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Dans l’atelier de Pascal Boroto

Dans l'atelier de...

© Maurine Tric / Adagp, Paris, 2026⁠

Journaliste et auteur congolais, Pascal Boroto est originaire du Sud-Kivu, en RDC. Il développe un travail d’écriture et de recherche ancré dans le terrain, centré sur la mémoire des survivants des guerres dans l’est de la République démocratique du Congo.

Que signifie pour vous d'être en résidence à la Cité internationale des arts et qu’apporte cette expérience à votre parcours ?

Cette résidence a changé ma manière d’écrire. Je viens d’un travail très lié au terrain, aux témoignages, à l’urgence humaine. À la Cité internationale des arts, j’ai eu du recul. J’ai compris que je pouvais aussi être nourri non seulement par la douleur, mais par les rencontres, les échanges, les lectures, les silences et la découverte d’autres sensibilités artistiques.

Elle m’a aussi confirmé que mon écriture a sa place dans des espaces internationaux sans devoir perdre son ancrage congolais. Je repars avec plus de confiance dans ce que je porte comme auteur.

© Maurine Tric / Adagp, Paris, 2026⁠

Qu’est ce que le fait de travailler à Paris, à la Cité internationale des arts, vous apporte à ce moment précis de votre carrière ?

Cela m’apporte du temps et de la respiration. En RDC, surtout à l’est, avec la casquette de journaliste, j’ai écrit souvent dans l’urgence. Ici, j’ai pu lire, réfléchir, retravailler mes textes et prendre de la distance sur mon propre parcours.

La Cité m’a aussi permis de rencontrer des artistes et des écrivains venus de plusieurs pays. Ces échanges m’ont aidé à voir que certaines questions que je porte autour de la mémoire ou des violences traversent aussi d’autres réalités.

© Maurine Tric / Adagp, Paris, 2026⁠

Pouvez-vous nous dire un peu sur vos projets en cours et futurs ?

Je travaille principalement sur deux projets.

Le premier est un nouveau roman qui questionnera beaucoup les préjugés sociaux, l’héritage et l’émancipation.

Le second est Les Voix des Oubliés, un travail de mémoire autour des victimes des violences dans l’est de la RDC. Je recueille des récits pour préserver des paroles que l’histoire officielle oublie souvent. À partir de cette résidence, j’ai eu à travailler sur sa structuration, voire sa restructuration.

Dans les deux cas, je travaille autour de l’éducation de la société, de la dignité humaine, de la mémoire et de la transmission.

Littératures

République démocratique du Congo

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