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11 résultats pour “les-voix-se-levent”

Artiste en résidence

Jeremie Priam

Année/s de résidence : 2021

Video

Diplômé du Campus Caribéen des Arts avec les félicitations du jury en 2013, Jérémie Priam est designer graphiste. Il est né en 1989 et vit en Martinique.

Son travail est axé sur de nombreuses problématiques idéologiques et sociales. Il met le doigt sur des sujets tabous qui peuvent à la fois toucher son insularité et le monde extérieur – de la vanité à la consommation en passant par les croyances populaires – tout est mis en cause. Il explore, avec ses œuvres, les troubles identitaires antillais, le déracinement et les séquelles du passé esclavagiste. Parallèlement, il dénonce aussi les dérives de notre société contemporaine en utilisant métaphore et allégorie.

Il intègre dans ses pratiques (dessin, estampe, vidéo, performance, installation, sculpture etc…) différents médiums. Il vise une approche “décoloniale” de l’art contemporain en Martinique en défiant l’exotisme à laquelle il refuse de se soumettre.

Site de l'artiste

Artiste en résidence

Hamedine Kane

Année/s de résidence : 2021

Film

Hamedine Kane, artiste et réalisateur sénégalais et mauritanien, vit et travaille entre Bruxelles et Dakar. À travers sa pratique, Hamedine Kane fréquente les frontières, non pas comme des signes et des facteurs d’impossibilité, mais comme des lieux de passage et de transformation, comme un élément central dans la conception de l’identité itinérante. Il utilise des mots et des images pour mettre en évidence les notions d’exil, d’errance et de mouvement, mais aussi pour remplacer le temps politique par le temps de la vie. Il a développé un intérêt marqué pour la mémoire et le patrimoine qui se reflète dans “The School of Mutants” avec Stéphane Verlet-Bottero, un projet de recherche qui se mêle au passé et au futur, transgressant et irriguant les limites de l’espace et du temps.

Les dernières œuvres de Hamedine Kane ont été exposées lors de la dernière Biennale Dak’art sous la direction de Simon Njiami, à la Documenta 14 : “Every Time A Ear Di Sound”, organisée par Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Elena Agudio et Marcus Gammel.

En 2018, son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle à Mumbai à la Clark House Initiative, commandée par Sumesh Sharma avec qui il a poursuivi une collaboration au Showroom de Londres. En 2018, Hamedine Kane a également exposé à la FIAC et à The Colonie à Paris. Il a participé à la Biennale de Taipei 2020 ; il fera partie de la Biennale de Casablanca 2021. Son film The Blue House a reçu une mention spéciale du jury à l’IDFA à Amsterdam en 2020.

Hamedine Kane mènera le projet Trois Américains à Paris lors de sa résidence à la Cité internationale des arts.

Ce projet prend comme point de départ une partie de la vie et de l’œuvre de trois grands écrivains noirs américains qui se sont exilés à Paris au milieu des années quarante, Richard Wright, Chester Himes et James Baldwin, et met en perspective, la notion d’héritage littéraire comme source d’inspiration contemporaine.

© Salesman of revolt

Artiste en résidence

Alice Brygo

Année/s de résidence : 2024

Film

Alice Brygo développe une pratique artistique autour de films et d’installations immersives, à la frontière entre réalisme brut et fiction surréaliste. Son travail met en scène des personnages en marge ou en transition, et explore les imaginaires de la fin du monde ainsi que les relations intimes et politiques que les individus entretiennent avec les environnements urbains qu’ils habitent. À travers la rencontre ou la confrontation de personnages issus de contextes variés, ses œuvres interrogent la manière dont se construisent croyances et imaginaires.
 

Ses films ont été présentés dans une centaine de festivals, notamment à la Berlinale, Visions du Réel et Hot Docs. Son travail a également été exposé dans des institutions comme le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, la Casa Conti Ange Leccia et le MAC VAL. Lauréate du prix Occitanie Médicis en 2023, elle participe en 2024 au programme Nouveau Printemps et inaugure ses premières expositions personnelles au CRAC Occitanie et au Point Commun à Annecy.

