Skip to content

11 résultats pour “on-des”

Artiste en résidence

Anahita Hekmat

Année/s de résidence : 2015

Video

ENTRETIEN

Vous avez pu bénéficier de notre programme de résidences croisées avec la Villa Bloch de Poitiers, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
 

“Durant mon temps de résidence à la Cité internationale des arts, j’ai pu travailler en collaboration avec d’autres artistes et musiciens résidents pour développer de nouveaux axes de travail. Poursuivre cette étape avec la résidence à la Villa Bloch était la suite parfaite.

J’avais besoin d’un temps de réflexion et de concentration pour avancer sur mon travail de récolte de témoignages et d’écriture. Proche de la nature et entourée d’artistes intéressants et d’une équipe bienveillante, j’ai eu cette possibilité de calme et la présence nécessaire pour accueillir ces histoires pas toujours facile à entendre. À la Villa Bloch, la juxtaposition de cette sérénité environnante et l’histoire particulière du lieu, occupé pendant la guerre, résonne parfaitement avec mes préoccupations actuelles.”

Qu’est-ce que ça fait/apporte d’être à la Cité ?
 

“Depuis presque dix ans, je vis en mobilité permanente entre différentes villes à travers le monde. Paris reste pour moi un lieu de référence où je reviens toujours. Mes résidence à la Cité internationale des arts m’ont permis de créer une cohérence et une continuité dans mon parcours. J’ai pu concrétiser mes projets et les faire évoluer dans le temps. Ce temps de recherche, de partage et de questionnement – qui est très important dans la création artistique – est parfois négligé et dévalorisé, surtout dans le contexte des résidences où on attend des résultats immédiats.

La Cité internationale des arts est un vrai lieu d’effervescence et de rencontre. Une belle communauté d’artistes venants de tous horizons est tissée au fils des années autours de ce lieu. Durant mes résidences à la Cité internationale des arts, j’ai pu créer des dialogues en continu avec des pairs, me permettant d’enrichir mon travail et de démarrer plusieurs projets de collaborations. Je suis accompagnée par l’équipe compétente de la Cité qui s’intéresse à l’évolution de mon travail et le suivent avec intérêt en me proposant, à travers leurs réseau grandissant, de nouveaux contextes pour la création et la diffusion de mon travail.”

BIOGRAPHIE

Anahita Hekmat explore la relation entre le site et la mémoire. Elle expérimente des dispositifs de captation et de diffusion et essaie divers processus de collaboration. Elle s’interroge sur la place du spectateur et la contextualisation des images produites. Anahita Hekmat travaille avec les nouvelles technologies et en particulier l’image en mouvement et le son. Elle utilise les médias temporels pour interroger le contexte spatial et géographique et son impact sur la perception.

Ces projets actuels retracent l’imaginaire de la guerre et les souvenirs d’enfance, ainsi que le paysage mnémonique post-cataclysmique. Pour chaque projet, elle redécouvre des strates de vécu spécifiques à chaque lieu en relation avec les facteurs politiques, historiques et sociaux et comme un moyen de transmission de la pensée esthétique. 

Elle collabore fréquemment avec des compagnies des arts vivants, des anthropologues, des ingénieurs et le public participant, sur des projets in-situ durant des résidences d’artistes. Son travail a été montré notamment au MAMC de Strasbourg, au Centquatre à Paris, au Musée Casa Blanca à San Juan, au Forum des Artistes et Pejman Foundation à Téhéran, à l’ISCP à New York, SOMARTS et Minnesota street Projects à San Francisco, UCLA, UCSB et dans des festivals de films tels que Rotterdam, Vidéoformes, Oslo, Athene et Beijing Independent.

Site de l'artiste

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Marie-claire Messouma Manlanbien

Année/s de résidence : 2019

Arts visuels

ENTRETIEN

Une résidence dans le Marais, à la Cité internationale des arts, c’est comment ?

“C’est une belle expérience. Il est intéressant de vivre dans une communauté d’artistes et d’avoir en même temps sa propre autonomie.

On dispose d’un endroit vraiment approprié et agréable pour travailler, d’un espace pour expérimenter et faire des recherches. C’est un bel endroit pour se remettre en cause ou non et se recentrer.

