Skip to content

12 résultats pour “equipe”

Artiste en résidence

Alexandre Roccoli

Année/s de résidence : 2017, 2009, 2010, 2012, 2013

Danse

SPECTACLE VIVANT

DANSE

Depuis la pièce A Short Term Effect (2006), Alexandre Roccoli place la question de la mémoire et de ses altérations au cœur de ses préoccupations en s’interrogeant sur les processus de fiction à l’œuvre dans le travail de reconstitution mentale. Le corps y devient l’instrument d’une fouille archéologique et/ou futuriste qui navigue librement entre les imaginaires temporels.

Ses collaborations avec des artistes de la scène électronique ou techno font ainsi le lien entre des corps archaïques, tribaux ou rituels et leurs réactualisations contemporaines, à l’heure du techno-sapiens : le corps illusoire du théâtre (Last last avec Pantha du Prince), le corps assujetti des travailleurs (Drama per musica avec Ellen Allien) ou encore le corps astronomique et ses potentiels cybernétiques (The chronicles of possible worlds avec Jeff Mills) y incarnent autant de figures de corps-mémoires fantasmés.

Alexandre Roccoli mûrit le plus souvent ses projets dans le contexte de lieux de privation de liberté. Les pièces ont souvent puisé leurs matières esthétiques durant des temps d’observation et d’ateliers à l’hôpital (général et psychiatrique), en prison ou en maison de retraite. Le travail s’y réalise avec les patients bien sûr (par exemple atteints de la maladie d’Alzheimer ou autistes), mais aussi en collaboration avec les équipes soignantes : psychomotriciens, psychiatres, éducateurs ou infirmiers.

Les pièces de la compagnie ASTE ont été produites et présentées au niveau national et international, notamment par les Subsistances, la Villa Gillet, le Centre Pompidou, la Gaité Lyrique, la Scène Nationale d’Orléans, le Seconde nature festival d’Aix en Provence, le Berghain, le Radial system, Hebbel am Uffer à Berlin, le réseau A-CDC dans toute la France, le Moga-Festival, Dar Souirri, l’espace Darja ainsi que La fondation Majorelle et la fondation Dar al-Ma’mûn au Maroc et plus récemment la Galerie Nationale d’art moderne et contemporain de Rome, l’Espace des Arts de Malakoff, l’Institut du Monde Arabe, le Musée de la Porte Dorée et le Festival Instances de la Scène Nationale de Chalon sur Saône.

Site de l'artiste

Appel à candidature

Date limite de candidature : 5 novembre 2025

Avec notre partenaire : ADAGP ↗

Artiste en résidence

Keywa Henri

Année/s de résidence : 2023

Arts visuels

Keywa Henri owin Kalin’a taniabolin mokoma.

Kolomo owin Kalin’a tɨgaledalɨ abɨnyin nɨmbo mokoma, Beaux Arts de Lyon bo, 2022 ta.

Keywa Henri, né.e Kaulu (Kourou) en ” Guyane Française “, est de nationalité  française et brésilienne. Premier.e artiste Kalin’a Tɨlewuyu (peuple autochtone de “Guyane Française”) diplômé.e des Beaux-Arts de Lyon, elle obtient son DNSEP en 2022. Elle développe sa pratique en investissant le champ de l’Animation tout en élaborant une pensée autour des existences et des histoires des Peuples Originels d’Abya Yala (“Amériques”).

Pluridisciplinaire, elle collabore avec Sioduhi, designer de mode Piratapuya (autochtone du Brésil), dans les collections Pamɨri 23 (2021) et Manioqueen (2022-23) dont elle réalise les fashion films. Elle participe à la direction créative et soutient Sioduhi Studio à la direction artistique de la marque. Elle réalise avec le studio de production Caddah Studio le deuxième fashion film « Imanências » de Pamɨri 23 pour la Brasil Eco Fashion Week de 2021. Elle co-dirige également le défilé Manioqueen à la Brasil Eco Fashion Week de 2022 ainsi que le défilé Manioqueen de l’Amazon Poranga Fashion en 2023.

