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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Daniel Grenier

Année/s de résidence : 1980, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jean Pierre Grenier

Année/s de résidence : 1972, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Noé Grenier

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Noé Grenier est artiste plasticien et réalisateur. Né en 1987 dans les Alpes (Le Pra, Saint Dalmas le Selvage), il obtient un Diplôme national supérieur d’expression plastique à l’ESBA-MOCO en 2011 (Montpellier) et poursuit son cursus à l’école du Fresnoy Studio National des Arts Contemporains entre 2014 et 2016. 

Le cinéma est une de ses sources de création et de réflexion majeure. À travers la pratique du found-footage et des expérimentations sur la matière, ses travaux récents abordent les faux souvenirs au cinéma, les altérations de la mémoire, les phénomènes de disparition ou au contraire de résilience des images et des souvenirs. 

Il prépare actuellement deux films : un essai sur la restauration des œuvres d’art et un documentaire sur la permanence d’un lieu menacé de destruction. Ces recherches sur les enjeux éthiques et artistiques du soin et de l’attachement aux choses questionnent les pratiques délicates de la conservation, notre besoin de “faire durer” ainsi que la capacité de résistance propres aux choses. 

Il travaille également à des projets d’exposition en collaboration et à la co-réalisation de films avec Gwendal Sartre et Gilles Ribero. Les trois artistes développent un projet d’art numérique sur les dessins de cheval dit à « bec de canard », figure caractéristique de l’art pariétal. 

Son dernier court métrage expérimental Les images qui vont suivre n’ont jamais existé, a été primé à la Mostra internazionale del Nuovo Cinema di Pesaro en 2022 comme meilleur film en compétition. Il a également présenté son travail dans de nombreux festivals de cinéma internationaux tel que FIFA (Montréal), Festival of (In)appropriation (Los Angeles), Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris, IndieLisboa (Lisbonne), Fracto (Berlin), Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau…

Mary Baldo|_@_|Mary Baldo

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Yvan Gresse

Année/s de résidence : 2006, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, France

Arts visuels

Elodie Grethen

Année/s de résidence : 2020, Ministère fédéral Autrichien du Logement, des Arts, de la Culture, des Médias et des Sports

Arts visuels

Gilles Grimon

Année/s de résidence : 1974, Cité internationale des arts

Arts visuels

Raphael Grisey

Année/s de résidence : 2022, Art Explora

Arts visuels

Raphaël Grisey est né en 1979 en France. Il vit et travaille entre Berlin et Trondheim en Norvège. Bouba Touré est né au Mali en 1948 et décédé en France en janvier 2022. Les œuvres vidéo, éditoriales et photographiques de Raphaël Grisey rassemblent ou produisent des récits sur la politique du souvenir, la migration ou l’architecture. Bouba Touré était un chercheur photographique. Il a fait ses études à l’Université de Vincennes et a été projectionniste aux cinémas 14 Juillet et L’Entrepôt à Paris. Photographe depuis les années 70, il a documenté la vie et les combats des travailleurs migrants et des paysans en France et Mali. Touré était l’un des co-fondateurs de la coopérative Somandiki Coura, en 1977. Il a publié en 2015 le livre Notre case est à Saint Denis. Depuis les années 1980, Touré a exposé ses œuvres et animé des rencontres dans divers associations, foyers et, plus récemment, au sein d’institutions artistiques. Depuis 2006, Touré et Grisey travaillaient ensemble à des projets collaboratifs actuellement intitulés Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (« semer Somankidi Coura, une archive génératrice »). Cette collaboration a donné lieu à des ateliers, des films et des productions théâtrales, notamment avec la compagnie Kaddu Yaraax en 2017 et 2019, ainsi qu’à des publications et des écrits, notamment Sowing Somankidi Coura, a Generative Archive (2017, Archives Book).

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Le projet de résidence revient sur la collaboration de longue date du duo d’artistes et chercheurs Raphaël Grisey et Bouba Touré et consiste à numériser et activer les archives photographiques de Bouba Touré. Raphaël Grisey va ainsi indexer ces archives, qui seront ensuite complétées par des partenaires invités à interpréter et affiner cette indexation et à proposer des angles de recherche et de nouvelles contributions. La production finale consistera à produire une œuvre sonore à partir d’interviews, sous des formats inattendus, qui accompagnera les photographies de Bouba Touré.

Raphaël Grisey et Bouba Touré

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Raphaël Grisey

Année/s de résidence : 2005, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jérôme Grivel

Année/s de résidence : 2013, Cité internationale des arts

Arts visuels

Magalie Grondin

Année/s de résidence : 2022, On~des

Arts visuels

Marion Gronier

Année/s de résidence : 2024, Elles & Cité

Arts visuels

Depuis 2004, Marion Gronier développe un travail photographique qui creuse le portrait pour en extraire sa puissance d’agir dans des face-à-face sans échappatoire.

Après des études littéraires, elle travaille trois ans à l’Agence Vu avant de se consacrer à ses projets personnels qui se fixent sur les visages de personnes stigmatisées.

Son travail s’est construit suivant deux axes. Le premier a cherché dans les masques la figure du dédoublement, de l’absence à soi-même et de la mort dans la fixation photographique de pratiques performatives survivantes. Le second s’attache à porter une critique des constructions d’assignation sociale que le portrait photographique peut autant produire qu’abolir.

De 2005 à 2008, elle réalise Nuit blanche série consacrée aux visages grimés des acteurs de théâtres traditionnels asiatiques. 

Sa deuxième série, I am your fantasy (2010-2011), diptyques fille-mère réalisés dans des concours de mini-miss amateurs dans le Nord de la France, fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée de la Photographie de Charleroi en 2011 et d’une première monographie aux éditions Images en Manoeuvres.

En 2012, elle est lauréate de la Résidence BMW-Musée Niépce. Elle y réalise Les glorieux, portraits d’artistes de cirques itinérants, exposés aux Rencontres d’Arles et à Paris Photo en 2013 et réunis dans un deuxième livre aux éditions Trocadéro.

De 2013 à 2019, elle entreprend un travail aux États-Unis sur la violence de son histoire coloniale. Cette série intitulée We were never meant to survive, reçoit à deux reprises l’Aide à la création photographique documentaire contemporaine du CNAP. Exposée depuis 2020, chez Agnès b. et à la Galerie du Château d’eau à Toulouse notamment, elle fait l’objet de son troisième ouvrage, édité par Le Bec en l’air en 2021.

Son dernier travail, pour lequel elle a obtenu la résidence « Elles & Cité », se détourne de la figure humaine pour sonder le langage indéchiffrable des corps habités par la « folie ». 

Lidwine Kervella|_@_|Lidwine Kervella

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Sophie Gruner

Année/s de résidence : 1972, Ville de Paris, France

Arts visuels

Sébastien Gschwind

Année/s de résidence : 2012, Cité internationale des arts

Arts visuels

Thea Gueniot

Année/s de résidence : 2026, Prisme

Arts visuels

Annabel Gueredrat

Année/s de résidence : 2021, On~des

Arts visuels

Née en 1974 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, Annabel Gueredrat vit et travaille en Martinique.

Chorégraphe danseuse, performeuse, chercheuse, et “bruja”, elle est également praticienne en body-mind centering, pratique somatique qui lui permet d’écrire des performances (éco/afro) féministe, organiques, où l’intime et le politique sont de plus en plus liés. Les trois performances majeures d’Annabel Gueredrat, inspirées de figures de sorcières modernes, sont : A freak show for S, Hystéria et I’m a bruja. 

Elle est co-directrice avec H. Tauliaut, son compagnon de vie, du Festival International d’Art Performance (@FIAP Martinique). Ensemble, ils ont créé 4 mondes performatifs : aqua, iguana, afropunk et technochaman, ainsi que les laboratoires d’art performance, qui se déroulent tous les deux mois depuis 2017. Ils pratiquent la performance en pleine nature avec d’autres artistes à la savane des pétrifications dans l’extrême sud de la Martinique. En parallèle à sa création, elle a toujours mené des actions dansées dans le milieu de la prostitution, carcéral, éducatif, médical et socio-humanitaire.

Aujourd’hui elle intervient à s.o.s maternité et à Kap Caraïbes pour la communauté LGBTQI. Enfin, en 2012, elle a ouvert un nouveau chantier autour du féminisme noir en créant le trio Women, part two : you might think I’m crazy but I’m serious, avec Ghyslaine Gau et Ana Pi. Ses interrogations portaient alors sur le corps politique et la posture sociale des femmes Noires et Métisses sur le plateau. En 2021, elle prévoit la suite de ce trio : WOMEN, PART3, avec Ghyslaine Gau et Ana Pi sous forme d’exposition performative pour empuissancer d’autres femmes de la communauté.

Site de l'artiste
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Nadia Guerroui

Année/s de résidence : 2025, In situ

Arts visuels

En embrassant les changements dans la perception de la lumière, de la matière et du mouvement, Nadia Guerroui tisse une intimité subtile avec ce qui est imperceptible et évanescent. Elle imagine de nouveaux espaces, conditions et registres pour s’accorder à l’environnement visible et invisible qui nous entoure. Ses recherches raffinées sur les phénomènes physiques sont ouvertes aux beaux accidents et aux dérives sensorielles. Cette poétique de l’attention s’étend à un large éventail de médiums, incluant la fovéa ou les phosphènes, entre autres sites d’expérience perceptive en constante expansion. Distincte des courants qui captent et orientent le regard, sa pratique invite à un engagement rigoureux et attentif, résistant délibérément au spectaculaire et à la consommation immédiate d’images et de sensations.

©Trevor Good

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Anthonie Guibe

Année/s de résidence : 1970, 1972, Cité internationale des arts, Ville de Paris, France

Arts visuels

Anne Guillaume

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Julie Guillaume

Année/s de résidence : 2014, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Louis Guillaume

Année/s de résidence : 2024, 2–12

Arts visuels

Louis Guillaume est un artiste, un explorateur, un marcheur, un chercheur autodidacte, un inventeur guidé par une seule loi, un seul principe, celui des matières sur lesquelles il a jeté son dévolu.

Sa pratique s’articule en fait autour de récoltes saisonnières, l’artiste partant tous les mois à la recherche de matériaux lors de longues marches, dans les lieux qui l’environnent, à la campagne ou à la ville. Inutile de voyager trop loin : nombreuses sont les matières n’ayant pas encore reçu l’attention qu’elles méritent et se trouvant juste sous nos yeux. Oubliées, peu connues ou au contraire passe-partout, c’est à ces matières que Louis Guillaume redonne des lettres de noblesse et offre une seconde vie dans ses installations et ses sculptures explorant leurs possibilités plastiques. Cabanes, chemins en terre, mobiles précaires… Louis Guillaume conçoit ses créations comme des oeuvres vivantes destinées à évoluer dans le temps, au fil des saisons.

Les matières sourcées par l’artiste sont en réalité choisies pour leurs usages potentiels aussi bien que pour leurs propriétés purement esthétiques. La démarche est amateur, mais elle a atteint un niveau quasi-professionnel. À la recherche de modèles alternatifs, en dehors des circuits de productions mondialisés, Louis Guillaume mène ainsi un travail d’enquête visant à connaître les propriétés, des matières qu’il récolte et à en trouver les applications artisanales. Par exemple, il s’est récemment intéressé aux bourdes de peuplier noir, idéales pour remplacer à petite échelle le coton qui est utilisé dans la fabrication de doudounes.

Marlène Hautefort|_@_|Marlène Hautefort

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