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10 résultats pour “les-voix-se-levent”

Artiste en résidence

Nina Stottrup Larsen

Année/s de résidence : 2019

Installation

Nina Støttrup Larsen est une artiste danoise basée à Amsterdam, aux Pays-Bas. Elle a étudié à l’Académie Gerrit Rietveld et au Dutch Art Institute (DAI), et a été boursière de l’Académie Jan van Eyck, NL et de l’Académie Schloss Solitude, DE.

Son travail utilise les stratégies artistiques et la recherche comme outil pour tracer les structures du pouvoir global en relation avec l’économie, les infrastructures légales, la géopolitique et le présent post-colonial. L’objectif de ce travail est de rendre visibles les concentrations disproportionnées de capitaux et de structures de pouvoir politiques et historiques. L’œuvre se compose d’installations, de performances, d’imprimés, d’événements, de design d’information, de textes et de vidéos. 

Ses collaborateurs et les commissaires avec lesquels elles a collaboré comprennent : Urban Scenographies, Stedelijk Museum Bureau Amsterdam, Schauspiel Stuttgart, Hebbel Am Ufer, Kampnagel, Sonic Acts Festival, De Groene Amsterdammer. Elle a enseigné à la Artez University of the Arts, à la Royal Academy of Art de Den Hague (KABK), NL, et enseigne actuellement à HEAR, Strasbourg.

Artiste en résidence

Mohssin Harraki

Année/s de résidence : 2021, 2012, 2013, 2014

Installation

Mohssin Harraki développe une œuvre à la frontière de l’image et du dispositif, prenant ses sources chez les Anciens comme dans les débats les plus contemporains sur l’éducation, l’histoire, la politique, et plus spécifiquement dans le monde arabe. L’artiste questionne à la fois la construction culturelle et les mécanismes de constitution de la mémoire et de l’imaginaire collectif. Il s’intéresse à des sujets tels que la généalogie, la transmission du pouvoir et l’éducation. Il est représenté par la galerie Imane Farès (Paris).

Dans son projet de résidence à la Cité internationale des arts Image interdite/image manquante, l’artiste remet en question l’interdiction de l’image et le degré de manque qu’elle produit, tout en évoquant les moyens de production des archives et son rapport à l’Histoire dans le contexte marocain et dans celui des pays arabes en général.

Site de l'artiste

Marwen Farhat

Artiste en résidence

Chloe Dugit-Gros

Année/s de résidence : 2022

Dessin

Le travail de Chloé Dugit-Gros fait émerger des formes et gestes qui passent d’un médium à un autre. C’est un jeu formel souvent abstrait qui s’amuse avec le répertoire tant graphique que coloré des cultures visuelles modernes et contemporaines. Par des décalages et des bifurcations plastiques, la simplicité de ses gestes instaure une joie de faire et de défaire les hiérarchies entre les arts pour nous raconter d’autres histoires.

– Marianne Derrien

Née en 1981 à Paris, Chloé Dugit-Gros vit et travaille sur l’Île Saint-Denis. Son travail est traversé par des formes élémentaires qui surgissent dans ses dessins, se transposent en sculptures, forment des environnements, font des apparitions en vidéo. Elles semblent vivre une vie autonome, vagabondant d’un medium à l’autre, parmi tous ceux qu’expérimente l’artiste.

Chloé Dugit-Gros a bénéficié de plusieurs expositions dans des institutions (au centre d’art de Quimper, à la Friche Belle de Mai à Marseille, au Domaine de Chamarande, au Musée régional d’art contemporain Languedoc Roussillon à Sérignan et à la Villa Arson à Nice) tout en restant fidèle aux espaces alternatifs (le 6b à St Denis, la Couleuvre à St Ouen, FDP à Paris ou Arco à Nevers).

Elle a obtenu des résidences de travail à Astérides à Marseille, à l’ IAAB à Bâle, au centre d’art du Parc St Léger à Pougues-les-eaux, au Monstrare Camp à Dampierre, au chateau de Kerpaul à Loctudy et aux Arques. Elle a récemment exposé à l’atelier W à Pantin, la Toshiba House de Besançon, à la Radiator Gallery, et Scaramouche Gallery à New York, au Confort Moderne à Poitiers, à la PSM Gallery à Berlin, à la fondation Lafayette Anticipation, à la fondation Boghossian / Villa Empain à Bruxelles.

