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11 résultats pour “jardin-refuge”

Artiste en résidence

Myriam Omar Awadi

Année/s de résidence : 2024

Installation

Myriam Omar Awadi est une artiste franco-comorienne née en 1983 à Paris. Elle vit et travaille à La Réunion. Elle invite des voix pas toujours audibles, à la recherche des feux que leurs derniers souffles ravivent : des millions et myriades d’âmes d’espèces faites de bois, d’argile, de verre, de broderie, de paillettes chatoyantes et d’eau de mer, s’égouttent sur les micros et se réveillent de leurs extinctions préméditées par la sueur de nos écoutes déviantes. Elles racontent des histoires pour les jardins, elles bercent le suprématisme morbide, elles chantent la politique diluée dans les humeurs liquides de l’amour.

Le travail de Myriam Omar Awadi a été présenté dans de nombreuses institutions dont la Bamako Encounters African Biennale of Photography (Mali, 2019), Palais de Tokyo (France, 2021), MADOI with Le Louvre (France, 2021), le Zeitz Mocaa (Afrique du Sud, 2022) et à la Biennale de Kochi-Muziris (Inde, 2023).

 

Fabio Thierry Ryandriamiarintsoa|_@_|Fabio Thierry Ryandriamiarintsoa

Artiste en résidence

Beau Bree Rhee

Année/s de résidence : 2023

Arts visuels

Beau Bree Rhee (elle/iel) est un.e artiste visuel.le et chorégraphe. Son travail est centré sur les écologies corps-espace et nos dépendances radicales avec l’environnement et le cosmos.

Elle travaille principalement avec la danse, le dessin et la peinture, ainsi qu’avec des poèmes, des partitions et des installations. Rhee est trilingue et triculturelle (coréenne-américaine-française). Iel s’investi dans un travail collaboratif et multimodal reliant des disciplines telles que la cosmologie, l’écologie, le mythe et le son. Sa dernière œuvre, Shadow of the Sea, utilise le mythe comme un moyen lyrique de naviguer dans l’Anthropocène.

Rhee a présenté son travail dans des institutions telles que The Kitchen, Madison Square Park Conservancy, Ma’s House BIPOC Art Studio, KW Institute for Contemporary Art, Bard Graduate Center Gallery, Kaaitheater Bruxelles, Baryshnikov Arts Center, MoMA/PS1. Rhee est professeur à la Parsons School of Design et a été invitée à donner des conférences à l’université Columbia, à l’université Yale, au Whitney Museum, au Guild Hall East Hampton et à d’autres endroits.  En 2021, elle a reçu une bourse du Tishman Environment and Design Center pour un projet de land art à long terme. Basée à New York, elle est jardinière et nageuse amateur.

MFA, Haute école d’art et de design (HEAD) Genève (2012)

BA, histoire de l’art et danse avec mention Barnard College, Columbia University (2008)

Beau Bree Rhee|_@_|Beau Bree Rhee

Artiste en résidence

Jacob Mccarthy Wiener

Année/s de résidence : 2019

Cinema

ENTRETIEN

Quels sont vos projets en cours ?

“J’ai une pratique qui se joue dans la continuité, que je qualifierais de mouvante. J’ai pu profiter de ma résidence à la Cité internationale des arts pour finaliser des films, notamment un documentaire de création que j’ai commencé l’hiver dernier à Saint-Louis au Sénégal, mais j’ai surtout poursuivi ma pratique de cinéaste telle qu’elle est partout : filmer mon quotidien, celui des gens que j’aime et qui m’entourent, travailler mes archives et traiter ces matériaux indifféremment.”

Quels sont les bénéfices d’une résidence à la Cité internationale des arts, sur le site de Montmartre ?

“Mon travail trouve sa place dans l’échange, la collaboration et l’amitié. Être résident à la Cité internationale des arts, et en particulier à Montmartre, dont la configuration permet une vie communautaire avec le jardin comme terrain de rencontres, m’a permis de faire la connaissance d’autres artistes aux pratiques différentes et collaborer avec eux. C’est le cas avec Alice Guittard, avec qui j’ai travaillé sur le film qu’elle réalisait pour une exposition à Venise, ou encore avec Edgar Sarin.

La collaboration est au centre de mes projets, j’aime penser que je me suis fait ici une famille de travail, où l’entraide est constante.”

BIOGRAPHIE

Né à Los Angeles en 1986, Jacob McCarthy Wiener obtient son diplôme de cinéma à Hampshire College (Massachusetts) en 2008, avant detravailler comme projectionniste, archiviste, et assistant de production entre Paris, New York, et Tanger.
Avec sa famille, ses amis, et ses compagnons de route, il a filmé et amassé de nombreuses pellicules Super 8 et 16mm des deux côtés de l’Atlantique, constituant une véritable archive de ses voyages et relations affectives. Ses intérêts portent sur les qualités et propriétés physiques de la pellicule film, autant comme vecteur de communication personnelle et romantique, que dépositaire d’une mémoire visuelle à préserver au temps de l’oubli numérique.

Il obtiens son diplôme du Fresnoy – Studio National des arts contemporains en 2017.

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Stephan Weitzel

Année/s de résidence : 2022

Ecrivain

Stephan Weitzel est un auteur d’expression allemande et française. Il étudie le théâtre à l’Université Paris III puis part à Londres et Norwich, pour suivre un cursus dans des écoles d’art.

Après un premier parcours professionnel dans les arts visuels pendant vingt-cinq ans, il se dédie désormais à l’écriture. Dans ses écrits, il tente d’étudier la solitude de l’homme contemporain et de révéler les traces que laissent les processus historiques dans les individus et les sociétés.