Elle intègre l’équipe chargée de la décoration pour le film réalisé en stop motion « Les humains sont cons quand ils s’empilent » de Laurène Fernandez qui remporte le 3e Prix de la Cinéf au Festival de Cannes de 2022.

Dans le désir de parfaire sa technique, elle entame une formation proposée par le studio d’animation anglais Aardman Animation, Ltd. et poursuit présentement la fabrication de ses films. 

Keywa entend l’animation comme un langage de la transformation. Un flux dans lequel se rencontrent et s’enchevêtrent divers éléments et d’où vont germer des systèmes composites et éphémères. L’éclectisme caractéristique de cette forme d’expression l’amène à déployer des projets protéiformes puisant dans les matières qui dialoguent avec ses préoccupations.

Partant de son expérience de vie, elle construit à travers le mouvement une réflexion esthétique, identitaire, sociale et politique. Elle engage une mise en perspective autochtone et décoloniale qui tend à confronter les fonctionnements oppressifs et dominants établis au sein de la société.

Nourrie par sa rencontre avec Jaider Esbell (1979-2021), artiste et penseur Makuxi (autochtone du Brésil), lors du workshop ” Chemins de l’Art Autochtone Contemporain” r”alis” en 2020, elle interroge la protagonisation des Peuples Originels dans le cadre général actuel et œuvre pour un empouvoirement autochtone.

Programme de résidence

France Arts visuels

Ministère de la Culture | Direction générale de la création artistique (DGCA), Délégation aux arts visuels, Département de la photographie ★

Fondation d'entreprise Neuflize OBC

ADAGP

Critères d'éligibilité :


  • Être une femme photographe

  • Travailler et résider en France, en dehors de la région Île-de-France

  • Développer une pratique artistique professionnelle depuis au moins dix ans


Artiste en résidence

Charles Brecard

Année/s de résidence : 2022

Chorégraphe

ENTRETIEN

Quels sont les avantages d’une résidence à la Cité internationale des arts en tant que danseur ?

En tant qu’artiste, il est primordial de s’accorder des temps d’introspection, de réflexion et de récupération dans un monde où tout va trop vite et où nous sommes soumis.e.s à une course effrénée à la production et à la performance. La Cité internationale des arts offre cet environnement où nous pouvons laisser germer ces petites graines de créativité sans la pression du “faire”, mais plus dans une optique “d’être” et de “ressentir”. Les ateliers sont assez spacieux pour pouvoir s’adonner à son travail à n’importe quelle heure, en danse c’est toujours compliqué d’avoir l’espace adéquat. Il y a aussi l’avantage de pouvoir rencontrer des artistes issu.e.s d’autres cultures, d’autres disciplines, d’autres idéaux et ainsi de pouvoir faire rencontrer des univers qui parfois se confrontent, mais bien souvent se confortent. Il y a comme un consensus sur les différents thèmes que nous abordons et sur lesquels je travaille.

Travailleur.euse.s en art, nous sommes vecteurs et antennes de ce qui se passe autour de nous, et voir que nous ne sommes pas seul.e.s fait un bien fou et stimule d’autant plus l’inspiration et la détermination que nous pouvons avoir. Au-delà de l’art, il y a la rencontre humaine, qu’elle soit auprès du public, des autres résident.e.s, de l’équipe de la Cité, ou des autres rencontres possibles hors de la résidence, ce qui nous porte, nous et notre pratique sur une douce vague, du moins pour ce précieux temps de suspens. Paris est une ville foisonnante, riche ethniquement et culturellement, si on prend garde à ne pas se faire submerger par la vague d’information, il est possible d’en retirer le meilleur et d’utiliser tout ce nouveau savoir au service de notre art.

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez dans le cadre de votre résidence ?