Les journées sont partagées entre moments de calme et moments dynamiques. Lorsque l’on est en résidence, on est soutenu par une structure artistique et des personnes qui peuvent nous aider et nous accompagner dans différentes démarches liées à notre travail.

Cette résidence me permet de mettre en place des projets sur lesquels je travaille depuis un certain moment et que je développe ici. Je réalise ici des recherches et je découvre de nouvelles choses.”

Vos projets actuels et futurs ?

 

Celui qui peut défaire ce noeud connait le secret du dja

Dans le cadre de mon travail cette citation Akan fait énormément sens à mes yeux, dans mes créations mais aussi dans le processus même de mon travail.
 

Au sein de la Cité internationale des arts, j’approfondis mes recherches sur la créolisation et le syncrétisme. Actuellement, je réfléchis à partir d’œuvres de différents artistes, philosophes et chercheurs, j’interroge la vêture, en cherchant à donner à voir ce qui pourrait être de l’ordre du féminin en rapport ou non avec une contrainte. C’est exactement ce qui se passe dans la vie du quotidien. Mais dans mon travail je relie le féminin au masculin car je pense que dans l’existence les êtres sont reliés au cosmos, aux éléments, à la terre sur laquelle on marche, à l’air, l’oxygène que l’on respire, la faune et la flore qui nous entourent et qui contribuent à produire cet air que l’on respire plus ou moins sain selon l’endroit ou l’on se trouve… 

Depuis des années, je travaille avec des rouleaux de feuilles de métal que j’utilise en ruban, larges ou non et je les laisse s’étendre sur le sol de différentes manières et l’atelier de la Cité est un bel endroit pour continuer à expérimenter ce travail avec des matériaux différents. Sur certains rouleaux et à ma guise, je grave des poèmes, des textes sur ces supports métalliques qui peuvent être en cuivre, en laiton, en aluminium et je les dispose à ma façon ,pour créer une atmosphère particulière. Je suis assez secrète dans mes actes de création et ne les dévoile que lorsque c’est le bon moment.”

BIOGRAPHIE

Marie-Claire Messouma Manlanbien est une artististe multidisciplinaire, diplômée d’un DNSEP de l’Ecole Nationale Supérieure de l’ENSAPC de Paris-Cergy. Son travail artistique s’inspire des cultures du monde : dans son travail, elle cherche à créer des rencontres entre les éléments de diverses cultures qu’elle fait ensuite cohabiter ensemble, tout en les dépassant par un syncrétisme qui les réunit. Elle s’intéresse aux rapports complexes entre la vie quotidienne, la culture populaire universelle et les pratiques traditionnelles spécifiques. Elle s’inspire d’une part des éléments de ses cultures française, créole guadeloupéenne mais également des objets traditionnels issus de l’institution matriarcale de Côte d’Ivoire qui servent a peser la valeurs des choses.

Dans ses installations, Marie-Claire Messouma Manlanbien crée des narrations poétiques éphémères en perpétuel renouvellement, créant ainsi des pièces « témoins » d’histoires passées.  Elle poursuit ses recherches dans le domaine du féminin. À travers ses installations, elle met en place des récits poétiques avec une myriade d’influences culturelles aboutissant à une « identité plurielle ». 

Elle se définit comme une conteuse de poèmes, fabricatrice de formes nouvelles : non comme démiurge, mais selon des procédures de créolisation jouant « à partir de ‘zones'(…) différenciées, pour en tirer sa matière inédite ».

Marie-Claire Messouma Manlanbien a exposé son travail à Paris lors du 61e salon de Montrouge en 2016 sous le commissariat de Ami Barak et au Musée du Quai branly. Elle à également participé à des expositions à Londres, au Bénin, aux États Unis, à Berlin, en Irlande où elle a récemment exposé son travail lors de la 38e Biennale International EVA, sous le commissariat de Inti Guerrero.

Site de l'artiste

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Programme de résidence

États-Unis Toutes disciplines

Stanford University ★

Critères d'éligibilité :


  • Être un chercheur, écrivain ou universitaire membre de la Stanford University

  • Mener un projet de recherche dans les domaines des arts et de l’histoire de l’art, de l’écriture créative, de la musique, du théâtre et des performances, des littératures, des cultures et des langues (français)


Artiste en résidence

Fanette Lambey

Année/s de résidence : 2024

Installation

ENTRETIEN

Vous êtes actuellement en résidence à la Cité internationale des arts grâce au programme pensé avec l’ENSBA Lyon et en tant que lauréate du Prix de Paris. Que représente ceci dans votre parcours et que vous apporte cette résidence ?

“Accéder à cette résidence représente une valorisation pour mon travail et mes recherches, pour celleux qui les soutiennent, les nourrissent, et me permettent de les poursuivre.

Être à la Cité internationale des arts c’est aussi évoluer dans un nouvel environnement, un cadre privilégié pour rencontrer des artistes et des travailleur·euse·x de l’art, et les accueillir dans un espace propice à échanger sur nos projets. Cet atelier est une sorte de laboratoire que j’essaie de rendre le plus collectif possible — ce qui est un axe central de mon travail.”

Quelles opportunités artistiques et professionnelles ont surgi depuis votre venue en résidence ? 

“Depuis mon arrivée à la Cité internationale des arts, j’ai pu participer à l’exposition « Relâcher la paupière », à laquelle j’ai été invitée par la curatrice et directrice du centre, Alessandra Prandin, au CAP Saint-Fons, au côté de quatre autres artistes.

J’ai également collaboré avec l’artiste Chloé Liberman, sur une série de pièces, dont l’une a été présentée lors de l’exposition « Unlocked », aux ateliers Silly, à Marseille pendant le PAC OFF.

Il me semble que depuis mon arrivée, ce sont essentiellement les rencontres, qui bien qu’immatérielles, ont été centrales dans mon travail puisqu’elles me permettent de penser des projets, et de réfléchir toujours à des manières de faire de l’art.”

 Pouvez-vous nous dire un peu sur vos projets en cours et futurs ?

“Ce temps de résidence est en grande partie tourné autour de « Mice in Between », un projet collaboratif réalisé avec Clara Degay, Charlotte Carletto et Clara Lemercier, graphistes et artistes. Il s’agit d’une plateforme réunissant des artistes et auteur·rice·x autour de plusieurs protocoles d’écritures, de réécritures et de traductions. Ces protocoles interrogent surtout, mais pas seulement, la difficulté à (se) trouver une place et une légitimité dans la langue. Ils se présentent comme des outils pour élaborer un nouveau langage par l’incarnation et/ou le piratage des discours hégémoniques.

Cette plateforme est particulièrement importante car sa création répond à un besoin personnel lié à nos pratiques respectives, et donne suite à nos recherches en invitant d’autres personnes à investir et expérimenter autour de ces questionnements.

Pour moi, c’est encore une fois une sorte d’espace-laboratoire. En parallèle, je prépare une exposition collective, qui représente une étape dans ma réflexion et ma production autour de ces mêmes questions de langage et d’appropriation, cette fois ci en particulier dans le domaine du « Marketingmilitant ». J’ai choisi de réunir plusieurs artistes-ami·e·x qui abordent sous différentes formes ces questions au sein de leurs pratiques, et avec elleux de proposer des formes de collaborations théoriques et formelles. C’est une exposition que j’ai à coeur de pouvoir réaliser dans le cadre de cette résidence.”

BIOGRAPHIE

Fanette Lambey est née en 1997 à Dole (Jura). Diplômée de l’ENSBA Lyon en 2023, elle vit et travaille à Paris. Elle est lauréate du prix Dufraine (2023), et du Prix de Paris (2023). 

Son travail se construit à travers des gestes de traduction, de citation et de plagiat. Guidée par cette notion d’intertextualité, elle collectionne des images et des textes qu’elle tente de révéler ou de neutraliser par leur cohabitation. Les installations qu’elle construit tissent des filiations, préexistantes ou supposées, oscillant entre ambiguïtés et ruptures signifiantes. À l’intérieur de ces dernières, elle cherche à subvertir l’autorité de ce qu’elle considère comme une langue hégémonique, de celleux qui la parlent et la transmettent, en utilisant des outils du langage commun, comme le malentendu et le sous-entendu.

Fanette Lambey est actuellement en résidence par le biais du programme “ENSBA Lyon x Cité internationale des arts”.

Maurine Tric |_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Sarah Caillard

Année/s de résidence : 2022

Sculpture

Née en 1988 à Paris, Sarah Caillard est diplômée en arts visuels à l’École Nationale Supérieure de La Cambre en 2014. À travers sa pratique artistique composée de sculptures, de vidéos, de photographies et de dessins avec lesquels elle crée des installations, l’artiste construit une mythologie qui exprime l’altérité présente en chacun d’entre nous. Au sein de cette mythologie, les différentes représentations figuratives ne sont pas divisibles les unes des autres, elles se complètent pour évoquer la complexité et la pluralité de l’être.

Son travail interroge les mécanismes sous-jacents à l’œuvre dans notre construction en tant qu’individus au sein d’une société. Elle utilise ces mêmes procédés pour créer des récits de fiction. Plus spécifiquement, elle s’intéresse au regard, à ce qu’il peut générer comme rapport de projection et de domination et aux rôles qu’occupe l’imaginaire dans notre perception des autres et de nous-mêmes. Sa recherche s’oriente vers les mythes, les légendes, les faits historiques, mais aussi les divertissements et autres phénomènes culturels, en particulier de la civilisation occidentale. Inspirée de la philosophie et de la psychanalyse – revisitée d’un intérêt pour le merveilleux -, elle enquête sur leurs sources, leurs origines, leurs influences et leurs ré-interprétations pour ensuite trouver des similitudes avec des symboles, des archétypes et des formes de représentation qui appartiennent à l’imaginaire collectif. Ceci lui permet de révéler les motifs narratifs et/ou visuels à l’œuvre à travers l’Histoire, des motifs qui dévoilent des codes sensibles qui nous sont transmis à notre insu et qui participent à notre construction en tant qu’être humain, c’est-à-dire de l’être social.

Elle envisage ces liens et motifs comme des figures fantomatiques qui nous traversent sans jamais nous appartenir. Ces figures représentent la présence de l’altérité, comme autant de facettes qui définissent l’individu, comme une entité multiple. Elle les incarne en sculptures en y créant des personnages avec différents matériaux et techniques pour figurer leur rapport allégorique. Dans ces vidéos, des maquettes et installations sont utilisées comme décors et les sculptures deviennent des accessoires.

“Je suis esthétiquement attirée par les vidéos amateur provenant de YouTube, d’Instagram… moments d’expressions individuelles qui peuvent être rassemblés pour former une entité créative collective. C’est l’esthétique de ces formes d’expression quotidiennes que j’essaie d’intégrer dans mon travail. Je les combine avec des effets spéciaux Low Fi et des décors bricolés (tels que l’écran vert, la technique d’incrustation, la créations de maquettes, de costumes, etc). Je cherche à conserver la fragilité de ces gestes autant que leur potentiel magique. Je m’inspire également de l’univers des cartoons et du cinéma.” – Sarah Caillard 

Ces différents procédés sont réunis dans des installations qui désignent un point de vue pour positionner le spectateur comme témoin, voyeur ou voyant. Elle crée ainsi différentes temporalités et matérialités au sein de l’œuvre qui s’expérimente de manière physique – lors de l’exposition des sculptures ou installations – mais aussi de manière virtuelle par l’accès à des liens vidéos. Un même “objet” a ainsi plusieurs niveaux de lecture, son image est traitée avec un triple regard : réel, symbolique et fantasmagorique ; comme autant de positions et de perceptions qui inscrivent un être dans une relation fictive où il devient le sujet infini d’interprétations et de projections.

Artiste en résidence

Youmna Saba

Année/s de résidence : 2018

Chant

ENTRETIEN

Pouvez-vous nous revenir, en quelques mots, sur votre parcours avant d’être en résidence à la Cité internationale des arts ?

“Je suis musicienne et compositrice libanaise. J’ai commencé ma carrière dans la musique il y a presque 15 ans maintenant ! Depuis je travaille sur des projets divers en solo et en collaboration.

Faisant partie de la scène musicale alternative beyrouthine, j’ai développé mon langage musical m’inspirant de la ville et de ces musicien.ne.s et artistes qui ne cessent de pousser les limites de l’expression artistique et de la remettre en question. J’ai aussi beaucoup appris des musicien.ne.s que j’ai rencontrés durant mes voyages et résidences un peu partout dans le monde (Corée du Sud, États Unis, Maroc, Espagne, France…).

