Installation
Anábasis | Giselle Lucía Navarro
Anábasis © Giselle Lucía Navarro
Les œuvres de Giselle Lucía Navarro mêlent poésie et tissage.
Dans cette œuvre, l’artiste prend comme point de départ le poème Anabase (1931) de Saint-John Perse ; un récit épique et mystérieux, dépourvu de repères géographiques et temporels. Tous deux nés dans les Caraïbes, Saint-John Perse et Giselle Lucía Navarro contemplent la croisée de deux mondes : celui d’un territoire familier et celui d’une terre lointaine qui invite à l’aventure et à une quête intérieure.
L’installation Anábasis évoque ainsi la conquête d’un nouveau territoire, mais aussi le voyage de retour vers la terre natale. Le fil devient une métaphore du passage, de l’identité et de la mémoire, et dessine une cartographie du déplacement. Les détails et les nuances de couleur du tissage surgissent d’un grand fond bleu évoquant un voyage vers l’intérieur, vers le centre d’une région sauvage où lumière, profondeur, végétation et figures abstraites dessinent un paysage qui semble peu à peu s’effacer.
Giselle Lucía Navarro (Cuba) est en résidence avec le soutien de la Fondation Bernard Grau – Académie des beaux-arts
Giselle Lucía Navarro © Avec l'aimable autorisation de l'artiste
Née à La Havane, à Cuba, en 1995.
Forte d’une formation en design, elle a mené une carrière interdisciplinaire en tant qu’artiste plasticienne et écrivaine. Autrice de dix ouvrages, elle est une figure marquante de la scène littéraire cubaine de sa génération.
Elle a exposé à la Biennale de La Havane, à la 2e Biennale du textile de Turquie, à la 6e Biennale du Sud et à la Triennale d’art latino-américain de New York. Ses œuvres font partie des collections du Pérez Art Museum de Miami, du Musée des Beaux-Arts de Caracas et de la Fondation María Cristina Masaveu.