Installé en Allemagne, il publie en 2021 un long récit qui traite de sa ville d’attache, Leipzig, ainsi qu’un essai sur les jardins ouvriers dans Les Cahiers de l’École de Blois. La même année, il écrit une nouvelle où il s’intéresse à un chapitre incongru de l’Histoire franco-allemande : l’exil forcé du gouvernement de Vichy au château de Sigmaringen, en 1944/45.

Il travaille actuellement sur son second roman en allemand. Sa résidence à la Cité internationale des arts est pour lui l’occasion de se consacrer à l’écriture de son nouveau livre en français, un portrait en creux de la société citadine du Grand Paris.

Site de l'artiste

Artiste en résidence

Camille Fischer

Année/s de résidence : 2023

Dessin

Artiste pluridisciplinaire, Camille Fischer développe une esthétique baroque qui s’inscrit par certains aspects dans un héritage symboliste. Elle fait notamment référence à William Morris, Maeterlinck ou encore Huysmans. Comparable par la sophistication, son travail s’en distingue toutefois, refusant la fascination morbide mais retenant l’inquiétude historique des artistes d’alors, devant les bouleversements annoncés par la révolution industrielle, qui fait écho pour sa génération aux enjeux comparables de la mondialisation contemporaine.

« Camille Fischer c’est un peu une vie à contre-jour, faite de noir étalé et d’images éclatantes. Son travail n’est pas à réfléchir, il est à voir, comme une petite fête éternelle et sauvage, comme un jardin où il n’y aurait jamais plus de soleil. Une danse, de la chair s’agite et se montre au regard des fleurs. Dans un décor exagéré, dans une flore qui n’existe pas, on se sent proche, bientôt mêlés aux bras, aux jambes, aux reflets, aux coloris remués, à l’épaisseur du noir. Au fond de la nuit brille un morceau nu de femme, une fleur, un sexe irisé… »

— Claire Boullé extrait du catalogue Peindre dit-elle, Musée des Beaux-Arts de Dole.

Artiste en résidence

Milan Otal

Année/s de résidence : 2018

Ecrivain

ENTRETIEN

Quels changements et évolutions sont à noter dans votre travail grâce à la résidence à la Cité internationale des arts, à Montmartre ?

“A vrai dire, ma résidence à la Cité internationale des arts coïncide avec la venue de mon enfant et une vie commune à trois. Cette venue a, par la force des choses, instauré un rapport différent au quotidien. Sûrement le plus gros changement. Au niveau de la création, j’ai pu nouer des liens avec plusieurs partenaires en Île-de-France dans la conduite de mon projet d’écriture, aussi bien dans les domaines artistique, scientifique que de diffusion.

Une des ouvertures les plus marquantes est celle à l’imaginaire spatial, entamée avec des astrophysiciens du campus de Paris-Saclay. J’ai découvert – et ce n’est que le début – un univers vertigineux, étroitement lié à mes aspirations artistiques. Je suis actuellement en train de transposer dans ma pratique la notion de vertige dans la recherche de la vie dans l’Espace au travers de deux missions spatiales (Corot et Plato). Cette recherche m’amène à collaborer avec des artistes plasticiens et un compositeur en électroacoustique dans la conception d’une série d’installations et d’une scénographie de spectacle.”

Une anecdote sur votre résidence à la Cité internationale des arts, sur le site de Montmartre ?

“Plutôt que des anecdotes, c’est un rythme très spécial, ici à Montmartre. Les passages quotidiens devant la loge de Nasser (gardien sur le site de Montmartre) parfois ponctués de cafés, l’arrivée d’artistes venus du bout du monde avec qui on échange puis que l’on ne verra peut-être plus, le couple installé là depuis la réurbanisation du quartier de Montparnasse dans les années 60’, notre fils Biriam qui passe de bras en bras tout sourire, la visite quotidienne d’une ancienne résidente qui vient se ressourcer entre les arbres du jardin, des temps de disponibilités et d’autres de repli, des bruits de machines parfois ou des coups martelés sur la pierre qui font dire que quelqu’un est en train de créer quelque chose quelque part…“

BIOGRAPHIE

Musicien et écrivain, Milan Otal collabore régulièrement avec des ensembles pour retravailler la dimension rituelle du concert par l’écriture de textes et de livrets. 

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Vladimir Stantchovski

Année/s de résidence : 1988

Peinture

Artiste en résidence

Luis Carlos Tovar Rojas

Année/s de résidence : 2018

Photographie

ARTS VISUELS

ARTS PLASTIQUES

Luis Carlos Tovar est un artiste plasticien de Bogota, Colombie. Il considère l’art comme un vecteur de réflexion, un catalyseur de résilience et un agent de transformation intérieure et extérieure. Il explore les géographies mouvantes (i.e. les déplacements), les mécanismes de construction de l’altérité et le rôle de la mémoire dans le présent.

Il a travaillé auprès de populations vulnérables dans son pays et avec des réfugiés en Europe. Engagé en faveur de la justice sociale, il a développé des espaces de pédagogie décentralisés, où les participants habitent leurs voyages individuels et collectifs. Son travail intègre différents mediums, tels que la photographie, la peinture, les techniques mixtes et l’installation vidéo.

Il a exposé à Buenos Aires, Bogota, Rome, Paris, Madrid et Pingyao. Il a récemment remporté le prix des découvertes 2017 de Photoespaña et l’une des résidences photographiques du quai Branly (Paris) avec son dernier projet Cartographies of Escape.

© Dana Balajovsky

Artiste en résidence

Himat Mohammed-Ali

Année/s de résidence : 1992, 1995, 1996

Peinture

Artiste en résidence

Serge Umniakov

Année/s de résidence : 1981

Sculpture