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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Mohamed Abouelouakar

Année/s de résidence : 1997, Cité internationale des arts, Ministère de la Culture et Secrétariat d'Etat à la Culture du Royaume du Maroc

Arts visuels

Houda Abouz

Année/s de résidence : 2025, Institut français du Maroc

Littératures

Originaire de la petite ville amazighe de Khemisset, Khtek – « ta sœur » en marocain –, de son vrai nom Houda Abouz, est le nouveau visage du rap féminin marocain. Dans un environnement musical fortement dominé par les hommes, elle s’impose comme une figure incontournable du hip-hop marocain. En 2024, elle a été sacrée Meilleure Artiste de l’Année par Billboard Arabia.

Diplômée en cinéma documentaire, Khtek commence à écrire des chansons en 2016 et son rap libre et créatif n’hésite pas à prendre le contre-pied des traditions du Royaume. Ses pairs les plus célébrés lui ont fait une place de choix dans leurs titres récents : El Grande Toto, Don Bigg et Draganov sur Hors Série, ou encore Tagne et Stormy sur Fratello. Ses propres morceaux, comme Kick Off et Ftila, ont rencontré un large succès, cumulant des millions de vues et suscitant un engouement massif sur les réseaux sociaux.

Plus qu’une artiste, Khtek utilise sa musique comme un véritable outil de contestation contre les inégalités sociales et le poids des traditions patriarcales. À travers ses textes percutants et engagés, elle affirme son identité amazighe et dénonce les injustices, insufflant un vent de révolte dans le paysage du rap marocain.

Son impact dépasse les frontières du Maroc : elle se produit en concert aussi bien dans son pays qu’en Europe, rassemblant un public de plus en plus large et fidèle. Khtek incarne une nouvelle génération de femmes artistes, fortes, libres et engagées, prêtes à bousculer les normes.

concert - les arabes du futur - novembre 2023 Avec l'aimable autorisation de l'artiste

Abdallah Abozekry

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Musiques

Abdallah Abozekry est né le 16 février 1995 au Caire dans une famille de passionnés de la musique classique arabe. A l’âge de douze ans, il commence ses études de musique à la Maison du Luth Arabe du Caire, avec un professeur Kurde syrien. Dès l’âge de quatorze ans, il intègre l’Orchestre d’Orient dirigé par Naseer Shamma. Il a participé à des festivals reconnus, tel que le festival de Baalbek et celui de Carthage.

Fin 2010, il est diplômé de la Maison du Luth Arabe du Caire avec « prix d’excellence ». À l’âge de quinze ans, il devient le plus jeune professeur du Saz au monde arabe.

En 2017, deux ans après son arrivée en France, Abdallah Abozekry commence à collaborer avec son grand frère Mohamed Abozekry. Pour leur première collaboration, les deux frères s’associent à Nicolas Thé, batteur de renom, et présentent Don’t replace me by a machine.

Eli Abrahahmi

Année/s de résidence : 1970, 1972, Cité internationale des arts, Ministère de la Culture et des Sports, Israël

Arts visuels

Marion Abraham

Année/s de résidence : 2025, Art Gallery of New South Wales

Arts visuels

Hans Abrahamsson

Année/s de résidence : 1975, Académie royale des Beaux-Arts, Suède

Arts visuels

Davit Abrahamyan

Année/s de résidence : 2012, 2015, Association pour la promotion de l'art contemporain arménien

Arts visuels

Kerstin Abram Nilsson

Année/s de résidence : 1990, KRO / KIF Artistes, Suède

Arts visuels

Niko Abramidis

Année/s de résidence : 2017, Ministère de l'État de Bavière pour les Sciences et les Arts

Arts visuels

Alina Abramov

Année/s de résidence : 2007, Institut français

Arts visuels

Pimchas Abramovitch

Année/s de résidence : 1966, Ministère de la Culture et des Sports, Israël

Arts visuels

David Abramovitz

Année/s de résidence : 1978, Cité internationale des arts

Musiques

Rachel Abrams

Année/s de résidence : 2001, Université d'Alfred, Etats-Unis d'Amérique

Arts visuels

Gabriel Abrantes

Année/s de résidence : 2017, Cité internationale des arts

Arts visuels

Javier Abreu

Année/s de résidence : 2009, Institut français

Arts visuels

Nayabiwgué Abrin

Année/s de résidence : 2021, Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe

Arts visuels

Naya Abrin est un artiste performeur et réalisateur né en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre dans le quartier de Boissard. Dès 2015, sa pratique est ancrée dans la performance et l’installation. Depuis 2020, il se concentre sur un projet documentaire avec son premier court métrage Dyab ka mayé fi’ay dèyè légliz, tourné en Guadeloupe en marge des élections municipales. Ce projet traite de l’image évocatrice de l’enfance et de la politique comme toile de fond des phénomènes insulaires. Il convoque une imagerie contemplative qui s’entremêle au mouvement haletant et frénétique du témoignage, de la procession carnavalesque et de la revendication politique locale.

Bigidi pa ka tombé, projet de résidence de Naya Abrin, signifie en créole “être en déséquilibre sans jamais vraiment tomber”. La collaboration avec l’artiste performeuse et danseuse Patricia Badin est l’un des enjeux principaux de ce projet voué à tirer parti de la Cité internationale des arts, lieu privilégié de la recherche collective fondée sur des pratiques corporelles et des questionnements théoriques.

À travers les danses Afro-descendantes que sont le twerk et le Gwo Ka, cette rencontre fera naître des performances et des espaces de réflexion autour du décolonialisme et de l’appropriation culturelle. Ce projet témoigne de l’état de résistance que l’on rencontre chez les personnes Afro-descendantes et Afro-caribéennes vis-à-vis des écueils traumatiques du post-colonialisme. Il contribue ainsi à mettre en exergue des corps racisés dansant, en travaillant sur la chute comme forme d’expression pouvant faire naitre des réflexes empathiques. Ces derniers permettraient au spectateur d’appréhender des violences systémiques souvent invisibilisées.

Naya Abrin s’attellera ensuite à l’écriture d’un documentaire sur le sujet de l’habitat spontané́ et de l’évolution des zones de précarité́ en Guadeloupe. Ce projet mettra en évidence la mémoire des populations issues de quartiers précaires, pris dans l’effacement de ce territoire en résilience péniblement assainit depuis l’édification du faubourg colonial jusqu’à nos jours.

Damien Paillard

Jalal Abs

Année/s de résidence : 1977, 1981, 1983, Académie d'Architecture, France, Cité internationale des arts

Arts visuels

Frantz Absalon

Année/s de résidence : 1981, 1982, Cité internationale des arts

Arts visuels

Annette Abscheidt

Année/s de résidence : 1984, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Noor Abu Arafeh

Année/s de résidence : 2013, Association Welfare, Palestine

Arts visuels