En parallèle, j’ai fait un master en musicologie. Je suis arrivée à la Cité internationale des arts avec un projet de recherche qui servira de base pour mes nouvelles compositions. J’essaie à travers ce projet de dresser des parallèles entre le système musical arabe et la musique électronique et de comprendre le rôle de la technologie dans la composition actuelle.”

Vous avez été sélectionnée par les commissions de la Cité internationale des arts, quelle est l’importance d’une résidence artistique à Paris pour votre carrière/parcours ? 

“J’ai postulé à une résidence à la Cité internationale des arts suite à un besoin de me retrouver dans un cadre où je pourrais me concentrer intégralement sur la recherche et la composition. Il est très important de pouvoir travailler seule mais aussi d’avoir la possibilité d’échanger avec des artistes de disciplines et d’expériences différentes. Cet équilibre entre introspection et échanges est essentiel au développement de ma pratique et de ma façon de penser les choses.

Également, être au centre de Paris et explorer la ville et toutes ses dimensions et richesses – surtout en tout ce qui concerne recherches en musiques électroniques/électro-acoustiques et technologie, les rencontres avec musicien.ne.s de pratiques différentes, et les manifestations artistiques – ont été une source primordiale dans l’évolution de mon projet actuel.

Je suis venue ici grâce au support de l’association Mophradat et en collaboration avec Césaré CNCM, Reims.”

Quels changements et évolutions sont à noter dans votre travail grâce à la résidence à la Cité internationale des arts ?

“Il est encore tôt pour noter tous les changements et évolutions dans mon travail, mais une phase importante de mon projet a été la conception et le développement d’un dispositif pour mon instrument, le oud, qui lui donne une nouvelle dimension électronique. J’ai imaginé ce nouvel outil de travail, que j’ai développé à Césaré avec Nicolas Canot, grâce à ma recherche toujours en cours sur l’esthétique de la musique arabe et les nouvelles possibilités technologiques et électroniques. Il va sans dire que ma façon de penser la composition et l’interprétation a évolué vers un nouvel univers que j’explore en ce moment.

Aussi, j’ai eu la chance de faire des nouvelles rencontres très enrichissantes avec des musicien.ne.s basé.e.s sur Paris, et en France (être au bon endroit au bon moment), avec parfois la naissance de nouvelles créations collaboratives, comme Terra Incognita 1, avec Kamilya Jubran et Floy Krouchi. Ces rencontres ont été essentielles dans l’évolution de mon langage musical et dans ma façon de penser la composition à plusieurs, l’expression et l’interprétation. Elles m’ont surtout marquées au niveau humain.”

Jalila, a song for a poetess – live at Metro.
Filmé par : Lujain Jo / Son par : Fadi Tabbal / Ecriture et interprétation : Youmna Saba

BIOGRAPHIE

Musicienne et auteur-compositeur, Youmna Saba a démarré sa carrière musicale en 2006, et a sorti quatre albums jusqu’à ce jour (Min Aafesh el Beit en 2008, Hal Bint Aabalha Tghanni en 2011, Njoum en 2014 et Arb’een(40) en 2017)

Ses travaux traitent des relations entre l’écriture des chansons et la narrativité, employant des éléments de la musique arabe, mêlés à des traitements électroniques. Elle prépare en ce moment un nouveau projet Taïma’ (soutenu par l’association Mophradat), une recherche entamée début 2019, qui traite des relations entre la musique électronique et l’art de la qasida (interprétation vocale musicale improvisée d’un texte en arabe classique).

Youmna Saba a collaboré avec plusieurs musiciens, notamment Mike Cooper, Jean-Marc Montera, Kyungso Park et Nadine Shah, et a participé à plusieurs résidences d’artistes telles que Hwaeom Spiritual Music Residency (Coré du Sud, 2017), Sound Development City (Espagne, Maroc, 2016), Gyeonggi Creation Center (Coré du Sud, 2013) et OneBeat (Etats Unis, 2012). Elle fait également partie de deux projets de créations Sodassi (Paris, 2018 et 2019) et Menura (Liban/Suisse, 2018 et 2019).

Youmna Saba est titulaire d’un DEA en musicologie (2014), de l’université Antonine, à Baabda, Liban. Son mémoire expose le parallélisme entre l’art visuel et la musique dans le cadre des arts traditionnels arabes.

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric