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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Ken Hardie

Année/s de résidence : 2025, Haut-commissariat de la République en Polynésie française

Arts visuels

Est né à Tahiti d’un père néo-zélandais et d’une mère marquisienne et hollandaise.

En 2019, après diverses expériences professionnelles, au Canada et en Polynésie, il suit une formation de tourneur sur bois dans l’école de Jean-François Escoulen, à Aiguines en Provence, l’Excellence française.

Tout de suite après cette formation, les expositions se succèdent naturellement à Tahiti, puis au Grand Palais à Paris, ainsi qu’à Venise. Porté par l’engouement d’un public en quête de sens et d’identité, Ken interroge les racines et affirme une présence culturelle forte.

Depuis 2020, à Tahiti, du haut de ses 40 ans, il explore son histoire pour nourrir son art et continue de faire rayonner sa culture.

Avec l'aimable autorisation de l'artiste

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Agnès Hardy

Année/s de résidence : 1999, Ville de Toulouse - Direction des Affaires culturelles, France

Arts visuels

Romaric Hardy

Année/s de résidence : 2012, Cité internationale des arts

Arts visuels

Cécile Hartmann

Année/s de résidence : 2001, 2005, Cité internationale des arts

Arts visuels

Julie Hascoët

Année/s de résidence : 2026, Elles & Cité

Arts visuels

Julie Hascoët mène un travail protéiforme qui déborde le cadre strict de la photographie pour embrasser les domaines de l’édition, de l’installation et des pratiques curatoriales. Son regard se porte sur les territoires en marge et les formes générées par leur occupation, opposant à des environnements souvent minéraux et hostiles des formes humaines de résistance. Couteau-suisse au sein de la scène DIY, elle est co-responsable du projet Zines of the Zone depuis 2013, archive itinérante dédiée à l’auto-édition photo qui arpente les routes d’Europe pour organiser des événements visuels et sonores. Ses projets photographiques, menés au long cours, ont été publiés dans des recueils monographiques et ont été exposés en France et à l’étranger.

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Sandrine Hattata

Année/s de résidence : 1995, Cité internationale des arts

Arts visuels

Thierry Hauch

Année/s de résidence : 1990, Ministère de la Culture - Direction générale de la création artistique, France

Arts visuels

Thomas Hauser

Année/s de résidence : 2015, Cité internationale des arts

Arts visuels

Lucile Olympe Haute

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Lucile Olympe Haute est artiste, chercheuse et enseignante. 

Ses travaux visent à penser ensemble spiritualité, technologie et politique — entendu au sens élargi de “vivre ensemble” engagé et écoresponsable qui déborde l’anthropocentrisme et embrasse les différents règnes du vivant : végétal, animal, fongique et bactérien. Elle a réunit ces questions dans son essai intitulé Le manifeste des cybersorcières, qui rassemble des sorcières de différents horizons, engagées politiquement (écoféminisme, queer/transféminisme, émancipation technologique) et impliquées dans des processus d’autonomisation.

Son travail actuel à la Cité internationale des arts implique des cultures symbiotiques de bactéries et de levures. Elle a étudié et réalisé des livres d’art numériques, multisupports et hybrides, en s’intéressant à leur pérennité. Elle utilise et enseigne les techniques de conception graphique en css pour l’impression. Elle est la fondatrice de la collection Web To Print. Elle est maîtresse de conférences en art et design à l’Université de Nîmes (FR) et chercheuse associée à l’École des arts décoratifs Paris

Maya Minder / Justin Monteiro |_@_|Maya Minder / Justin Monteiro

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Marie Havel

Année/s de résidence : 2020, Fondation Daniel et Nina Carasso

Arts visuels

Work in progress (everyday) – Janvier 2021

À l’occasion de la série Work in progress (everyday) diffusée en janvier 2021, Marie Havel revient sur son travail et le projet sur lequel elle travaille pendant sa résidence à la Cité internationale des arts. Lecture à accompagner des visuels ci-contre.

