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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Jennifer Abessira

Année/s de résidence : 2016, Ministère de la Culture et des Sports, Israël

Arts visuels

Mathieu Abonnenc

Année/s de résidence : 2024, 2009, 2010, Cité internationale des arts

Arts visuels

Nayabiwgué Abrin

Année/s de résidence : 2021, Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe

Arts visuels

Naya Abrin est un artiste performeur et réalisateur né en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre dans le quartier de Boissard. Dès 2015, sa pratique est ancrée dans la performance et l’installation. Depuis 2020, il se concentre sur un projet documentaire avec son premier court métrage Dyab ka mayé fi’ay dèyè légliz, tourné en Guadeloupe en marge des élections municipales. Ce projet traite de l’image évocatrice de l’enfance et de la politique comme toile de fond des phénomènes insulaires. Il convoque une imagerie contemplative qui s’entremêle au mouvement haletant et frénétique du témoignage, de la procession carnavalesque et de la revendication politique locale.

Bigidi pa ka tombé, projet de résidence de Naya Abrin, signifie en créole “être en déséquilibre sans jamais vraiment tomber”. La collaboration avec l’artiste performeuse et danseuse Patricia Badin est l’un des enjeux principaux de ce projet voué à tirer parti de la Cité internationale des arts, lieu privilégié de la recherche collective fondée sur des pratiques corporelles et des questionnements théoriques.

À travers les danses Afro-descendantes que sont le twerk et le Gwo Ka, cette rencontre fera naître des performances et des espaces de réflexion autour du décolonialisme et de l’appropriation culturelle. Ce projet témoigne de l’état de résistance que l’on rencontre chez les personnes Afro-descendantes et Afro-caribéennes vis-à-vis des écueils traumatiques du post-colonialisme. Il contribue ainsi à mettre en exergue des corps racisés dansant, en travaillant sur la chute comme forme d’expression pouvant faire naitre des réflexes empathiques. Ces derniers permettraient au spectateur d’appréhender des violences systémiques souvent invisibilisées.

Naya Abrin s’attellera ensuite à l’écriture d’un documentaire sur le sujet de l’habitat spontané́ et de l’évolution des zones de précarité́ en Guadeloupe. Ce projet mettra en évidence la mémoire des populations issues de quartiers précaires, pris dans l’effacement de ce territoire en résilience péniblement assainit depuis l’édification du faubourg colonial jusqu’à nos jours.

Damien Paillard

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Frantz Absalon

Année/s de résidence : 1981, 1982, Cité internationale des arts

Arts visuels

Kévin-Adémọ́lá Ṣàngósànyà

Année/s de résidence : 2025, 2026, 2–12

Arts visuels

D’origine française et nigériane, Kévin-Adémọ́lá Ṣàngósànyà est né en 1996 à Longjumeau (91).

Il entame son parcours artistique après des études d’ingénieur en agronomie tropicale à l’ISTOM dont il sort diplômé en 2019 et pendant lesquelles il assiste aux cours de l’ENSAPC en auditeur libre. Sa pratique pluridisciplinaire explore les thématiques du sacré, de l’expérience noire et de l’occulte. Son travail gravite autour de l’àṣẹ, un concept philosophique issu de la culture yorúbà correspondant à l’agentivité. Ses recherches sur l’Atlantique Noir le conduisent à obtenir en 2024 un Diplôme de Langue, Littérature et Civilisation Yorúbà à l’INALCO.
Lauréat d’une bourse émergence 2024 de l’ADIAF, d’un Prix Taylor en 2022 et finaliste du Prix Sheds 2025, il a été invité à Rio de Janeiro pour la résidence Oficina Solar 2025 de Solar dos Abacaxis (soutenue par La FAB). Il a été accueilli en 2024 par la Villa Belleville et en 2021 par le Consulat Voltaire.
Son travail a été présenté dans plusieurs expositions à l’international dont l’Institut Français de Recherche en Afrique d’Ibadan en 2022, DEATH à Tbilissi en 2024 et La constellation de M. S à la galerie Eric Mouchet de Bruxelles en 2025 sous le commissariat d’Andy Rankin. En 2022, il a bénéficié de deux expositions personnelles à Paris au sein des galeries Loft avec Je connais la valeur de la peur et La La Lande avec Objects In Motion Will Stay In Motion.
Il est engagé localement avec le Carbone 17, un collectif et résidence d’artistes autogéré et basé à Aubervilliers, dont il est le coordinateur culturel.

© Renato Mangolin 2025

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Thierry Agnone

Année/s de résidence : 2000, 2002, Cité internationale des arts

Arts visuels

Isabelle Agostini

Année/s de résidence : 1987, Académie d'Architecture, France

Arts visuels

Françoise Aguillard

Année/s de résidence : 1976, 1979, Cité internationale des arts, Ville de Paris, France

Arts visuels

Jacques Aillaud

Année/s de résidence : 1986, Académie d'Architecture, France

Arts visuels

Socheata Aing

Année/s de résidence : 2023, Direction des Affaires Culturelles, Mairie de Toulouse

Arts visuels

Damien Airault

Année/s de résidence : 2013, Cité internationale des arts

Arts visuels

Nadia Akremi

Année/s de résidence : 2002, Ville de Toulouse - Direction des Affaires culturelles, France

Arts visuels

Jocelyn Akwaba Matignon

Année/s de résidence : 2025, Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe

Arts visuels

Artiste peintre caribéen (Guadeloupe, France) né en 1961, Jocelyn Akwaba Matignon a grandidans le nord de la France. Initié très jeune au dessin et à la peinture par son père Francis,dessinateur durant la guerre d’Algérie, il développe une forte sensibilité artistique. D’abordsouffleur puis maître verrier, il ressent à 28 ans le besoin d’explorer une création pluspersonnelle. Il intègre alors l’École d’Art de La Roche-sur-Yon puis les Beaux-Arts d’Angers,une étape révélatrice qui renforce sa passion pour l’art pictural. Depuis plus de trente ans, ilexpose ses oeuvres en France et à l’international.Son travail, fusion de cultures et d’influences, explore des thèmes tels que l’identité etl’héritage culturel. Ses compositions, souvent colorées et dynamiques, utilisent peinture,sculpture et installation. L’élément symbolique central de ses oeuvres est le personnageonirique aux multiples membres et à l’étrange tête en forme de mandorle, le « KiOuKan »»(Qui-Où-Quand), conscience mystique qui questionne la réalité et notre place dans le tempset l’espace. Entre abstraction et figuratif, son style flirte avec le surréalisme.Utilisant principalement l’acrylique, il s’inspire des créateurs mexicains. Ses oeuvres figurentdans des galeries, institutions et au Musée d’art contemporain LINKONG en Chine. Installé enGuadeloupe, il continue d’enrichir son parcours artistique.

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Jean-Paul Albinet

Année/s de résidence : 1977, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Yvonne Alexiev

Année/s de résidence : 1993, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Olivier Alibert

Année/s de résidence : 2003, Cité internationale des arts

Arts visuels

Alix Marie

Année/s de résidence : 2022, 2–12

Arts visuels

Alix Marie (née à Bobigny en 1989), est une artiste pluridisciplinaire dont le travail mêle principalement photographie, sculpture et installation. Elle est diplômée du Central Saint Martins College (2011) et du Royal College of Art (2014) de Londres. Son travail explore notre relation au corps et sa représentation à travers des procédés d’objectification, de fragmentation, d’accumulation et d’élargissement. Le questionnement de la construction du genre se mêle à l’autobiographie et la mythologie afin de construire des expériences poétiques et viscérales.

En 2019 elle reçoit le Vic Odden Award par la Royal Photographic Society qui consacre le travail d’un artiste photographe de moins de 35 ans chaque année. En 2021 elle présente son nouveau travail Styx au National Center of Photography à Ballarat en Australie et elle fait partie des “50 pionniers qui définissent la photographie du 21ème siècle” dans le livre Photography Now de Charlotte Jansen publié par la Tate Modern.

Expositions Récentes: RAW, Musée Rembrandt (Rembrandthuis, 2022), Amsterdam; Nude, Fotografiska New-York et Stockholm (2022), Sorsi di Sale, NContemporary, (2022); Sucer La Nuit, Musée des Beaux Arts Le Locle (2019).

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Pierre Allain

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Né en 1998 à Nantes, Pierre Allain vit et travaille à Lyon. Il est co-fondateur de l’artist run space “monopôle”basé à Lyon. Il a été diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon en 2021. Son travail a été présenté au Kunstverein de Bielefeld et au CAP Saint-Fons en 2022.

L’ensemble des recherches de Pierre Allain sont liées aux corps et aux altérations invisibles auxquels ils sont sujets — voir, dont ils sont les sujets. Chacun de ses projets sont le résultat de manipulations de sources multiples qui s’enchevêtrent pour établir une lecture critique des objets et des matériaux afin de remettre en question leur neutralité présupposée. 

L’analyse scientifique et psychologique de matériaux, l’étude de syndromes et de pathologies inexpliquées, les témoignages d’inconnus, la collaboration avec des entreprises, le contexte agricole, le design industriel ou encore l’expérience quotidienne du corps dans l’espace public constitues autant de matériaux et de sources qui permettent d’interroger pour l’artiste la vulnérabilité des corps (humains, non-humains, social) et leur mise à mal. 

Son travail se joue donc dans l’interstice d’une histoire visible et d’une histoire secrète, celle de la transformation discrète du corps en sujet, de sa désincarnation et, par extension, de notre effort de compensation.

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Jérôme Allavena

Année/s de résidence : 2009, Cité internationale des arts

Arts visuels

Dove Allouche

Année/s de résidence : 2003, 2012, Cité internationale des arts

Arts visuels