quels projets avez-vous développés pendant cette résidence ? Pouvez-vous nous dire un peu plus sur vos projets futurs ?

Mon projet s’intitule « Tsy Manan-kialofana » ou sans abris en malgache. Pensé comme un tout, des différentes étapes de vie d’un être humain en décomposant l’aspect direct d’un « foyer ». Ma démarche artistique consiste à travailler sur les conditions humaines, et dans chacun de mes projets artistiques j’y mets une touche d’autobiographie car j’aime retranscrire dans mon travail une partie de moi-même, ça me permet de rester authentique et de discuter avec le spectateur sans avoir à prononcer un mot.

La suite de l’exposition qui a eut lieu à la Fondation H Paris se fera au mois de Mars 2024 à l’Institut Français de Madagascar. Cette seconde partie sera l’aboutissement final de mon projet, que je souhaite rendre évolutif .

En parallèle j’ai un projet d’animation qui s’intitule « La fabrique des filles » avec la réalisatrice Dina Nomena, que nous comptions développer et lancer en tant que campagne de projection itinérante dans toute l’île de Madagascar afin de sensibiliser le plus de personne sur le poids que la société a sur l’éducation des femmes.

© Maurine Tric / Adagp Paris 2023

Artiste en résidence

Yohann Queland De Saint-Pern

Année/s de résidence : 2018, 2009, 2010

Installation

ARTS VISUELS
INSTALLATIONS

Yohann Quëland de Saint Pern, né en 1980, est un artiste visuel et réalisateur, diplômé de l’ESAB de Rouen (DNSEP) et d’un Master Assistant de Réalisation.

« La démarche de Yohann Quëland de Saint Pern est profondément motivée par une attitude philosophique et politique de refus des principes d’autorité qui régissent l’organisation sociale. Au moyen de performances-vidéo et plus récemment de dessins, où priment le dérisoire et l’absurde, il propose une lecture décalée ainsi qu’une réévaluation de la réalité. Le déplacement, sous forme de flânerie ou d’arpentage, constitue pour Yohann Quëland un médium privilégié pour s’interroger sur l’inscription de l’individu dans son territoire. A l’aide de l’Homme au casque rouge, “personnage-homme-outil” qu’il a créé au début des années 2000, il réalise des performances filmées qui mêlent écoute attentive du monde et légèreté : saluer les promeneurs du Jardin des plantes de Rouen, coudre un espace blanc ou effectuer des gestes lents au milieu de l’agitation des flux urbains… Lenteur et inutilité font de son travail un geste de résistance à la fois poétique et politique, en cela qu’il est ‘”libéré d’une relation à une fin” »

– PdB, notice du catalogue en ligne de l’Artothèque du Département, 2010.

Son travail a été présenté notamment au Pulsar à Caracas, au Musée Alejandro Otero-Mao au Venezuela, au Xiamen International Contemporary Art Exhibition en Chine, à la Sakshy gallery, à Mumbai en Inde, au Centre Pompidou Metz, au FRAC Lorraine, ainsi qu’au Palais de Tokyo lors des Nuits Blanches à Paris en 2012.

Artiste en résidence

Benoit Pieron

Année/s de résidence : 2020

Peinture

Né en France, Benoît Piéron vit et travaille à Paris.

Benoît Piéron s’intéresse à la sensualité des plantes, les limites du corps et la temporalité des salles d’attente.

Sa pratique s’articule autour de patchworks, d’installations, de jardinage existentiel et de créations de papiers peints. Ayant toujours vécu la maladie comme un partenaire de vie, le milieu hospitalier est son écosystème. Il cherche à produire des expressions alternatives de la maladie, la considérant comme un potentiel. Loin de l’héroïsme romantique des métaphores habituelles de la maladie, Benoît Piéron se place dans une zone grise et joyeuse.

