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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Martin Hauser

Année/s de résidence : 2000, Atelier Mondial de Bâle, Suisse

Arts visuels

Thomas Hauser

Année/s de résidence : 2015, Cité internationale des arts

Arts visuels

Pascal Hausermann

Année/s de résidence : 2012, Canton de Zurich - Direction intérieure de la justice et des compétences culturelles, Suisse

Arts visuels

Jurg Hausler

Année/s de résidence : 1993, Visarte - Association professionnelle des artistes plasticiens suisse

Arts visuels

Natalie Hausler

Année/s de résidence : 2013, Ministère fédéral de la Culture et des Médias, Allemagne

Arts visuels

Heinz Hausmann

Année/s de résidence : 1987, Ministère de l'Innovation, de la Science et de la Recherche de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne

Arts visuels

Hannah Häußer

Année/s de résidence : 2022, Ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg

Arts visuels

René Haustein

Année/s de résidence : 2015, Ministère de l'Innovation, de la Science et de la Recherche de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne

Arts visuels

Harri Hautajarvi

Année/s de résidence : 2020, Fondation finlandaise de la Cité internationale des arts

Architecture et design

Olli Hautala

Année/s de résidence : 1987, 1988, Cité internationale des arts, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Musiques

Jukka Hautamaki

Année/s de résidence : 2010, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Arts visuels

Ranja Hautamaki

Année/s de résidence : 2001, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Arts visuels

Sinikka Hautamaki

Année/s de résidence : 1985, 1989, Cité internationale des arts, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Arts visuels

Lucile Olympe Haute

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Lucile Olympe Haute est artiste, chercheuse et enseignante. 

Ses travaux visent à penser ensemble spiritualité, technologie et politique — entendu au sens élargi de “vivre ensemble” engagé et écoresponsable qui déborde l’anthropocentrisme et embrasse les différents règnes du vivant : végétal, animal, fongique et bactérien. Elle a réunit ces questions dans son essai intitulé Le manifeste des cybersorcières, qui rassemble des sorcières de différents horizons, engagées politiquement (écoféminisme, queer/transféminisme, émancipation technologique) et impliquées dans des processus d’autonomisation.

Son travail actuel à la Cité internationale des arts implique des cultures symbiotiques de bactéries et de levures. Elle a étudié et réalisé des livres d’art numériques, multisupports et hybrides, en s’intéressant à leur pérennité. Elle utilise et enseigne les techniques de conception graphique en css pour l’impression. Elle est la fondatrice de la collection Web To Print. Elle est maîtresse de conférences en art et design à l’Université de Nîmes (FR) et chercheuse associée à l’École des arts décoratifs Paris

Maya Minder / Justin Monteiro |_@_|Maya Minder / Justin Monteiro

Werner Hauters

Année/s de résidence : 1988, Gouvernement flamand - Direction des Arts et du Patrimoine, Belgique

Arts visuels

Marie Havel

Année/s de résidence : 2020, Fondation Daniel et Nina Carasso

Arts visuels

Work in progress (everyday) – Janvier 2021

À l’occasion de la série Work in progress (everyday) diffusée en janvier 2021, Marie Havel revient sur son travail et le projet sur lequel elle travaille pendant sa résidence à la Cité internationale des arts. Lecture à accompagner des visuels ci-contre.

 

A travers des techniques variées et souvent entre modélisme et dessin, mon travail questionne la ruine. De ses traces ingérées par le paysage et l’histoire collective ; jusqu’à l’environnement domestique le plus intime et les rituels du jeu ; je tente de saisir l’instant où survient la ruine, d’envisager la réactivation des ruines et les possibles changements d’identité des lieux ou paysages ; de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, par les individualités, à travers la notion peut-être de “paysages usagés”. Je cherche à pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective et surtout à envisager la ruine comme possible mode de construction à part entière avec ses mécanismes propres, comme une possible évolution, une augmentation plutôt qu’une dégradation. Ce travail relève ainsi de tensions, de rapports de force, de points d’équilibre et de cycles de construction / de(con)struction, découvertes / recouvrements ; entre la nature et l’Homme, l’adulte et l’enfant, l’enfant et la nature.

 

Cette démarche a pris sa source en des lieux connus et au travers d’expériences personnelles, mes terrains de jeux s’étant situés principalement dans l’Aisne près du Chemin des Dames ou sur la côte d’Opale jonchée de restes du mur de l’Atlantique. Des paysages forgés, façonnés, par une Histoire lointaine mais omniprésente de chute, de ruine et de dévastation, qui sont aussi le support, la base de nombres d’enfances, de jeux et de réappropriations, constructions / reconstructions intimes et collectives.

 

Ainsi, la première part du travail évoque la ruine constituante du paysage, de l’architecture, d’une grande Histoire commune extérieure parfois lointaine ; quand la seconde suggère des paysages qualifiés de domestiques, un environnement intime et intérieur, en apparence plus naïf et familier, empreint de clins d’œil, d’anecdotes et d’objets aussi singuliers que représentatifs d’une génération. Si cette recherche globale, par la diversité des médiums et des sujets, peut alors aisément se scinder en deux parties tout à fait distinctes ; elle s’attache néanmoins par son articulation à parcourir la ruine et la manière dont nous l’envisageons ; partant d’une histoire collective vers un imaginaire commun, cherchant à pointer les origines de la ruine, ses résurgences, ses racines et leurs possibles destinations.