Artiste en résidence

Mehdi Bahmad

Année/s de résidence : 2024

Chant

Né au Maroc, puis ayant vécu en France et au Canada ; issu d’une culture musulmane, tout en la désacralisant ; enfant d’un cadre hétéro-normé, pour éventuellement remettre en question les paradigmes de l’identité sexuelle et des genres ; Droit, en fine pointes, sur le fil émerge Mehdi Bahmad.

Issu des arts visuels et intégrant la danse et le mouvement à sa proposition, Mehdi Bahmad se réapproprie des éléments et symboles propres à sa culture nord-africaine amazigh et arabe pour les intégrer à une esthétique visuelle et musicale marquée de sentiments à la fois doux et relevés. L’artiste déploie un univers idyllique où le déconcertant devient harmonieux. Un monde multisensoriel où les genres font fi des frontières, où les éléments s’opposent et s’entrelacent. Sur le plan musical, la trame s’exhibe sur une toile art-pop aux accents électro toniques et sensibles. Là où les textures synthétiques des consoles tissent un environnement sur lequel se posent ci et là cordes et bois dans un amalgame aussi improbable que séduisant.

Son premier EP « Khôl », sorti en 2019, attire rapidement l’attention médiatique (Vogue, CBC/Radio-Canada, Flaunt, MILLE, NATAAL…) et l’amène à se produire devant plus de 15,000 personnes lors de divers festivals au Canada, et ce, malgré une pandémie mondiale. Sa série d’œuvres audiovisuelles qui accompagne le projet lui vaut plusieurs prix et distinctions internationales dont au Aesthetica Short Film Festival de York, ainsi que des projections spéciales dans le cadre du Toronto International Film Festival et de l’Amsterdam Dance Event, en plus de l’amener à présenter une première exposition solo publique en collaboration avec la Ville de Montréal en 2021. Engagé dans la défense des droits humains, l’auteur-compositeur et interprète multidisciplinaire est porte-parole d’Amnistie Internationale Canada en 2022.

Mehdi Bahmad œuvre à son tout nouveau projet musical qu’il a l’occasion de développer lors de diverses résidences dont PHI Nord et actuellement à la Cité internationale des arts de Paris.

Site de l'artiste

courtoisie de RENAISSANCE|_@_|courtesy of RENAISSANCE

Artiste en résidence

Eva Gerson

Année/s de résidence : 2018

Ecrivain

ECRITURES

Eva Gerson (France) compose des récits fantasmés-poétiques qui se déploient dans l’espace à travers des installations sonores et visuelles. En 2016, elle publie son premier livre aux éditions LVM, La Dorsale Dorée et Pied de chameau ou IFE. Les mots changent de formes dans l’espace d’exposition, ils viennent orner, composer, s’effacer dans les sculptures. Dans Virus pour vierge, le tampon format A4 et sa valise encrier viennent contaminer les pages vierges. 

Elle travaille sur un nouveau projet composé de plusieurs installations visuelles et sonores. Elles prennent leur source dans l’écriture d’un roman policier poétique divisé comme les installations en plusieurs parties. Chacune se déroule dans des villes différentes. À la fin de sa résidence au KuBa à Sarrebruck elle présente une pièce entièrement plongée dans le noir. Une lumière UV se déclenche quand un visiteur entre, laissant apparaître un mur de texte. Des mots, des phrases, extraites du récit sont dispersés dans l’espace, peints avec de la peinture fluorescente invisible. Comme autant d’indices à relier. 

Les mots, le récit envahissent tout.

Site de l'artiste

Artiste en résidence

Milan Otal

Année/s de résidence : 2018

Ecrivain

ENTRETIEN

Quels changements et évolutions sont à noter dans votre travail grâce à la résidence à la Cité internationale des arts, à Montmartre ?

“A vrai dire, ma résidence à la Cité internationale des arts coïncide avec la venue de mon enfant et une vie commune à trois. Cette venue a, par la force des choses, instauré un rapport différent au quotidien. Sûrement le plus gros changement. Au niveau de la création, j’ai pu nouer des liens avec plusieurs partenaires en Île-de-France dans la conduite de mon projet d’écriture, aussi bien dans les domaines artistique, scientifique que de diffusion.

Une des ouvertures les plus marquantes est celle à l’imaginaire spatial, entamée avec des astrophysiciens du campus de Paris-Saclay. J’ai découvert – et ce n’est que le début – un univers vertigineux, étroitement lié à mes aspirations artistiques. Je suis actuellement en train de transposer dans ma pratique la notion de vertige dans la recherche de la vie dans l’Espace au travers de deux missions spatiales (Corot et Plato). Cette recherche m’amène à collaborer avec des artistes plasticiens et un compositeur en électroacoustique dans la conception d’une série d’installations et d’une scénographie de spectacle.”

Une anecdote sur votre résidence à la Cité internationale des arts, sur le site de Montmartre ?

“Plutôt que des anecdotes, c’est un rythme très spécial, ici à Montmartre. Les passages quotidiens devant la loge de Nasser (gardien sur le site de Montmartre) parfois ponctués de cafés, l’arrivée d’artistes venus du bout du monde avec qui on échange puis que l’on ne verra peut-être plus, le couple installé là depuis la réurbanisation du quartier de Montparnasse dans les années 60’, notre fils Biriam qui passe de bras en bras tout sourire, la visite quotidienne d’une ancienne résidente qui vient se ressourcer entre les arbres du jardin, des temps de disponibilités et d’autres de repli, des bruits de machines parfois ou des coups martelés sur la pierre qui font dire que quelqu’un est en train de créer quelque chose quelque part…“

BIOGRAPHIE

Musicien et écrivain, Milan Otal collabore régulièrement avec des ensembles pour retravailler la dimension rituelle du concert par l’écriture de textes et de livrets. 

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Artiste en résidence

Mustapha Akrim

Année/s de résidence : 2023, 2010

Arts visuels

Mustapha Akrim est un artiste marocain (né en 1981) qui vit et travaille entre Rabat et Sale. Il est diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan en 2008. Les installations d’Akrim interrogent la nature du travail et la différence entre construction et création artistique en relation avec les changements constants de la société. Il appartient à une génération d’artistes qui développe un nouveau langage redéfinissant les bases de l’expression dans les arts visuels au Maroc. Ayant une compréhension nuancée de l’histoire et de la dynamique du pouvoir, cette génération, qui a rompu avec l’esthétique développée dans la période post-coloniale, est à la recherche d’une nouvelle forme d’expression libre.

Les œuvres de l’artiste ont été exposées dans L’appartement 22, Le Cube – independent art room à Rabat, Comptoir des mines galerie à Marakesh, al 3ème Biennale de Marrakech au Palais Bahia, le Musée d’Art Contemporain MACBA de Barcelone, Darat al Funun à Amman, le Musée d’Art Moderne et Contemporain Mohammed VI à Rabat, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de l’Université d’Amman, le Musée d’Art Contemporain de l’Université d’Amman et le Musée d’Art Contemporain de l’Université d’Amman.

Mohammed VI à Rabat, le MUCEM Musée des civilisations européennes et méditerranéennes à Marseille, le Centre d’art contemporain de Bruxelles et la Kunsthalle, le New Museum à New York, le Centre d’art contemporain à Mulhouse, le Palais de Tokyo à Paris, le Musée Reina Sofia à Madrid.

Avec l'aimable autorisation de l'artiste et L'appartement 22|_@_|Courtesy of the artist and L'appartement 22

Artiste en résidence

Khadija El Abyad

Année/s de résidence : 2024

Arts visuels

El Abyad Khadija, artiste visuelle pluridisciplinaire. Née en 1991 à Agadir. Vit et travaille à Casablanca.

Sa pratique s’articule autours ‘’DES ÉCRANS DU CORPS’’ dans diverses dimensions; aussi bien les intimes que les culturelles. La notion de la corporéité est adoptée par l’artiste comme caractère et support qui lui permet de traduire ses engagements envers son devenir social.

Sa recherche se nourrit de la réflexion autours des matières et des objets qui ont une charge symbolique, notamment celles qui font le prolongement du corps ou encore même produites par ce dernier, comme les cheveux. Elle explore par le biais de l’acte performatif ces éléments fondateurs, les traçant telles des notes sur une partition, jouant radicalement avec les enracinements sociaux des “écrans du corps”.

Ses oeuvres ont été exposés lors de ‘’fréquence #CDA341HZ’’, DaDa Marrakech, 1-54 contemporary african art fair, 2024. ‘’H’DITHE O MEGHZEL’’, Malhoun art space, (2024 Marrakech). ‘’LE PORTAIL’’ Duo show, Dar El Kitab (Casablanca 2023). ‘’ال ْفرقة, PRÄGEN, NUAGE’’, Galerie Stihl Waiblingen (Stuttgart 2023). ‘’THE PROMISE OF A TRACE’’, Malhoun Art Space, 1-54 Contemporary African Art Fair

(Marrakech 2023). SOLO SHOW , ARTORIUM, (Casablanca 2022). ‘’A Door to the Sky (Or a plea for Rain)’’, exposition de groupe, DOCUMENTA 15, (Kassel 2022). ‘’VANTAGE POINT SHARJAH 9’’, Sharjah Art Foundation, (Émirat 2021). ‘’DÉPLACER L’HORIZON’’, Centre Photographique de Marseille, Manifesta Biennale 2020. ‘’À L’ÉPREUVE DU TAMIS’’, au 18 derb el ferrane 1-54 Art Fair (Marrakech 2020). Exposition individuelle ‘’PEAU – ÉCRANS’’ à la Maison Juste/Le sous-sol art gallery, (Paris .)2018

Son parcours inclut aussi des résidences artistiques, notamment au ‘’MOUSSEM Nomadic Art Center’’, (Bruxelles 2023). Résidence de dessin à la Galerie im Kameralamt, (Waiblingen 2023). ‘’CARAVANE OUADANE’’, (Mauritanie 2021), résidence DAAD (Berlin 2022). L’appartement 22, (Rabat 2020), la résidence Méditerranée, Friche La Belle de Mai, (Marseille 2019). ‘’Caravane Tighmert’’, (Guelmim 2019). ‘’New generation’’, Le Cube Independent Art Room, (Rabat 2018). ‘’Not New Now’’, résidence à la Biennale de Marrakech (2016).

© Amine Oulmakki|_@_|© Amine Oulmakki

Artiste en résidence

Natascha Sadr Haghighian

Année/s de résidence : 2025

Installation

Natascha Sadr Haghighian est née en 1987, 1968 ou 1976 en Allemagne, en Iran ou en Australie. Elle vit et travaille à Berlin, Kassel, Gütersloh, Santa Monica ou dans les Cotswolds.

Natascha Sadr Haghighian développe des installations, des œuvres vidéo et audio, ainsi que des interventions performatives pour évoquer et faire résonner les infrastructures diasporiques et les conditions de la collectivité. Sa pratique est profondément investie dans la collaboration, le jeu sensuel et l’écoute comme modes de démêler l’individualité libérale et les accords sociogéniques de la cognition. Récemment, elle s’est intéressée à la désobéissance épistémique comme mode de désapprentissage de la colonialité. Elle a cofondé plusieurs collectifs et coalitions, dont l’institut pour la traduction incongrue avec Ashkan Sepahvand, et kaf avec Shahab Fotouhi et Tirdad Zolghadr.

Les œuvres de Natascha Sadr Haghighian ont été présentées dans de nombreuses institutions, notamment au Taipei Fine Arts Museum, Taïwan (2023), au Beirut Art Center, Liban (2022), à la Haus der Kulturen der Welt, Allemagne (2021) ou à la Biennale de Venise, Italie (2019).

©Natascha Sadr Haghighian, pssst LEOPARD 2A7+, 2013–ongoing. Ausstellungsansicht ACCENTISMS, TAXISPALAIS Kunsthalle Tirol, 2017