À la base, je devais travailler sur un nouveau solo intitulé SOLILOQUY. Finalement la pandémie m’a conduit à le créer l’an dernier et à commencer à le tourner cette année. J’ai donc dédié un certain temps pour retravailler et réadapter cette pièce pour des dates à venir.

Outre cela, j’ai surtout travaillé sur trois axes. D’abord, sur une démarche plus technique et physique : le développement de ma méthodologie d’enseignement et de mon processus de création. Cela me permet de cerner les différentes étapes kinesthésiques du vocabulaire dansé sur lequel je travaille depuis cinq ans, une sorte de fusion de toutes les danses que j’ai pu expérimenter durant mon parcours, en plus d’éléments de chant ou de théâtre. Un jour peut-être, je travaillerai d’autres médiums via des collaborations : vidéo, arts plastiques, etc. Ensuite, j’ai mené un travail de recherche sur différents projets chorégraphiques, un court-métrage et deux nouveaux spectacles, sur lesquels je vais m’atteler à mon retour à Montréal.

Enfin, j’ai abordé une approche plus intellectuelle en voulant comprendre comment ma démarche artistique s’inscrit au sein de notre société, en la faisant dialoguer avec d’autres domaines comme l’écologie, la politique, la philosophie, les enjeux de décolonisation, la sociologie et l’anthropologie. En somme, voir les choses de manière systémique et pouvoir décider en toute connaissance de cause : Pourquoi fais-je cela ? Est-ce que cela renforce le système mortifère que je condamne ou est-ce que ça contribue à l’avènement d’autres imaginaires ? Quelle radicalité de discours faut-il trouver face à l’effritement, désormais visible, de notre monde ? Quel parcours dois-je tracer en tant qu’artiste émergent ? Il est très possible que je ne trouve jamais les réponses, mais tenter de les affronter donne en quelque sorte un à ma pratique.

 

Quels sont les bénéfices du programme de résidences développé par POEMART Nouvelle-Calédonie et la Cité internationale des arts ? Qu’est-ce qui vous a mené à y candidater ?

J’ai deux amis artistes du pays, Linda Kurtovitch et Sacha Terrat, qui ont déjà bénéficié de ce partenariat. Ils m’ont fortement recommandé de déposer ma candidature. Le POEMART, que je remercie encore pour sa confiance, m’a apporté un soutien financier pour la location des studios de répétitions et les frais d’hébergement ainsi que la mise en contact avec la Cité.

Je n’aurais peut-être jamais entamé les démarches pour obtenir une résidence à la Cité, tant elle semble grande et presque hors de portée au vu de ma brève expérience du métier. Ce programme m’a permis d’accéder à cette opportunité et m’a énormément fait mûrir en l’espace de deux mois. J’espère sincèrement que d’autres artistes pourront venir façonner leur expérience ici tout en s’enrichissant humainement, intellectuellement, culturellement et spirituellement

N’oublions pas que c’est surtout grâce à la culture qu’un pays rayonne et fait valoir sa force. Abstraction faite d’un désir de domination et de supériorité, il me semble qu’un pays est toujours fiers de ses artistes quand ils et elles réussissent, et ce parfois, sans son soutien initial.

Cette collaboration interinstitutionnelle m’a permis d’obtenir le soutien financier de la fondation LOGIQ et du Conseil des Arts du Canada, une confiance en emmène une autre. Un grand merci, c’est un immense privilège d’être à la Cité internationale des arts. C’est à travers l’art que nous résisterons et c’est à travers l’art que nous existons.

BIOGRAPHIE

Né en Kanaky en Nouvelle-Calédonie et vietnamien d’origine, Charles Brecard se forme à l’École de danse contemporaine de Montréal et vit à présent sur le territoire montréalais (Tio’tia:ke/Mooniyang). Il collabore avec de nombreuses compagnies, institutions et artistes de disciplines variées.

Sa curiosité l’a conduit à développer FLUIDIFY, une pratique influencée par les danses urbaines, traditionnelles et contemporaines et par son métier de massothérapeute sportif. Il l’a partage au sein de festivals, sous forme de médiation culturelle ou dans le cadre de cursus pédagogiques. Ses chorégraphies, empreintes d’une grande physicalité, de poésie et d’activisme, l’amènent à se déployer localement et internationalement via des commandes ou des projets indépendants.

Son solo SOLILOQUY reçoit notamment le prix de la Meilleure Interprétation en 2021. Il est co-initieur du “Bercail”, lieu nomade de pratique, de partage et de recherche.

Sa résidence à la Cité internationale des arts, soutenue par le POEMART de Nouvelle-Calédonie et le Conseil des Arts du Canada, a pour objectif d’étoffer sa démarche artistique.

Chercheur passionné, il vise à approcher sa pratique de manière systémique en établissant des liens entre des domaines aussi variés que le théâtre, la sociologie, la philosophie, la géopolitique et l’écologie, afin de comprendre comment s’inscrire dans un système qui s’effrite en tant qu’artiste émergent. Il souhaite ainsi inciter à une révolution politique, poétique et spirituelle des corps et des esprits.

Site de l'artiste

Artiste en résidence

Françoise Do

Année/s de résidence : 2017, 2025

Theatre

ENTRETIEN

Récemment, vous avez pu bénéficier de notre programme de résidences croisées avec le Centre Intermondes de La Rochelle, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

“La Cité internationale des arts est un extraordinaire lieu de confluence. Dans la continuité de ce processus, la résidence croisée avec le Centre Intermondes de la Rochelle fait totalement sens. Il permet de confronter mon travail à un nouvel espace. Conjointement, j’observe que les immersions provoquent une forme d’emballement de mon processus d’écriture et de création.

La Rochelle est une ville chargée d’histoires. Ses rues sont imprégnées du passage de l’autre. Or ma question c’est l’autre : ce que pense l’autre, ce que dit l’autre, ce que ne dit pas l’autre, ce qu’on ne dit pas de l’autre.”

Quels changements et évolutions sont à noter dans votre travail grâce à la résidence à la Cité internationale des arts ?

“Chaque passage à la Cité internationale des arts donne naissance à une nouvelle version de moi-même donc une nouvelle version de mon travail. Je côtoie ici des artistes qui me traversent, laissent une empreinte, jusqu’à participer à mes projets à venir. Son équipe met un réseau culturel international et complexe au service des artistes résidents. Ils suivent et soutiennent avec précision chaque étape de mon travail et lui donne une extraordinaire visibilité. C’est un lieu d’exception par sa capacité à accompagner mes projets. Il satisfait ma nécessité d’un travail hors sol. Il me permet d’aborder avec sérénité le parcours qui va, sur plusieurs années, de l’écriture au plateau.”

BIOGRAPHIE

Françoise Dô observe les silences. Dans un processus de création imprégné de réalisme, elle utilise l’écriture et le récit théâtral pour explorer les tabous et les non-dits au sein des familles et de la société. Dans une esthétique de mise en scène sobre et contemporaine, elle cherche par la dramaturgie à interroger l’émotion des mots.

Françoise Dô se forme au Cours Florent et est directrice artistique de la compagnie Bleus et Ardoise, en résidence de création à Tropiques Atrium Scène Nationale à Fort-de-France en Martinique. 

La résidence de Françoise Do bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Cité internationale des arts dans le cadre de son action en faveur de la création francophone.

Site de l'artiste

© Maurine Tric / Adagp Paris, 2019

Événement

Le vendredi 23 janvier 2026 Événement passé

Carte blanche à Olivier Marboeuf | Veillée Rester.Étranger

Dans le cadre de l’exposition Paris des vi(ll)es | Intimités publiques, l’équipe curatoriale propose à Olivier Marboeuf, auteur-conteur, artiste, commissaire d'exposition indépendant et producteur de cinéma, une carte blanche, le temps d’une soirée autour du thème de l’hospitalité.
Site du Marais → Galerie