 

C’est cette articulation, cette connexion entre ces deux axes que j’ai souhaité questionner et travailler dans le cadre de la résidence du programme “Fondation Daniel & Nina Carasso et Cité internationale des arts”, pour rendre la démarche plus lisible en me plongeant davantage dans la seconde partie du travail, plus récente, qui entre parfaitement en écho avec un temps de résidence et en particulier dans la période actuelle, allant de l’extérieur vers l’intérieur. J’ai intitulé ce projet Die and Retry, terme issu du jeu vidéo, désignant une pratique qui consiste d’abord à perdre / mourir afin de connaître les mécanismes du jeu pour ensuite pouvoir revenir et recommencer, réussissant cette fois. Une chance que permet le jeu vidéo, le jeu plus généralement, mais aussi un temps de résidence comme celui-ci ; s’isoler un temps pour mieux saisir l’objet des recherches, des préoccupations avant de revenir et recommencer, après ce temps suspendu mais loin d’être vain, à l’image d’une cabane d’enfant qui enferme autant qu’elle ne suggère la fuite et l’évasion.

 

– Marie Havel

Vivant et travaillant à Montpellier, Marie Havel est née en 1990 à Soissons dans l’Aisne. Après un BTS en communication visuelle, elle est diplômée DNSEP en 2016 de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (MO.CO ESBA).

Lauréate du Prix jeune création Drawing Room 2016 de Montpellier puis du Premier Prix DDESSIN à Paris en 2017, elle réalise à l’été 2018 une exposition en duo avec le plasticien Clément Philippe à La Mouche Art Contemporain Béziers.

Son travail a notamment été présenté lors l’édition 2019 de Bienvenue Art Fair à la Cité internationale des arts avec la Galerie Jean-Louis Ramand. Lauréate du dispositif Post-Production FRAC Occitanie Montpellier 2019, elle y a récemment exposé son travail lors de l’exposition collective Le Bal des Survivances.

Elle collabore également régulièrement depuis 2015 avec le promoteur et la Fondation GGL Helenis sur divers projets artistiques.

” Le travail de Marie Havel s’enracine dans une réflexion autour de la ruine, état de chute aussi bien assimilé aux choses qu’à l’individu.
Il se décline dans un agencement subtil entre construction et destruction. Cet équilibre, précaire, est appréhendé à l’orée de l’enfance, dans des dimensions expérimentales et ludiques. Dans ce sens, ses œuvres proposent un double regard, celui de la curiosité, du jeu, d’un âge où l’on s’adapte à l’environnement chargé d’histoire qui nous entoure, et celui d’une approche plus distanciée, posant son attention sur ce qui bâtit notre passé. […] Son travail relève ainsi de l’introspection, du souvenir, elle va puiser dans les décombres de sa mémoire pour opérer une mise en lumière des images et expériences vécues. L’état de ruine est non seulement révélé […] mais également suspendu. Il y a dans ses dessins un état de sursis latent, dont la série Jumanji est particulièrement représentative. […]

A l’inverse de structures qui se détériorent au fil du temps, Marie Havel bâtit des constructions originellement altérées, elle érige la ruine. Ce qui est mis en lumière n’est pas tant la chute que l’acte vain. Les œuvres participent d’une forme de cynisme, où la part d’instabilité et de destruction constitue l’essencemême de la structure. Si Marie Havel excelle dans la technique du dessin, son travail présente une déclinaison de médiums, portant toujours son attention sur l’effondrement de manière ambiguë[…]. 

L’artiste promeut le chaos, l’échec, et l’adversité. […] Il y a en effet dans son travail un besoin de révéler, de montrer ce qu’on ne voit pas ou que l’on ne voudrait plus voir. […] Les œuvres de Marie Havel sont ainsi empreintes de souvenirs où son histoire prend place dans l’Histoire. L’enfance ingénue se substitue à la réalité d’un monde détérioré, en tension. Il s’opèrepourtant une sublimation de la mémoire. A travers la reconstruction de jeux, de situations périlleuses ou encore de structures, l’artiste introduit une poésie de la ruine.”

Extraits du texte de Gwendoline Corthier-Hardoin, chercheuse en Théorie des Arts et commissaire d’exposition, mars 2020.

 

 

“Ce programme a été une opportunité unique de prise de hauteur, de réappropriation du travail comme du temps, de rencontres inattendues et de préservation, permettant d’analyser et ainsi de renforcer l’ensemble de ma démarche artistique. Ces six mois sont déjà le marqueur d’une évolution considérable dans ma jeune carrière, une nouvelle étape à un moment où rien ne laissait présager une telle chance.”

Site de l'artiste

Marnus Havenga

Année/s de résidence : 1992, Association Artistique d'Afrique du Sud pour les Arts Visuels (SANAVA)

Arts visuels

Sami Havia

Année/s de résidence : 2017

Arts visuels

Vít Havránek

Année/s de résidence : 2024, 2026, 2–12

Commissariat

Vit est un conservateur et historien de l’art spécialisé dans la néo-avant-garde d’après-guerre et l’art contemporain. Il a dirigé tranzit.cz et occupé le poste de vice-recteur à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, où il enseigne l’histoire de la présentation artistique. Ses intérêts en matière de conservation et de recherche portent sur les concepts et l’histoire du vide, les complexités singulières dans l’art et la critique institutionnelle. Vit a organisé des expositions telles que la Triennale d’art slovène, Matter of Art, la Biennale de Jakarta 2017, Manifesta 8 et Steirischer Herbst. Il a (co)édité des publications avec et sur John Cage, Eva Koťátková, Jiří Kovanda, Frantz Fanon, Hans Ulrich Obrist, ainsi que le volume Atlas of Transformation, et a siégé au sein de jurys et de comités consultatifs internationaux.

Vit Havranek © Louisa Havranek

Eva Laura Havu

Année/s de résidence : 2005, 2006, 2008, Cité internationale des arts, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Musiques