Sa pratique s’inspire del’expérience de l’attente et explore les frontières ambiguës entre la santé et lamaladie, la présence et l’absence, l’intérieur et l’extérieur, le corps et les structuresarchitecturales, temporelles et médicales qui le façonnent. Il a récemment exposéà la Biennale de Liverpool (Royaume-Uni, 2023), au Palais de Tokyo (France, 2023),à la Bourse de Commerce – Collection Pinault (France, 2023) et à la FondationPernod Ricard (France, 2022).

 

Durant sa résidence, Benoît Piéron développera un projet alliant art et santé. Dans le prolongement de sa recherche sur la sexualité à l’hôpital, initiée à l’Antre Peaux lors de l’exposition “Bandage”, et avec le soutien du Prix Carta Bianca, Benoît Piéron échangera avec des personnes im·patients pour les interroger sur leur expérience du plaisir à l’hôpital.

Nourrie de théories et de pratiques féministes à travers une pédagogie inversée, sa méthodologie de travail vise à créer des safe spaces pour l’accueil, l’échange et le partage de la parole des personnes invalidées.

PIÉRON Benoît portrait © Piéron 2020|_@_|PIÉRON Benoît portrait © Piéron 2020

Artiste en résidence

Marina Vandra

Année/s de résidence : 2024

Peinture

Marina Vandra est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2015 et du Royal College of Art de Londres en 2017. Sa pratique se compose de peintures, d’estampes et d’installations picturales. Celles-ci présentent des espaces abstraits, intimes et utopiques, mêlant formes architecturales et organiques. Les vocabulaires de l’habitat, de la fenêtre, de la cabane et du jardin sont convoqués, sans faire référence à une culture spécifique, tendant ainsi vers une certaine universalité du lieu domestique. 

Les peintures, de couleurs homogènes, sont réalisées à l’acrylique, en aplat mat et lisse. De grands formats, sur toile ou sur papier, entrent en relation les uns avec les autres pour proposer des ensembles dont le statut tendraient vers celui de la tapisserie ou du décor. C’est un espace de seuil qui est suggéré, là où le cadre et la fenêtre jouent un rôle important dans l’élaboration du regard, entre intérieur et extérieur, entre intime et social. Marina Vandra souhaite ainsi questionner la manière dont la perception, la compréhension et l’identification d’un environnement influent sur notre façon d’agir sur celui-ci et d’interagir entre individus. 

Marina Vandra FRAC Grand-Large Hauts-de-France|_@_|Marina Vandra FRAC Grand-Large Hauts-de-France

Artiste en résidence

Alexander Lee

Année/s de résidence : 2022, 2025

Performance

Alexander Lee est né à Stockton, en Californie, et a grandi à Mahina, sur l’île de Tahiti, en Polynésie française. Il vit et travaille entre Tahiti et New York. Il a obtenu son BFA de la School of Visual Arts (2000), son MFA de l’Université de Columbia (2002) et MPS du Programme de Télécommunications Interactives (ITP) à l’Université de New York (2004).

Sa trilogie, THE DEPARTURE OF THE FISH, dont le titre fait référence au mythe de création de l’île de Tahiti, a été exposée à Kinkead Contemporary, Los Angeles en 2006 et à Clementine Gallery, New York en 2007. Ses projets ultérieurs, RECITATIONS FROM THE GREAT FISH CHANGING SKIES (2008), et EXPANDING-EEL-DEVOURER (2009) témoignent de son intérêt pour la narration et le processus anthropique.

THE TUPAPAU WITHIN (TE TUPAPAU MANAVA) (2010-11), opéra contemporain sur les bêtes intérieures en jeu dans le processus créatif, a été conçu avec le Compositeur Keith Moore et installé dans la Galerie Newman Popiashvili avec la contribution de Gabriel Romero, Juliana Snaper et le PRISM Quartet. En 2011, dans DESSINER UHURU, l’artiste a parcouru les 5 895 mètres jusqu’au sommet du pic Uhuru (liberté), au Kilimandjaro, pour y déployer un dessin du drapeau tahitien qu’il a tracé lors de son ascension.

