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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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François Perrodin

Année/s de résidence : 1985, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jean-Luc Perrot

Année/s de résidence : 1985, Action privée en faveur du Monde Culturel, France

Arts visuels

Bruno Persat

Année/s de résidence : 2012, Cité internationale des arts

Arts visuels

Gerald Petit

Année/s de résidence : 2013, Cité internationale des arts

Arts visuels

Aurélie Petrel

Année/s de résidence : 2021, 2012, 2014, 2016, Institut français, Cité internationale des arts

Arts visuels

Rejean Peytavin

Année/s de résidence : 2022, Cité internationale des arts

Arts visuels

Réjean Peytavin, artiste franco-suisse, est né en 1986. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Paris), il a également suivi les programmes post-diplômes de l’école des Beaux-Arts de Nantes (Art et Entreprise) et de l’ENSA Limoges (Kaolin, Art et Design en céramique contemporaine).

Ses recherches s’orientent principalement autour du médium céramique, ses systèmes de productions récents et passés, et les croisements culturels qui y sont inscrits. En articulant ce médium plastiquement tout en le soumettant à d’autres possibilités comme la vidéo, l’artiste met en perspective le croisement des cultures mondialisées et le transfert des savoirs par la migration des techniques. 

Dans ses installations, qui s’articulent autour de l’exploration matérielle des liens entre la forme, sa fabrique et ses usages, Réjean Peytavin interroge le médium autour de ce qu’il contient, de ce qu’il transmet, et ce qui en demeure lisible à travers le temps. Ainsi, ses sculptures trouvent leur importance dans les protocoles de fabrication et les croisements empiriques des cultures techniques. Il place cette expérimentation formelle dans le champ de l’industrie, qu’il lie aux lieux de résidences qui l’accueillent pour réaliser ses projets. Il a travaillé avec des entreprises comme Geberit (céramiques sanitaires, Limoges, France) ou Gasser Ceramic (tuilerie industrielle, Bardonnex, Suisse), avec des chercheurs de l’Institut Pasteur, et avec des startup comme 60circuits ou ODIWI.

Réjean Peytavin poursuit ses recherches par le prisme de résidences artistiques, récemment au CIAV (Centre International d’Art Verrier) Meisenthal, au CERCCO (HEAD – Genève), à la Maison du Patrimoine de Saint-Yrieix-la-Perche, ou encore à la Fondation Bruckner (Carouge, Suisse). Il a également obtenu l’Aide Individuelle à la Création de la DRAC Île-de-France pour le projet SATURNISM, une fiction qu’il coréalise avec la chorégraphe Alice Bertrand.

Il a participé à des expositions au Latvian National Museum of Art de Riga (Lettonie), au Musée des Arts Asiatiques de Nice, au FRAC Limousin, au Trapholt Museum de Kolding (Danemark), au Musée Adrien Dubouché à Limoges et au Musée de Picardie à Amiens. Ses oeuvres sont présentes dans la collection de la Maison du Patrimoine à Saint-Yrieix, au Musée du Verre et du Cristal de Meisenthal, à la Piscine (Musée d’art et d’Industrie André Diligent) à Roubaix ainsi qu’au MUDAC (Lausanne, Suisse).

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Tuan Pham Dang

Année/s de résidence : 1977, Académie d'Architecture, France

Arts visuels

Jean Marc Philippe

Année/s de résidence : 1968, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jean-Marie Philippe

Année/s de résidence : 1983, Action privée en faveur du Monde Culturel, France

Arts visuels

Jérémie Pialoux

Année/s de résidence : 2026, Ville d'Asnières-sur-Seine

Arts visuels

Lucie Picandet

Année/s de résidence : 2016, Cité internationale des arts

Arts visuels

Annie Picard

Année/s de résidence : 1972, Action privée en faveur du Monde Culturel, France

Arts visuels

Romain Picardi

Année/s de résidence : 2021, Haut-commissariat de la République en Polynésie française

Arts visuels

Maria Eva Picot

Année/s de résidence : 2003, 2011, Fondation Mozarteum Argentino, Argentine

Arts visuels

Benoit Pieron

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Né en France, Benoît Piéron vit et travaille à Paris.

Benoît Piéron s’intéresse à la sensualité des plantes, les limites du corps et la temporalité des salles d’attente.

Sa pratique s’articule autour de patchworks, d’installations, de jardinage existentiel et de créations de papiers peints. Ayant toujours vécu la maladie comme un partenaire de vie, le milieu hospitalier est son écosystème. Il cherche à produire des expressions alternatives de la maladie, la considérant comme un potentiel. Loin de l’héroïsme romantique des métaphores habituelles de la maladie, Benoît Piéron se place dans une zone grise et joyeuse.

Sa pratique s’inspire del’expérience de l’attente et explore les frontières ambiguës entre la santé et lamaladie, la présence et l’absence, l’intérieur et l’extérieur, le corps et les structuresarchitecturales, temporelles et médicales qui le façonnent. Il a récemment exposéà la Biennale de Liverpool (Royaume-Uni, 2023), au Palais de Tokyo (France, 2023),à la Bourse de Commerce – Collection Pinault (France, 2023) et à la FondationPernod Ricard (France, 2022).

 

Durant sa résidence, Benoît Piéron développera un projet alliant art et santé. Dans le prolongement de sa recherche sur la sexualité à l’hôpital, initiée à l’Antre Peaux lors de l’exposition “Bandage”, et avec le soutien du Prix Carta Bianca, Benoît Piéron échangera avec des personnes im·patients pour les interroger sur leur expérience du plaisir à l’hôpital.

Nourrie de théories et de pratiques féministes à travers une pédagogie inversée, sa méthodologie de travail vise à créer des safe spaces pour l’accueil, l’échange et le partage de la parole des personnes invalidées.

PIÉRON Benoît portrait © Piéron 2020|_@_|PIÉRON Benoît portrait © Piéron 2020

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MARGOT Pietri

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Un jour d’éclipse, Margot Pietri a fantasmé un monde marqué par la disparition de l’astre-repère de l’humanité depuis des millénaires, le soleil. L’artiste en tira plusieurs conclusions, dont l’extinction d’espèces et de formes de vie terrestres, l’obsolescence de croyances et méthodes de mesure axées sur le soleil (les horloges, le cycle du jour…) et la nécessité de renégocier les rythmes de travail. Ce scénario aux accents post-apocalyptiques lui a alors inspiré une série de textes et de paysages sculpturaux. Ils sont peuplés de signes et d’outils « au repos » comme des boussoles et des cadrans ayant tous complètement perdu le nord, à savoir ne montrant, ne transformant ni n’indexant en fait plus rien.

Laboratoire de résilience, cette fiction post-soleil a des allures de science-fiction mais elle permet surtout à l’artiste de cartographier et d’articuler un déboussolement contemporain généralisé face à la nécessité d’actualiser nos modes de pensées.  Dans Logiques des mondes, le philosophe Alain Badiou forgeait un concept : celui de « monde atone » pour décrire un réel où « on communique à l’infini », où « il n’existe aucun point » et où tout est si ramifiés et nuancés qu’aucune instance supérieur ne permet de prendre une décision. Du bouleversement climatique à la fin des grands récits fédérateurs en passant par  déconstruction opérée par la pensée critique : « l’atone » nous guette malgré tous ces GPS à porté de mains.

Comment se positionner ? Où atterrir ? Par rapport à quoi ? Les repères millénaires s’effondrent lorsqu’ils ne s’effritent pas. Et après ? Margot Pietri en sauve certains du naufrage et donne précisément consistance aux états émotionnels qui découlent de ce moment où un monde se dissout et un nouveau, balbutiant, émerge. A partir des restes, fragments, ruines et signes qu’elle efface ou laisse apparaître dans ses sculptures, Margot Pietri construit un terrain fertile de la désorientation, posant les bases pour une nouvelle science expérimentale à même d’esquisser à nouveau une ou plusieurs directions communes.

Julie Ackerman

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Marjolaine Pigeon

Année/s de résidence : 2003, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Michel Pigeon

Année/s de résidence : 1965, Ville de Paris, France

Arts visuels

Lucile Piketty

Année/s de résidence : 2018, Arts Déco Alumni Paris

Arts visuels

Manoel Pillard

Année/s de résidence : 1974, 1976, Cité internationale des arts, Ville d'Asnières-sur-Seine, France

Arts visuels