Artiste en résidence

Evita Vasiljeva

Année/s de résidence : 2024

Sculpture

Evita Vasiljeva (née en 1985, Riga, Lettonie) travaille la sculpture, l’installation et le son. Puisant dans son enfance en Lettonie post-soviétique, elle intègre des images d’architectures génériques et de paysages suburbains bruts dans ses œuvres. Utilisant des matériaux comme le béton et les armatures, Vasiljeva les manipule et les réutilise pour créer une esthétique qui lui est propre. Dans sa pratique, le travail manuel et l’effort intellectuel s’opèrent simultanément, fusionnant en un seul processus. Ses œuvres témoignent d’une réflexion sur leur exposition éventuelle, résultant en ce qui pourrait être perçu comme des pensées solidifiées et temporaires. Ses sculptures semblent se détériorer depuis un état antérieur plus abouti ou apparaissent comme des œuvres en cours suggérant un développement futur. Vasiljeva explore les dynamiques relationnelles entre l’espace, l’architecture, la mémoire et le corps du spectateur, en entretenant une interaction sensible avec l’environnement tout en révélant à la fois le doute et un potentiel de croissance.

Evita Vasiļjeva

Programme de résidence

Brésil Toutes disciplines

Groupe Icatu ★

Critères d'éligibilité :


  • Avoir une pratique artistique liée à la discipline mise à l’honneur par le comité curatorial d’Icatu (renouvelée tous les 3 ans)


Artiste en résidence

Thomas Garnier

Année/s de résidence : 2019

Installation

Thomas Garnier est un artiste contemporain venant du monde de l’architecture. Diplômé d’État en 2016, il suit la formation complémentaire du Fresnoy – Studio National des arts Contemporains dont il obtient le diplôme avec les félicitations pour son travail sur l’installation « Cénotaphes ». Cette dernière remporte également le prix mention spéciale révélation art numérique de l’ADAGP.

Renouveau d’une forme de romantisme postdigital, ses installations et photographies interrogent l’essence du local, de l’histoire, de la mémoire dans l’établissement progressif d’un monde globalisé et désensibilisé. On y trouve des automates froids qui construisent et déconstruisent en infini des paysages dévastés de béton, des tours Eiffel contrefaites perdues dans les brumes de banlieue Chinoises, des restes de voitures calcinées évoluant en formes hybrides végétales…

Ce kaléidoscope de formes et d’images, constitue un amas de recherche pour cerner les intangibles « espaces autres » ou l’on ne sait pas bien si la réalité s’effondre ou se construit: les hétérotopies.

Artiste en résidence

D Harding

Année/s de résidence : 2023

Multimedia

Né·e en Australie, D Harding vit et travaille à Brisbane/Meanjin, Australie.

À travers une grande variété de médiums, l’artiste explore les langages visuels et sociaux propres à ses communautés. Sa pratique s’inscrit en cela dans un continuum culturel.

Descendant·e des peuples Bidjara, Ghungalu et Garingbal, D Harding exploite les sensibilités spirituelles et philosophiques ancestrales et les fait vivre grâce à l’art contemporain. Son travail a récemment été présenté à la Lisson Gallery (Royaume-Uni, 2023), à la Bergen Kunsthall (Norvège, 2022), au Palais de Tokyo (France, 2022), à la Tate Modern (Royaume-Uni, 2021) et au Monash University Museum of Art (Australie, 2021).

À travers sa pratique artistique et ses travaux de recherche, D Harding cherche à mettre en avant et à soutenir les pratiques culturelles des Aborigènes du Queensland Central, en Australie. Au cours de sa résidence, D Harding souhaite nouer des collaborations de travail et de recherche, approfondir sa connaissance des études portant sur Yves Klein, l’art rupestre, et leur héritage culturel.

D Harding considère que le partage d’expériences et d’expressions culturelles similaires s’avèrent bénéfiques à l’art local et international, et peut être enrichi à travers des recherches pluridisciplinaires et des points de vue variés.  

 

© Joesph Ruckli and Milani Gallery Brisbane|_@_|

Artiste en résidence

Vincent Ceraudo

Année/s de résidence : 2020

Installation

Artiste franco-italien, Vincent Ceraudo (1986) a étudié les Beaux-Arts à la Villa Arson, à Nice, en France, où il a obtenu son MFA. Il a été boursier de l’école de peinture et de sculpture Skoweghan, dans le Maine, aux États-Unis, et ancien élève des Ateliers, à Amsterdam.

Il travaille dans la vidéo et le cinéma, le dessin, la photographie et l’installation et a reçu plusieurs bourses et prix, dont récemment le “Establish artists stipendium” du fonds Mondriaan à Amsterdam et le CNAP à Paris. Ses œuvres vidéo font partie de collections telles que le Frac Provence Alpes-Côte d’Azur à Marseille et la collection In Between Art Film à Rome, en Italie.

Ses œuvres se concentrent sur l’expérience et les limites du corps, ainsi que sur les mécanismes de nos appareils sensoriels. Au cœur même de sa pratique, se trouve la fascination et le désir de l’humain d’échapper temporairement à l’influence du corps et du réel.