 

A travers des techniques variées et souvent entre modélisme et dessin, mon travail questionne la ruine. De ses traces ingérées par le paysage et l’histoire collective ; jusqu’à l’environnement domestique le plus intime et les rituels du jeu ; je tente de saisir l’instant où survient la ruine, d’envisager la réactivation des ruines et les possibles changements d’identité des lieux ou paysages ; de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, par les individualités, à travers la notion peut-être de “paysages usagés”. Je cherche à pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective et surtout à envisager la ruine comme possible mode de construction à part entière avec ses mécanismes propres, comme une possible évolution, une augmentation plutôt qu’une dégradation. Ce travail relève ainsi de tensions, de rapports de force, de points d’équilibre et de cycles de construction / de(con)struction, découvertes / recouvrements ; entre la nature et l’Homme, l’adulte et l’enfant, l’enfant et la nature.

 

Cette démarche a pris sa source en des lieux connus et au travers d’expériences personnelles, mes terrains de jeux s’étant situés principalement dans l’Aisne près du Chemin des Dames ou sur la côte d’Opale jonchée de restes du mur de l’Atlantique. Des paysages forgés, façonnés, par une Histoire lointaine mais omniprésente de chute, de ruine et de dévastation, qui sont aussi le support, la base de nombres d’enfances, de jeux et de réappropriations, constructions / reconstructions intimes et collectives.

 

Ainsi, la première part du travail évoque la ruine constituante du paysage, de l’architecture, d’une grande Histoire commune extérieure parfois lointaine ; quand la seconde suggère des paysages qualifiés de domestiques, un environnement intime et intérieur, en apparence plus naïf et familier, empreint de clins d’œil, d’anecdotes et d’objets aussi singuliers que représentatifs d’une génération. Si cette recherche globale, par la diversité des médiums et des sujets, peut alors aisément se scinder en deux parties tout à fait distinctes ; elle s’attache néanmoins par son articulation à parcourir la ruine et la manière dont nous l’envisageons ; partant d’une histoire collective vers un imaginaire commun, cherchant à pointer les origines de la ruine, ses résurgences, ses racines et leurs possibles destinations.

 

C’est cette articulation, cette connexion entre ces deux axes que j’ai souhaité questionner et travailler dans le cadre de la résidence du programme “Fondation Daniel & Nina Carasso et Cité internationale des arts”, pour rendre la démarche plus lisible en me plongeant davantage dans la seconde partie du travail, plus récente, qui entre parfaitement en écho avec un temps de résidence et en particulier dans la période actuelle, allant de l’extérieur vers l’intérieur. J’ai intitulé ce projet Die and Retry, terme issu du jeu vidéo, désignant une pratique qui consiste d’abord à perdre / mourir afin de connaître les mécanismes du jeu pour ensuite pouvoir revenir et recommencer, réussissant cette fois. Une chance que permet le jeu vidéo, le jeu plus généralement, mais aussi un temps de résidence comme celui-ci ; s’isoler un temps pour mieux saisir l’objet des recherches, des préoccupations avant de revenir et recommencer, après ce temps suspendu mais loin d’être vain, à l’image d’une cabane d’enfant qui enferme autant qu’elle ne suggère la fuite et l’évasion.

 

– Marie Havel

Vivant et travaillant à Montpellier, Marie Havel est née en 1990 à Soissons dans l’Aisne. Après un BTS en communication visuelle, elle est diplômée DNSEP en 2016 de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (MO.CO ESBA).

Lauréate du Prix jeune création Drawing Room 2016 de Montpellier puis du Premier Prix DDESSIN à Paris en 2017, elle réalise à l’été 2018 une exposition en duo avec le plasticien Clément Philippe à La Mouche Art Contemporain Béziers.

Son travail a notamment été présenté lors l’édition 2019 de Bienvenue Art Fair à la Cité internationale des arts avec la Galerie Jean-Louis Ramand. Lauréate du dispositif Post-Production FRAC Occitanie Montpellier 2019, elle y a récemment exposé son travail lors de l’exposition collective Le Bal des Survivances.

