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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Vincent Ceraudo

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Artiste franco-italien, Vincent Ceraudo (1986) a étudié les Beaux-Arts à la Villa Arson, à Nice, en France, où il a obtenu son MFA. Il a été boursier de l’école de peinture et de sculpture Skoweghan, dans le Maine, aux États-Unis, et ancien élève des Ateliers, à Amsterdam.

Il travaille dans la vidéo et le cinéma, le dessin, la photographie et l’installation et a reçu plusieurs bourses et prix, dont récemment le “Establish artists stipendium” du fonds Mondriaan à Amsterdam et le CNAP à Paris. Ses œuvres vidéo font partie de collections telles que le Frac Provence Alpes-Côte d’Azur à Marseille et la collection In Between Art Film à Rome, en Italie.

Ses œuvres se concentrent sur l’expérience et les limites du corps, ainsi que sur les mécanismes de nos appareils sensoriels. Au cœur même de sa pratique, se trouve la fascination et le désir de l’humain d’échapper temporairement à l’influence du corps et du réel.

L’investigation de Vincent Ceraudo opère à la confluence des idées de magie et de techniques, de l’histoire du colonialisme et de la modernité, de l’architecture, mais aussi des états de conscience à travers le capitalisme cognitif. Ses travaux visent à saisir un moment où le sentiment de la réalité nous met en état de questionner la perception de la réalité elle-même. Elles sondent les limites acceptables de la perception humaine, comme une tentative de révéler ce qui pourrait exister en dehors de la dimension rationnelle de notre expérience. Une façon pour l’artiste de voir à quel point la réalité est réelle ?

Son œuvre a été exposée à l’échelle internationale, notamment récemment en 2020 dans le cadre de Art Rotterdam à Van Nelle Fabriek, à la galerie Van Zijll Langhout à Amsterdam, en 2019 au LAM Musée d’art Moderne, d’art contemporain et d’art Brut, Lille en France, au MAXXI Museo à Rome en Italie, au Performance Space New York, USA, lors des Rencontres Internationales Paris/Berlin, en 2018 au Festival du Film Lo Schermo dell’Arte à Florence Italie, au Macro Museo d’Arte Contemporanea Roma, Italie, à De Ateliers, à Amsterdam, à la station gare des Mines à Paris, en 2017 à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin Italie, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, au Centre d’Art de la Villa Arson à Nice, au Centre Pompidou à Paris (Cinéma Prospectif), à l’espace du programme Skoweghan à New York, comme artiste invité lors du 62ème salon de Montrouge à Paris, en 2016 à la Skoweghan School of Painting and Sculpture open USA, à la Cité internationale des arts de Paris, au Fresnoy Studio National des arts contemporains, en 2015 au Palais de Tokyo, en tant qu’artiste invité d’Art-O-Rama, la foire internationale d’art contemporain à Marseille, en France, à la Fundation Botin, Santander en Espagne, au MUMA, Monash University Museum à Melbourne, en Australie.

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Marielle Chabal

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Marielle Chabal, née en 1988, consacre son activité d’artiste-réalisatrice à la construction de fictions d’anticipation – comme matériel à part entière – pour questionner le spectateur sur le monde qui l’entoure. Ses oeuvres se déclinent sous la forme performative de symposium, de films ou d’exposition. Le caractère obsessionnelle de la forme collaborative au sein de sa pratique se retrouve dans chacun de ses projets comme autant de désir de tordre le monde et les réalités politiques comme bon lui semble. Ses projets, mus par une énergie collective et “élastique”, sont autant de dispositifs pour appréhender les réalités politiques qui nous submergent, pour réinventer d’autres réel où vivre différemment en accord avec sa vision du monde et d’une nécessaire réévaluation du rôle social de l’art contemporain.

Durant sa résidence à la Cité internationale des arts, elle poursuit ses recherches pour le OPP-OPS Program, le projet pour lequel elle vient de terminer une année de recherches à la Jan Van Eyck Académie, autours des questions d’éducation (en partenariat avec Nina CRUMP-GUEVARRA, Educatrice, Bogata, Colombie), de racisme systémique, de genre, d’égalité d’endoctrinement, des dispositifs révolutionnaires, de génétique (en partenariat avec Mei ZHANG-WOO, Généticienne, Paris, France), de psychologie, de mode (en partenariat avec Elisa VAN JOOLEN, Artiste et styliste, Amsterdam, Netherland), d’alimentation, d’entrisme, de relations de pouvoir, de solutions écologistes, de hacking, de manipulation et d’architecture (en partenariat avec Antonio BERMUDEZ-OBREGON, Architect, Bogota, Colombie).

Après des études littéraires et politique à Paris / Hypokhâgne-Khâgne et Sciences-Po, elle fait les Beaux-Arts à la Villa Arson, à Nice et obtient un master au Royal College of Arts, à Londres. Par la suite elle participe à de nombreux programmes de résidences internationaux en Norvège (NKD, Sandness, AiR-Bergen), en Palestine (El Atlal), au Brésil (Casa do Careca Residência), au Mexique (Zicatela Artística), en Angleterre (The Bluecoat art center, Schwartz Gallery), au Monténégro (FKK Resort), en Inde (KYTA 2) et en France (Paradise, la BOX, la Synagogue de Delme). En 2016, elle suit le Post-diplôme de François Piron, à Lyon et elle reçoit le Prix Audi Talent en 2018. Son dernier projet, Al Qamar, a été montré dans le cadre d’expositions personnelles à la Jan Van Eyck Académie de Maastricht et au Palais de Tokyo à Paris en 2019.

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Marc Camille Chaimowicz

Année/s de résidence : 2013, Cité internationale des arts, Ville de Paris, France

Arts visuels

Thimothée Chalazonitis

Année/s de résidence : 2017, Arts Déco Alumni Paris

Arts visuels

Fanny Chalot

Année/s de résidence : 2015, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Marie Hélène Chamant Oudin

Année/s de résidence : 1972, Académie d'Architecture, France

Arts visuels

Corinne Chambard

Année/s de résidence : 2006, Cité internationale des arts

Arts visuels

Etienne Chambaud

Année/s de résidence : 2004, 2005, Cité internationale des arts

Arts visuels

Ezzuldin Chammout

Année/s de résidence : 1979, Cité internationale des arts

Arts visuels

Véronique Chance

Année/s de résidence : 1995, Le Royal College of Arts de Londres, Royaume-Uni

Arts visuels

François-Xavier Chanioux

Année/s de résidence : 2021, Académie d'architecture

Arts visuels

Maxime Chanson

Année/s de résidence : 2008, Cité internationale des arts

Arts visuels

Gilles Chapat

Année/s de résidence : 1990, 1993, Cité internationale des arts

Arts visuels

Eric Charlot

Année/s de résidence : 2002, Cité internationale des arts

Arts visuels

Muriel Charlot

Année/s de résidence : 2007, 2009, Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, Cité internationale des arts

Arts visuels

Emma Charrin

Année/s de résidence : 2022, Cité internationale des arts

Arts visuels

Emma Charrin est une photographe française basée à Paris. Diplômée du Master Arts Plastiques à l’université d’Aix-en-Provence (2010), elle poursuit ses études artistiques à l’École Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée puis effectue une licence Cinéma à Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2012). 

Son travail a été exposé en France et à l’étranger, dans des centres d’art, des galeries d’art, des festivals de photographie. Ses oeuvres font partie des collections du Musée Les Franciscaines à Deauville ou de La Villa Noailles à Hyères. En 2021, elle présente son premier solo show Edifice Désert au centre d’art La Plate-Forme, à Dunkerque. Elle est lauréate du Grand Prix du Jury de photographie du 36e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode de la Villa Noailles. 

Artiste photographe, son goût pour la peinture et le cinéma l’incite à se questionner sur la fabrication de la représentation et de l’imagination. Elle use ainsi des codes du cinéma, tels le hors champ ou le fac-similé et développe une pratique photographique de mise en scène où la place de l’homme dans son environnement est interrogée de manière quasi allégorique, par le prisme de la métamorphose. La photographie devient une matière-image s’ouvrant à la vidéo, la gravure, la sérigraphie mais aussi à l’installation et l’édition. 

En se penchant sur la question du paysage et de sa représentation, fascinée par la transfiguration des matières premières, Emma Charrin oriente successivement ses recherches vers des territoires en transformation où elle explore la notion d’entropie. Le travail d’enquête, les archives du territoire, les rencontres, la fouille s’adossent à des repérages et structurent sa démarche. Par une approche documentaire et conceptuelle de la photographie, elle explore les frontières entre réalité et fiction. L’espace est questionné comme vecteur de fiction dans lequel elle initie un processus de théâtralisation entre des individus qui deviennent personnages et un lieu qui se mue en décor. 

Dans cet esprit, elle mène en collaboration depuis 2010 avec Olivier Muller, danseur et chorégraphe, le projet Des Rives—Provisoire, qui se dessine sur le pourtour Méditerranéen. Le duo se rejoint dans la création fictionnelle de faux rituels entre réactivation de mythes et science-fiction. Leurs travaux s’expriment via différents médiums (photographie, film, installation dans le paysage, éditions) et oscillent entre production d’images et pratiques performatives. 
 

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Gregory Chatonsky

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Arts visuels

ENTRETIEN

Une résidence à Montmartre, à la Cité internationale des arts, c’est comment ?

 

“Le soir, parfois, je regarde par ma fenêtre et j’aperçois les lumières allumées dans les autres ateliers. Il peut être minuit, deux heures, parfois quatre. Les résidents s’affairent pendant que  les autres dorment. Il y a une émotion très particulière à sentir cette proximité nocturne, ces vies qui sont aussi des actes et des oeuvres qui se font. En regardant par la fenêtre, j’ai l’impression d’observer un ilot, un peu comme James Stewart dans Fenêtre sur cour qui regarde toutes les histoires possibles dans ce petit coin de la ville.

A la Cité, on est dans la ville et hors de la ville. On croise les autres résidents, on discute des projets, des expositions à venir. On parle aussi souvent de la Cité elle-même, de la manière dont il faudrait habiter là, ensemble, du recyclage et du compost qu’il faudrait enfin installer, de nos cabanes.

Je me demande ce que serait une ville sans ce type d’insularités.”

Quels sont vos projets en cours ?

“Je prépare une installation nommée Terre Seconde sur l’intelligence artificelle et l’extinction au Palais de Tokyo dans le cadre des Audi Talents qui ouvrira le 20 juin.

Je travaille également au déploiement dans le Grand Paris et à l’échelle architecturale de L’augmentation des villes en collaboration avec le designer Goliath Dyèvre et avec l’aide d’Icade.

Je suis en train de développer avec Ruedi Baur dans le cadre d’une recherche à l’ENSAD, une installation de réalité virtuelle.

Puis d’autres projets, sans doute à New York, Gijón, Bruxelles, Taiwan.  
 

J’écris aussi un livre entre théorie et fiction sur l’imagination artificielle qui viendra clôturer ma recherche à l’Ecole Normale Supérieure de Paris.”

BIOGRAPHIE

Après des études d’arts plastiques et de philosophie à la Sorbonne, puis de multimédia à l’ENSBA, Grégory Chatonsky a développé un travail autour d’Internet.

Les technologies, et en particulier Internet, constituent pour Grégory Chatonsky une source importante de réflexion. Mettre en forme les paradoxes du réseau et les décalages entre ses flux technologiques et existentiels pourrait résumer une recherche qui se déploie sur plusieurs médiums : installation, vidéo, photographie, écriture, dessin et sculpture. Ses œuvres semblent évoquer des espaces infinis dans lesquels règne la fragmentation de l’attention. Le réseau devient un monde à part entière où les frontières entre la technique et l’être humain deviennent floues. Sa pratique tente de dessiner les contours d’un nouvel imaginaire dont l’invention serait technique et qui pourrait aller jusqu’à l’extinction de l’espèce humaine.

Grégory Chatonsky a fondé en 1994 “Incident.net”, l’un des premiers collectifs de Netart en France. Il a été professeur-invité au Fresnoy (2004-2005), à l’UQAM (2007-2014), est récipiendaire d’une chaire internationale de recherche à l’Université de Paris VIII (2015). Il est depuis 2017 artiste-chercheur à l’ENS Ulm et co-dirige avec Béatrice Joyeux-Purnel un séminaire de recherche sur l’imagination artificielle et l’esthétique postdigitale.

Site de l'artiste

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

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Evrard Chaussoy

Année/s de résidence : 2023, Haut-commissariat de la République en Polynésie française

Arts visuels

Issu d’une famille d’artistes reconnus à Raiatea (île de Polynésie française), Evrard CHAUSSOY baigne naturellement dans l’art depuis sa naissance. En grandissant sur son île, l’artiste développe une vision du monde qui lui est propre et qu’il traduit par sa peinture aux couleurs représentatives, à la lumière travaillée, marquée d’un fond historique familial pour véhiculer un message important.

Au cours de sa résidence, son travail en peinture s’émancipe du figuratif pour une forme plus conceptuelle et surtout plus engagée. À partir d’un procédé technique ancestral polynésien il fini sur une liberté gestuelle plus contemporaine.

Evrard explore sur toile les méthodes traditionnelles de peinture sur paréo, faites d’estampe à partir de gravure sur bois, pour ensuite altérer, effacer ou recouvrir ces empreintes, ne laissant subsister qu’une trace. Il réinterprète les formes des arts premiers polynésiens, les déconstruis progressivement, pour n’en laisser que le témoignage d’une existence passée.

Au cœur de sa démarche, la notion de culture s’entrelace étroitement avec celle de la nature. Ces notions sont menacées par un monde en constante mutation. Ainsi, ses créations s’ancrent dans une temporalité à la fois passée et présente, invitant l’observateur à s’interroger sur leur devenir et sur le rôle qu’il peut jouer dans ce monde en évolution perpétuelle.

Evrard Chaussoy © Isabelle Lesourd|_@_|Evrard Chaussoy © Isabelle Lesourd

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Anaïs Cheleux

Année/s de résidence : 2026, On~des

Arts visuels

Bruno Chenal

Année/s de résidence : 1988, Cité internationale des arts

Arts visuels