L’investigation de Vincent Ceraudo opère à la confluence des idées de magie et de techniques, de l’histoire du colonialisme et de la modernité, de l’architecture, mais aussi des états de conscience à travers le capitalisme cognitif. Ses travaux visent à saisir un moment où le sentiment de la réalité nous met en état de questionner la perception de la réalité elle-même. Elles sondent les limites acceptables de la perception humaine, comme une tentative de révéler ce qui pourrait exister en dehors de la dimension rationnelle de notre expérience. Une façon pour l’artiste de voir à quel point la réalité est réelle ?

Son œuvre a été exposée à l’échelle internationale, notamment récemment en 2020 dans le cadre de Art Rotterdam à Van Nelle Fabriek, à la galerie Van Zijll Langhout à Amsterdam, en 2019 au LAM Musée d’art Moderne, d’art contemporain et d’art Brut, Lille en France, au MAXXI Museo à Rome en Italie, au Performance Space New York, USA, lors des Rencontres Internationales Paris/Berlin, en 2018 au Festival du Film Lo Schermo dell’Arte à Florence Italie, au Macro Museo d’Arte Contemporanea Roma, Italie, à De Ateliers, à Amsterdam, à la station gare des Mines à Paris, en 2017 à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin Italie, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, au Centre d’Art de la Villa Arson à Nice, au Centre Pompidou à Paris (Cinéma Prospectif), à l’espace du programme Skoweghan à New York, comme artiste invité lors du 62ème salon de Montrouge à Paris, en 2016 à la Skoweghan School of Painting and Sculpture open USA, à la Cité internationale des arts de Paris, au Fresnoy Studio National des arts contemporains, en 2015 au Palais de Tokyo, en tant qu’artiste invité d’Art-O-Rama, la foire internationale d’art contemporain à Marseille, en France, à la Fundation Botin, Santander en Espagne, au MUMA, Monash University Museum à Melbourne, en Australie.

Artiste en résidence

Alfeo Sanchez Pereira

Année/s de résidence : 2025

Arts visuels

Alfeo Sanches Pereira (Alfe RM) est né à Tutuala, à l’extrême est du Timor-Leste. Sa mère lui a appris à dessiner pour le garder à ses côtés pendant qu’elle tissait du Tais, le textile traditionnel de son pays. Ils étaient alors sous l’emprise d’une occupation indonésienne brutale (1975-1999). Lorsque son pays a obtenu son indépendance, Alfe a tenté de terminer ses études secondaires, qui avaient été sévèrement interrompues. Ses options étaient limitées jusqu’à ce qu’il entende parler de la nouvelle école d’art gratuite Arte Moris, qui est devenue son foyer de 2004 à 2010. Alfe est un artiste plasticien qui pratique la peinture, l’illustration, la sculpture et le street art. Son art a participé à de nombreuses luttes pour la justice sociale et la souveraineté au Timor-Leste, qui est encore en train de se remettre de plus de 500 ans de colonisation, d’occupation et d’intervention étrangère. Il a perfectionné sa pratique grâce à des festivals et des échanges culturels à travers le monde, ainsi qu’à des expositions individuelles et collectives à Dili, en Suisse, en France, à Macao et en Australie.

© Alfeo Sanches Pereira-Autoportrait, 33 x 48.3 cm, Acrylic on glass, Dili, 2023

Artiste en résidence

Reyhan Lál

Année/s de résidence : 2025

Video

Reyhan Lál (née en 1993 à Téhéran) est une artiste cinématographique et performeuse. Après avoir étudié l’architecture, Lál a commencé sa pratique artistique en 2017 dans la scène underground de Téhéran. Alors que ses premières œuvres se déroulaient dans la sphère publique, ses pièces actuelles ont tendance à prendre forme dans un cadre plus théâtral.

Les œuvres de Lál sont centrées sur les thèmes intemporels de la condition humaine et tentent stratégiquement de perturber les ordres établis de manière ironique et ludique. Faisant intervenir divers personnages, mises en scène et langues, elle utilise une fusion de compositions scénarisées et improvisées pour remodeler constamment le paysage conceptuel de la scène. Dans son travail, les éléments dévoilent des déclarations spécifiques, souvent sur le point de se discréditer elles-mêmes. En affirmant et en revendiquant son autorité, elle implique activement l’équipe et le public dans le processus de développement, offrant une expérience extrêmement ouverte.

Lál a également organisé plusieurs programmes artistiques, dont trois éditions du Salon du livre d’art de Téhéran, de 2019 à 2021. En 2023, elle a lancé un projet cinématographique basé aux Pays-Bas, intitulé Good Film, Bad Film.

©Reyhan Lál