Elle collabore également régulièrement depuis 2015 avec le promoteur et la Fondation GGL Helenis sur divers projets artistiques.

” Le travail de Marie Havel s’enracine dans une réflexion autour de la ruine, état de chute aussi bien assimilé aux choses qu’à l’individu.
Il se décline dans un agencement subtil entre construction et destruction. Cet équilibre, précaire, est appréhendé à l’orée de l’enfance, dans des dimensions expérimentales et ludiques. Dans ce sens, ses œuvres proposent un double regard, celui de la curiosité, du jeu, d’un âge où l’on s’adapte à l’environnement chargé d’histoire qui nous entoure, et celui d’une approche plus distanciée, posant son attention sur ce qui bâtit notre passé. […] Son travail relève ainsi de l’introspection, du souvenir, elle va puiser dans les décombres de sa mémoire pour opérer une mise en lumière des images et expériences vécues. L’état de ruine est non seulement révélé […] mais également suspendu. Il y a dans ses dessins un état de sursis latent, dont la série Jumanji est particulièrement représentative. […]

A l’inverse de structures qui se détériorent au fil du temps, Marie Havel bâtit des constructions originellement altérées, elle érige la ruine. Ce qui est mis en lumière n’est pas tant la chute que l’acte vain. Les œuvres participent d’une forme de cynisme, où la part d’instabilité et de destruction constitue l’essencemême de la structure. Si Marie Havel excelle dans la technique du dessin, son travail présente une déclinaison de médiums, portant toujours son attention sur l’effondrement de manière ambiguë[…]. 

L’artiste promeut le chaos, l’échec, et l’adversité. […] Il y a en effet dans son travail un besoin de révéler, de montrer ce qu’on ne voit pas ou que l’on ne voudrait plus voir. […] Les œuvres de Marie Havel sont ainsi empreintes de souvenirs où son histoire prend place dans l’Histoire. L’enfance ingénue se substitue à la réalité d’un monde détérioré, en tension. Il s’opèrepourtant une sublimation de la mémoire. A travers la reconstruction de jeux, de situations périlleuses ou encore de structures, l’artiste introduit une poésie de la ruine.”

Extraits du texte de Gwendoline Corthier-Hardoin, chercheuse en Théorie des Arts et commissaire d’exposition, mars 2020.

 

 

“Ce programme a été une opportunité unique de prise de hauteur, de réappropriation du travail comme du temps, de rencontres inattendues et de préservation, permettant d’analyser et ainsi de renforcer l’ensemble de ma démarche artistique. Ces six mois sont déjà le marqueur d’une évolution considérable dans ma jeune carrière, une nouvelle étape à un moment où rien ne laissait présager une telle chance.”

Site de l'artiste
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Guy Hazan

Année/s de résidence : 1966, Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France

Arts visuels

Anais Hazo

Année/s de résidence : 2023, Trame

Arts visuels

Anaïs Hazo née à Paris en 1989. Elle a étudié les beaux-arts, la gravure, l’édition, le design, la mode et l’environnement. Anaïs est chercheuse, artiste et designer transdisciplinaire.

Elle œuvre à questionner et à apaiser les paradoxes qui informent nos rapports aux corps, aux soins et aux lieux. Sa pratique plurielle et engagée se traduit dans des corpus de travaux protéiformes, basés sur de longs parcours de recherche. — Pour elle, le processus d’élaboration d’une œuvre détient autant d’importance que les objets qu’il génère. Nombre de ses travaux deviennent ainsi de véritables modes de vie expérimentaux, dans lesquels elle s’immerge entièrement.

Hazo envisage la production artistique comme un organisme sensible, en relation directe avec les espaces qui l’accueillent et les êtres qui le rencontrent et le constituent. Dans le contexte actuel d’urgence écologique et sociale, elle interagit notamment avec des tiers-lieux et des territoires autogérés, où elle entremêle récits ancestraux et mythologies contemporaines, artefacts et vie quotidienne.

