Dans l'atelier de...
Dans l'atelier de...
En étant en résidence à Paris, j’ai la possibilité de découvrir de nombreux aspects de la ville qui m’étaient jusqu’ici inconnus. Je rencontre sans cesse de nouvelles personnes, de nouveaux lieux et de nouvelles manières de faire exister des pratiques artistiques. Comme je bénéficie d’une résidence longue à la Cité, je prends vraiment le temps d’explorer les différentes scènes, ce qui me permet à la fois de mieux saisir certains aspects de mon travail, mais aussi de tisser des relations dans la durée avec d’autres artistes et travailleur·euses de l’art. Ce sont surtout ces possibilités de liens qu’offre la Cité, et, d’une certaine manière, la ville de Paris dans son ensemble, qui m’amènent à faire dialoguer mon travail avec des énergies nouvelles, au-delà d’une pratique d’atelier isolée.
J’ai commencé à fabriquer de nouveaux objets dès mon arrivée à la Cité et, depuis, mon processus de travail n’a cessé d’évoluer et de prendre des directions inattendues. D’abord, la taille conséquente de l’atelier m’a rapidement amené à expérimenter une échelle plus grande qu’à mon habitude. Puis, en nourrissant ma pratique d’improvisations, de matériaux récupérés aléatoirement et d’échanges avec l’extérieur, le travail a presque évolué de lui-même, sous la forme d’un projet sériel. Une partie du travail a alors consisté à se laisser porter par des jeux d’associations formelles et textuelles, sans définir de règles trop en amont, mais plutôt en suivant les directions qu’imposent les matériaux, les gestes et les intuitions. C’est vraiment cet équilibre que je continue de poursuivre avec ce travail : entre ce que les objets et les formes du quotidien nous racontent et ce que nous souhaitons leur faire dire.