Il a été professeur invité au Centre des Métiers d’Arts de Polynésie Française entre 2012 et 2016, où il a dirigé MANAVA, une série de workshops et un projet d’exposition qui voulait revisiter la collection ethnographique du Musée de Tahiti à travers des œuvres contemporaines.

En 2014, il expose THE BOTANIST, un récit visuel de la légende de l’arbre à pain à travers les premières initiatives botaniques anglaises dans le Pacifique, au Collectors Contemporary de Singapour. Ses projets suivants, THE BOTANICAL FACTORY I & II ont été respectivement présentés par Art Production Fund au Cosmopolitan de Las Vegas et a fait partie de l’exposition Made by … Feito por Brasileiros à Cidade Matarazzo, São Paulo.

En 2016, il participe à ‘ŌRAMA, la première exposition de ‘ŌRAMA Studio, un collectif d’artistes basé à Tahiti dont il est membre fondateur, au Musée de Tahiti et des Iles.

En 2017, son oeuvre TE ATUA VAHINE MANA RA O PERE – L’Aube où les Fauves viennent se Désaltérer une installation où il tisse les récits de Pere avec les nombreux expérimentations nucléaires dans le Pacifique, ouvre à la 1ère Biennale de Honolulu; une peinture murale couvrant 4500m2 du MHKA – Musée d’Art Contemporain, Antwerp intitulée Te fanau’a ‘una’una na te Tumu: THE SENTINELS, dans l’exposition Un Institut Temporaire des Futures; et ME’TIA – An Island Standing, la première d’une nouvelle série d’oeuvres vidéo, dans Tidalectics à TBA21 / Thyssen-Bornemisza Art Contemporary, Vienne; qui a aussi été installée au Fresnoy, à Tourcoing et au Musée d’Art Moderne de Dubrovnik, en Croatie.

En 2018, Alexander Lee a dessiné le nouveau logo d’ Air Tahiti Nui; CANOPUS, un mémorial immatériel pour commémorer le 50e anniversaire de la plus puissante détonation de la France dans le Pacifique, sous forme de défilé de mode, est présenté dans les Jardins de l’Assemblée Territoriale de la Polynésie Française; et Alexander Lee: NO’ANO’A, une esquisse visuelle sur la peinture et l’exotisme autour du mythe de Tahiti et de Paul Gauguin, est exposé à Marisa Newman Projects, NY.

En 2019, Alexander Lee peint A cause du déluge, une fresque de 42 mètres de long dans le Grand Hall du CAC, Vilnius, Lithuania. En 2021, sa sculpture intitulée ‘ŌFA’I, Pierre Lune, est installée dans le Village de Lahaymeix, à Vent des Forêts (Meuse, France); et fait partie de l’exposition EXPOSURE: Native Art and Political Ecology au Museum of Contemporary Native Arts, Santa Fe, Nouveau Mexique.

Avec le soutien de Air Tahiti Nui.

Artiste en résidence

Myriam Omar Awadi

Année/s de résidence : 2024

Installation

Myriam Omar Awadi est une artiste franco-comorienne née en 1983 à Paris. Elle vit et travaille à La Réunion. Elle invite des voix pas toujours audibles, à la recherche des feux que leurs derniers souffles ravivent : des millions et myriades d’âmes d’espèces faites de bois, d’argile, de verre, de broderie, de paillettes chatoyantes et d’eau de mer, s’égouttent sur les micros et se réveillent de leurs extinctions préméditées par la sueur de nos écoutes déviantes. Elles racontent des histoires pour les jardins, elles bercent le suprématisme morbide, elles chantent la politique diluée dans les humeurs liquides de l’amour.

Le travail de Myriam Omar Awadi a été présenté dans de nombreuses institutions dont la Bamako Encounters African Biennale of Photography (Mali, 2019), Palais de Tokyo (France, 2021), MADOI with Le Louvre (France, 2021), le Zeitz Mocaa (Afrique du Sud, 2022) et à la Biennale de Kochi-Muziris (Inde, 2023).

 

Fabio Thierry Ryandriamiarintsoa|_@_|Fabio Thierry Ryandriamiarintsoa

Artiste en résidence

Beau Bree Rhee

Année/s de résidence : 2023

Arts visuels

Beau Bree Rhee (elle/iel) est un.e artiste visuel.le et chorégraphe. Son travail est centré sur les écologies corps-espace et nos dépendances radicales avec l’environnement et le cosmos.

Elle travaille principalement avec la danse, le dessin et la peinture, ainsi qu’avec des poèmes, des partitions et des installations. Rhee est trilingue et triculturelle (coréenne-américaine-française). Iel s’investi dans un travail collaboratif et multimodal reliant des disciplines telles que la cosmologie, l’écologie, le mythe et le son. Sa dernière œuvre, Shadow of the Sea, utilise le mythe comme un moyen lyrique de naviguer dans l’Anthropocène.

Rhee a présenté son travail dans des institutions telles que The Kitchen, Madison Square Park Conservancy, Ma’s House BIPOC Art Studio, KW Institute for Contemporary Art, Bard Graduate Center Gallery, Kaaitheater Bruxelles, Baryshnikov Arts Center, MoMA/PS1. Rhee est professeur à la Parsons School of Design et a été invitée à donner des conférences à l’université Columbia, à l’université Yale, au Whitney Museum, au Guild Hall East Hampton et à d’autres endroits.  En 2021, elle a reçu une bourse du Tishman Environment and Design Center pour un projet de land art à long terme. Basée à New York, elle est jardinière et nageuse amateur.

MFA, Haute école d’art et de design (HEAD) Genève (2012)

BA, histoire de l’art et danse avec mention Barnard College, Columbia University (2008)

Beau Bree Rhee|_@_|Beau Bree Rhee

Artiste en résidence

Jacob Mccarthy Wiener

Année/s de résidence : 2019

Cinema

ENTRETIEN

Quels sont vos projets en cours ?

“J’ai une pratique qui se joue dans la continuité, que je qualifierais de mouvante. J’ai pu profiter de ma résidence à la Cité internationale des arts pour finaliser des films, notamment un documentaire de création que j’ai commencé l’hiver dernier à Saint-Louis au Sénégal, mais j’ai surtout poursuivi ma pratique de cinéaste telle qu’elle est partout : filmer mon quotidien, celui des gens que j’aime et qui m’entourent, travailler mes archives et traiter ces matériaux indifféremment.”

Quels sont les bénéfices d’une résidence à la Cité internationale des arts, sur le site de Montmartre ?

“Mon travail trouve sa place dans l’échange, la collaboration et l’amitié. Être résident à la Cité internationale des arts, et en particulier à Montmartre, dont la configuration permet une vie communautaire avec le jardin comme terrain de rencontres, m’a permis de faire la connaissance d’autres artistes aux pratiques différentes et collaborer avec eux. C’est le cas avec Alice Guittard, avec qui j’ai travaillé sur le film qu’elle réalisait pour une exposition à Venise, ou encore avec Edgar Sarin.

La collaboration est au centre de mes projets, j’aime penser que je me suis fait ici une famille de travail, où l’entraide est constante.”

BIOGRAPHIE

Né à Los Angeles en 1986, Jacob McCarthy Wiener obtient son diplôme de cinéma à Hampshire College (Massachusetts) en 2008, avant detravailler comme projectionniste, archiviste, et assistant de production entre Paris, New York, et Tanger.
Avec sa famille, ses amis, et ses compagnons de route, il a filmé et amassé de nombreuses pellicules Super 8 et 16mm des deux côtés de l’Atlantique, constituant une véritable archive de ses voyages et relations affectives. Ses intérêts portent sur les qualités et propriétés physiques de la pellicule film, autant comme vecteur de communication personnelle et romantique, que dépositaire d’une mémoire visuelle à préserver au temps de l’oubli numérique.

Il obtiens son diplôme du Fresnoy – Studio National des arts contemporains en 2017.

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric