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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Laurie Charles

Année/s de résidence : 2019, Wallonie-Bruxelles International

Arts visuels

Eric Charlot

Année/s de résidence : 2002, Cité internationale des arts

Arts visuels

Muriel Charlot

Année/s de résidence : 2007, 2009, Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, Cité internationale des arts

Arts visuels

Candace Charlton

Année/s de résidence : 1999, Association Artistique d'Afrique du Sud pour les Arts Visuels (SANAVA)

Arts visuels

Dominique Charmillot

Année/s de résidence : 1993, Canton de Berne, Suisse

Spectacle vivant

Lesley Charnock

Année/s de résidence : 2011, 2016, Association Artistique d'Afrique du Sud pour les Arts Visuels (SANAVA)

Arts visuels

Aspasios Charonitakis

Année/s de résidence : 1993, Cité internationale des arts

Arts visuels

Florent Charpentier

Année/s de résidence : 2006, 2007, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Mounat Charrat Khattabi

Année/s de résidence : 2007, Ministère de la Culture et Secrétariat d'Etat à la Culture du Royaume du Maroc

Arts visuels

Caroline Charriere

Année/s de résidence : 2017, Ville de Fribourg

Musiques

Emma Charrin

Année/s de résidence : 2022, Cité internationale des arts

Arts visuels

Emma Charrin est une photographe française basée à Paris. Diplômée du Master Arts Plastiques à l’université d’Aix-en-Provence (2010), elle poursuit ses études artistiques à l’École Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée puis effectue une licence Cinéma à Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2012). 

Son travail a été exposé en France et à l’étranger, dans des centres d’art, des galeries d’art, des festivals de photographie. Ses oeuvres font partie des collections du Musée Les Franciscaines à Deauville ou de La Villa Noailles à Hyères. En 2021, elle présente son premier solo show Edifice Désert au centre d’art La Plate-Forme, à Dunkerque. Elle est lauréate du Grand Prix du Jury de photographie du 36e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode de la Villa Noailles. 

Artiste photographe, son goût pour la peinture et le cinéma l’incite à se questionner sur la fabrication de la représentation et de l’imagination. Elle use ainsi des codes du cinéma, tels le hors champ ou le fac-similé et développe une pratique photographique de mise en scène où la place de l’homme dans son environnement est interrogée de manière quasi allégorique, par le prisme de la métamorphose. La photographie devient une matière-image s’ouvrant à la vidéo, la gravure, la sérigraphie mais aussi à l’installation et l’édition. 

En se penchant sur la question du paysage et de sa représentation, fascinée par la transfiguration des matières premières, Emma Charrin oriente successivement ses recherches vers des territoires en transformation où elle explore la notion d’entropie. Le travail d’enquête, les archives du territoire, les rencontres, la fouille s’adossent à des repérages et structurent sa démarche. Par une approche documentaire et conceptuelle de la photographie, elle explore les frontières entre réalité et fiction. L’espace est questionné comme vecteur de fiction dans lequel elle initie un processus de théâtralisation entre des individus qui deviennent personnages et un lieu qui se mue en décor. 

Dans cet esprit, elle mène en collaboration depuis 2010 avec Olivier Muller, danseur et chorégraphe, le projet Des Rives—Provisoire, qui se dessine sur le pourtour Méditerranéen. Le duo se rejoint dans la création fictionnelle de faux rituels entre réactivation de mythes et science-fiction. Leurs travaux s’expriment via différents médiums (photographie, film, installation dans le paysage, éditions) et oscillent entre production d’images et pratiques performatives. 
 

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Lise Charrin

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Musiques

John Charron

Année/s de résidence : 1992, 1994, 1996, Cité internationale des arts

Musiques

Liubov Charskaya

Année/s de résidence : 2014, Union des artistes de Russie

Arts visuels

Jannick Chartier

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Spectacle vivant

Scott Chaseling

Année/s de résidence : 1996, Université de Sydney - Fondation Power Institut pour les Arts et la Culture, Australie

Arts visuels

Rhys Chatam

Année/s de résidence : 1988, Cité internationale des arts

Musiques

Emmanuel Chateau-Dutier

Année/s de résidence : 2024, Académie d'architecture

Architecture et design

Anne-James Chaton

Année/s de résidence : 2009, Cité internationale des arts

Musiques

Gregory Chatonsky

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Arts visuels

ENTRETIEN

Une résidence à Montmartre, à la Cité internationale des arts, c’est comment ?

 

“Le soir, parfois, je regarde par ma fenêtre et j’aperçois les lumières allumées dans les autres ateliers. Il peut être minuit, deux heures, parfois quatre. Les résidents s’affairent pendant que  les autres dorment. Il y a une émotion très particulière à sentir cette proximité nocturne, ces vies qui sont aussi des actes et des oeuvres qui se font. En regardant par la fenêtre, j’ai l’impression d’observer un ilot, un peu comme James Stewart dans Fenêtre sur cour qui regarde toutes les histoires possibles dans ce petit coin de la ville.

A la Cité, on est dans la ville et hors de la ville. On croise les autres résidents, on discute des projets, des expositions à venir. On parle aussi souvent de la Cité elle-même, de la manière dont il faudrait habiter là, ensemble, du recyclage et du compost qu’il faudrait enfin installer, de nos cabanes.

Je me demande ce que serait une ville sans ce type d’insularités.”

Quels sont vos projets en cours ?

“Je prépare une installation nommée Terre Seconde sur l’intelligence artificelle et l’extinction au Palais de Tokyo dans le cadre des Audi Talents qui ouvrira le 20 juin.

Je travaille également au déploiement dans le Grand Paris et à l’échelle architecturale de L’augmentation des villes en collaboration avec le designer Goliath Dyèvre et avec l’aide d’Icade.

Je suis en train de développer avec Ruedi Baur dans le cadre d’une recherche à l’ENSAD, une installation de réalité virtuelle.

Puis d’autres projets, sans doute à New York, Gijón, Bruxelles, Taiwan.  
 

J’écris aussi un livre entre théorie et fiction sur l’imagination artificielle qui viendra clôturer ma recherche à l’Ecole Normale Supérieure de Paris.”

BIOGRAPHIE

Après des études d’arts plastiques et de philosophie à la Sorbonne, puis de multimédia à l’ENSBA, Grégory Chatonsky a développé un travail autour d’Internet.

Les technologies, et en particulier Internet, constituent pour Grégory Chatonsky une source importante de réflexion. Mettre en forme les paradoxes du réseau et les décalages entre ses flux technologiques et existentiels pourrait résumer une recherche qui se déploie sur plusieurs médiums : installation, vidéo, photographie, écriture, dessin et sculpture. Ses œuvres semblent évoquer des espaces infinis dans lesquels règne la fragmentation de l’attention. Le réseau devient un monde à part entière où les frontières entre la technique et l’être humain deviennent floues. Sa pratique tente de dessiner les contours d’un nouvel imaginaire dont l’invention serait technique et qui pourrait aller jusqu’à l’extinction de l’espèce humaine.

Grégory Chatonsky a fondé en 1994 “Incident.net”, l’un des premiers collectifs de Netart en France. Il a été professeur-invité au Fresnoy (2004-2005), à l’UQAM (2007-2014), est récipiendaire d’une chaire internationale de recherche à l’Université de Paris VIII (2015). Il est depuis 2017 artiste-chercheur à l’ENS Ulm et co-dirige avec Béatrice Joyeux-Purnel un séminaire de recherche sur l’imagination artificielle et l’esthétique postdigitale.

Site de l'artiste

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

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