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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Alizée Gazeau

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Arts visuels

Alizée Gazeau est une artiste française née en 1990.

Dans la continuité de ses études en Histoire de l’art et en Philosophie de l’art à la Sorbonne et un Master centré sur les enjeux esthétiques de la peinture abstraite en France dans les années d’après-guerre, elle poursuit ses recherches en concevant sa pratique comme une voie possible d’exploration poétique du monde.

Ouvrant des conversations dans les lieux qu’elle investit, son travail met en place des systèmes, sous forme de structures et d’installations. Ce travail immersif conduit au déploiement de rythmes reliés à un processus naturel, à un récit, une mythologie. Les dispositifs qu’elle installe in situ lui permettent de constituer les réceptacles d’expérimentations spatiales et temporelles et de composer à partir de ces archives, une mémoire de l’expérience.

En juin 2018, elle a fondé PAN, Publication d’Art Non-linéaire qui propose des rencontres entre théoriciens, artistes, scientifiques, écrivains autour d’un sujet central pour chaque édition. La deuxième édition « Recognition » est prévue pour l’automne 2019.

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Mark Geffriaud

Année/s de résidence : 2009, 2010, 2014, Cité internationale des arts

Arts visuels

Samuel Gelas

Année/s de résidence : 2018, 2014, 2015, Cité internationale des arts, Ville de Paris, France

Arts visuels

ENTRETIEN

Quels changements et évolutions sont à noter dans votre travail grâce à la résidence à la Cité internationale des arts ?
 

“Depuis mon arrivée à la Cité internationale des arts, j’ai entrepris plusieurs démarches picturales dont la principale est de réaliser des portraits de classe et de groupe. Ce travail puise son inspiration de voyages, de rencontres et des questionnements liés à la situations économique et sociale de certains groupes sociaux. Ce projet s’apparente aussi à la poétique de la rencontre qui est le concept de créolisation, du Tout-Monde du poète et penseur martiniquais Edouard Glissant.

Mon travail a depuis évolué à travers une pratique de la photo et de la vidéo d’individus et d’artistes d’horizons et de cultures différente. Ce qui m’enrichi énormément, d’un point de vue personnel, ainsi que mon travail pictural.”

Une anecdote sur votre résidence à la Cité internationale des arts ?
 

“La Cité internationale des arts est un lieu formidable permettant aux artistes de travailler dans de bonnes conditions mais aussi de rencontrer d’autres artistes de partout dans le monde ainsi que des professionnels de l’art. J’ai toujours été émerveillé par mes rencontres avec d’autres artistes, tant dans la richesse de nos échanges que ce qu’ils me transmettaient à travers leurs histoires, leurs parcours, leurs visions du monde et leurs pratiques artistiques. J’ai été frappé par la qualité des œuvres de chacun que ce soit en musique, chant ou arts visuel. Le talent des autres à été pour moi une source de motivation et d’inspiration qui m’a parfois permis de remettre en question ma pratique ; de me surpasser en quelque sorte. Enfin, certaines rencontres étaient si enrichissantes  que j’ai eu l’idée d’en faire un projet vidéo.

Mes rencontres professionnelles m’ont également été bénéfique car elles m’ont permis d’avoir de belles opportunités d’expositions telles que Eclat d’îles Vol. 3 à l’espace 24 Beaubourg (Février 2019), un solo show dans le corridor de la Cité internationale des arts ainsi qu’une participation à l’exposition collective à la Villa Radet sur le site de Montmartre (Juin 2019). Je prépare actuellement ma prochaine exposition prévue à La Terrasse, espace d’art de Nanterre ce qui me permettra de faire un pas de plus dans mon parcours artistique.”

BIOGRAPHIE

L’artiste français originaire de Guadeloupe, Samuel Gélas, est né en 1986. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy, son travail fut notamment découvert du grand public au Salon de Montrouge 2012 en France, et ArtBemao 2013 en Guadeloupe. En 2015, ses peintures ont été présentées à Paris dans des expositions collectives à la Galerie Nathalie Obadia et la Galerie LJ.

La démarche picturale de Samuel Gélas s’apparente à la figuration narrative et au pop art dans une forme à la fois ludique, poétique et critique du monde. Le peintre regarde et analyse les phénomènes médiatiques et sociétaux de la vie quotidienne. La plupart de ses œuvres questionnent la nature humaine à travers ses diverses formes d’animosité et d’animalité dans un corpus travaillant avec force la question des violences urbaines, sociales et culturelles.

La résidence de Samuel Gelas bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Cité internationale des arts dans le cadre de son action en faveur de la création francophone.

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

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Martine Gelis

Année/s de résidence : 1986, Cité internationale des arts

Arts visuels

Bernadette Genee

Année/s de résidence : 1984, Cité internationale des arts

Arts visuels

Geneviève Alaguiry

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Arts visuels

Geneviève Alaguiry, de son nom d’artiste Genathena, est née en 1986 à l’île de La Réunion. Diplômée d’un DNSEP à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de La Réunion en 2010 et d’un Master 2 à l’Université Paris 8 en 2011, elle développe très tôt une recherche sur la condition humaine qui l’amène à questionner le contexte sociétal du XXIème siècle, ancré dans une marchandisation des individus et du monde. Loin du « rapport à l’autre créatif et constructif. Aimant. L’humanité est malade de dégrader le lien social et de ne rien produire de bon »[1], elle est en quête perpétuelle de cette altérité qui laisse tomber les masques et où l’individu ne s’inscrirait plus dans un rapport aliénant. Rapport dans lequel il concoure à son propre asservissement.

Vers l’Humain exposition réalisée au Pavillon en 2019 – suite à sa résidence « Hors les murs » dans le cadre d’un partenariat entre l’Artothèque de La Réunion et le CNEAI – fait état de l’importance donnée à l’Autre dans son travail. Elle porte la voix de ceux qui souffrent, des invisibles, où une femme violentée et un Sans-Domicile Fixe deviennent le centre de l’exposition et du débat, qu’elle se plaît à continuellement susciter auprès du public.

Dans une nécessaire ré-humanisation du monde, elle pose les bases d’une recherche qui tend à révéler indéfiniment l’Humain écrasé par des jeux de domination et de pouvoir, comme en témoignent ses expositions depuis 2014 : Première expo… et après ? (exposition collective, 2018), L’Illusion d’un monde (2017), Insalubrisalvia (2016) ou encore Mécanique d’Humanisation (2014).

En 2019, sur une invitation de Pascal Lièvre et de Julie Crenn dans le cadre du projet HERstory, elle questionne les enjeux du milieu artistique et la figure de l’artiste contemporain.

Artiste pluridisciplinaire, Geneviève Alaguiry navigue entre le dessin, l’écriture, la performance, l’installation, la vidéo/l’animation, la sculpture et la photographie.

Elle a participé à plusieurs expositions collectives et réalisé des résidences à Paris, Maurice et La Réunion.

[1] Aude-Emmanuelle Hoareau, Docteure en philosophie, qui a consacré à l’artiste un écrit dans « Problématiques du hasard dans l’art réunionnais », revue Recherches en esthétique, n°22, p. 194 à 197

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Assunta Genovesio

Année/s de résidence : 2001, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Agnès Geoffray

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Franck Gerard

Année/s de résidence : 2000, Ministère de la Culture - Direction générale de la création artistique, France

Arts visuels

Stephane Gerard

Année/s de résidence : 1979, 1981, Cité internationale des arts

Arts visuels

Brandon Gercara

Année/s de résidence : 2023, 2026, On~des, Fondation H

Arts visuels

Brandon Gercara vit et travaille à La Réunion.

Iel est artiste chercheur·e, militant·e queer et décolonial·e

Diplômé·e de l’École Supérieure d’Art de La Réunion, son travail se concentre sur une étude critique des dynamiques de dominations dans un contexte post-colonial. Iel développe une pratique pluridisciplinaire, incluant performance, photographie, vidéo et installation.

Artiste associé·e au Fonds Régional d’Art Contemporain de La Réunion ainsi qu’au Laboratoire de recherche APILAB / ESA Réunion, iel est fondateur·trice de Requeer et l’organisateur·ice des Marches des Visibilités LGBTQIA+ de La Réunion.

En 2022, iel est sélectionné·e au Salon de Montrouge, à la Biennale de Casablanca, et est invité.e à présenter sa recherche à Jeu de Paume Paris, ainsi qu’au CCCOD de Tours. En 2023, iel présente une exposition en duo show avec l’artiste Esther Ferrer au Transpalette de Bourges et est sélectionné·e à la biennale des Rencontres Photographiques de Guyane.

Sa création est une réponse face aux multiples oppressions à La Réunion. La haine LGBTpobe se traduit par des violences : cyber-harcèlement, agressions physiques et morales, incendie criminel et tags homophobes dans le premier centre LGBTQIA+ de La Réunion. Des situations vécues par l’artiste, et dénoncées à travers son travail plastique et militant. Aujourd’hui Brandon Gercara développe le projet “Majik Kwir” en invitant de nombreux artistes à collaborer avec ellelui.

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Chamika Germain

Année/s de résidence : 2025, Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe

Arts visuels

Chamika Germain, artiste visuelle guadeloupéenne originaire de Saint-Martin, puise dans son histoire personnelle et dans la mémoire collective caribéenne pour explorer les réalités vécues par les enfants placés et les dynamiques familiales fragilisées. Son travail, mêlant sculpture, peinture et installation, interroge la résilience, l’absence et les transmissions émotionnelles. Elle utilise des matériaux bruts comme le fer à béton ou le verre, créant un dialogue entre fragilité et force.

Avec l'aimable autorisation de l'artiste

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Nicolas Germain

Année/s de résidence : 1983, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Yann Gerstberger

Année/s de résidence : 2014, Cité internationale des arts

Arts visuels

Tania Gheerbrant

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Karim Ghelloussi

Année/s de résidence : 2002, 2012, Cité internationale des arts

Arts visuels

Kambiz Ghodsi

Année/s de résidence : 1972, Administration des arts visuels en Iran

Arts visuels

Sylvain Giaume

Année/s de résidence : 2001, Fondation de France

Arts visuels

Suzanne Gilde-Saulnier

Année/s de résidence : 1979, Cité internationale des arts

Arts visuels

Arthur Gillet

Année/s de résidence : 2022, Académie des beaux arts

Arts visuels

Arthur Gillet est un artiste français né en 1986. Il obtient en 2011 un diplôme national supérieur d’expression plastique à l’Ecole des beaux-arts de Rennes et se forme à la danse contemporaine au Musée de la danse.

Il grandit en transition de genre, dans une famille sourde et neuroatypique en marge du marché du travail. Il explore les thématiques du désir, de l’identité, de la classe et des médias. Il est marqué par les autrices et artistes qui ont accompagné son parcours de transition : Naoko Takeuchi, Jane Austen, Valtesse de la Bigne, Virginia Woolf, Hannah Arendt, Catherine Geel, Murasaki Shikibu, Isabelle Queval, Geneviève Fraisse, Elisabeth Lebovici.

Il s’installe à Paris en 2012, avec une apparence de genre désormais masculine. Il pratique et questionne dans son travail la réappropriation des moyens de production, du corps et de son image. Il a revendiqué l’espace domestique comme atelier (où il produit céramique, menuiserie, peinture sur soie, couture, peinture sur toile). Il infiltre les institutions par des happenings et performances.

Dans le cadre de sa résidence à la Cité internationale des arts, son atelier lui permet d’aborder d’autres formats et matériaux.

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