Elle investit les champs du design (objets, nourriture, rituels, odeurs, environnements), qu’elle associe à l’écriture de textes reliant récit et théorie. Elle conduit également des pratiques collectives d’apprentissage, d’observation consciente et de « care ». À travers ces formats, elle propose une mise en mouvement de formes alternatives d’être-au-monde.

© Anaïs Hazo|_@_|© Anaïs Hazo

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Hendrik Hegray

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Arthur Heilporn

Année/s de résidence : 2024, École Supérieure d’Arts & Médias Caen/Cherbourg

Arts visuels

Paul Heintz

Année/s de résidence : 2017, Cité internationale des arts

Arts visuels

Johanne Helard

Année/s de résidence : 2000, Cité internationale des arts

Arts visuels

Charlotte Heninger

Année/s de résidence : 2020, Arts Déco Alumni Paris

Arts visuels

Laura Henno

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Keywa Henri

Année/s de résidence : 2023, On~des

Arts visuels

Keywa Henri owin Kalin’a taniabolin mokoma.

Kolomo owin Kalin’a tɨgaledalɨ abɨnyin nɨmbo mokoma, Beaux Arts de Lyon bo, 2022 ta.

Keywa Henri, né.e Kaulu (Kourou) en ” Guyane Française “, est de nationalité  française et brésilienne. Premier.e artiste Kalin’a Tɨlewuyu (peuple autochtone de “Guyane Française”) diplômé.e des Beaux-Arts de Lyon, elle obtient son DNSEP en 2022. Elle développe sa pratique en investissant le champ de l’Animation tout en élaborant une pensée autour des existences et des histoires des Peuples Originels d’Abya Yala (“Amériques”).

Pluridisciplinaire, elle collabore avec Sioduhi, designer de mode Piratapuya (autochtone du Brésil), dans les collections Pamɨri 23 (2021) et Manioqueen (2022-23) dont elle réalise les fashion films. Elle participe à la direction créative et soutient Sioduhi Studio à la direction artistique de la marque. Elle réalise avec le studio de production Caddah Studio le deuxième fashion film « Imanências » de Pamɨri 23 pour la Brasil Eco Fashion Week de 2021. Elle co-dirige également le défilé Manioqueen à la Brasil Eco Fashion Week de 2022 ainsi que le défilé Manioqueen de l’Amazon Poranga Fashion en 2023.

Elle intègre l’équipe chargée de la décoration pour le film réalisé en stop motion « Les humains sont cons quand ils s’empilent » de Laurène Fernandez qui remporte le 3e Prix de la Cinéf au Festival de Cannes de 2022.

Dans le désir de parfaire sa technique, elle entame une formation proposée par le studio d’animation anglais Aardman Animation, Ltd. et poursuit présentement la fabrication de ses films. 

Keywa entend l’animation comme un langage de la transformation. Un flux dans lequel se rencontrent et s’enchevêtrent divers éléments et d’où vont germer des systèmes composites et éphémères. L’éclectisme caractéristique de cette forme d’expression l’amène à déployer des projets protéiformes puisant dans les matières qui dialoguent avec ses préoccupations.

Partant de son expérience de vie, elle construit à travers le mouvement une réflexion esthétique, identitaire, sociale et politique. Elle engage une mise en perspective autochtone et décoloniale qui tend à confronter les fonctionnements oppressifs et dominants établis au sein de la société.

Nourrie par sa rencontre avec Jaider Esbell (1979-2021), artiste et penseur Makuxi (autochtone du Brésil), lors du workshop ” Chemins de l’Art Autochtone Contemporain” r”alis” en 2020, elle interroge la protagonisation des Peuples Originels dans le cadre général actuel et œuvre pour un empouvoirement autochtone.

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Chimène Henriquez

Année/s de résidence : 2005, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels