Skip to content

Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

Filtres :
↓
↓
↓
↓
Rechercher
Tous

Marielle Polska

Année/s de résidence : 1977, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Jean Pierre Poncabare

Année/s de résidence : 1969, 1971, Cité internationale des arts, Ville de Paris, France

Arts visuels

Alba Rose Ponce Mendoza

Année/s de résidence : 1993, Action privée en faveur du Monde Culturel, France

Arts visuels

Mirela Popa

Année/s de résidence : 2005, 2009, 2010, Cité internationale des arts

Arts visuels

Pablo Popall

Année/s de résidence : 2015, Cité internationale des arts

Arts visuels

Lucie Postel

Année/s de résidence : 2022, Fondation Culture & Diversité

Arts visuels

ENTRETIEN

Dans le cadre de votre résidence à la cité internationale des arts, en partenariat avec la Fondation Culture & Diversité, vous avez bénéficié d’un accompagnement à la création par un commissaire membre de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition. De quelle façon cet accompagnement s’est-il déroulé ? 

“L’accompagnement par un commissaire d’exposition C-E-A s’est très bien déroulé, j’ai été accompagnée par Alexandra Goullier Lhomme (interview à découvrir ci-dessous) avec qui nous avons non seulement travaillé autour des questions de l’exposition de septembre, mais également sur des méthodologies. Nous avons fait un tour complet sur mon travail, mes dossiers, portfolio, CV et texte de présentation. Nos échanges autour de ma pratique artistique, m’ont permis de clarifier certains points, de prendre du recul sur d’autres. C’était une rencontre très importante dans mon parcours, et j’en suis vraiment ravie.

Au cours de ces derniers mois, grâce aux différents dispositifs d’accompagnement mis en place, avec la fondation C&D, C-E-A et la Cité internationale des arts, je me suis réellement professionnalisée, j’ai l’impression d’avoir acquis des outils, qui me serviront par la suite dans mes prochaines résidences et mes prochaines expositions.“

Avez-vous une anecdote ou un moment marquant de votre résidence à partager ? 

“Un des moments forts de cet accompagnement a été selon moi, le moment de l’ouverture de mon atelier, que nous avions intitulé « promenons-nous ». Ce fut un événement très intéressant, où j’ai pu partager le travail fourni durant ma résidence à la Cité internationale des arts. L’atelier ouvert a donné lieu à des échanges très enrichissants, avec Alexandra d’une part lors du montage de l’installation, mais également avec les visiteurs. C’était un moment important de la résidence, qui m’a permis d’avoir un aperçu de ce que pourra donner l’exposition de septembre.”

Vous inaugurerez une exposition à la Cité internationale des arts en septembre 2022 à l’occasion du festival des Traversées du Marais. Comment ce projet s’est-il développé dans le cadre de votre résidence ?

“Dans un premier temps, j’ai commencé par expérimenter pleins de choses, j’ai travaillé sur différents projets et techniques en même temps. J’ai par exemple travaillé sur plusieurs peintures sur bois représentant des saynètes peintes à l’huile, en tissant des liens narratifs entre chaque peinture pour créer une fiction. Je me suis également lancé dans la production de deux grands formats sur tissu libre, d’un parquet imprimé sur du papier kraft en linogravure et d’une vidéo d’animation.

Tous ces éléments ont été travaillés de façon simultanée. J’ai fait des allers-retours, en sautant de pratique en pratique et de projet en projet (ce qui fait partie intégrante de mon processus créatif et qui m’aide à créer un ensemble de pièces cohérentes).

Après cette phase d’expérimentation, nous avons beaucoup échangé avec Alexandra autour de mon travail, ce qui m’a aidé à affirmer certains choix. Nous avons ensuite, pour ma participation à la soirée Ateliers ouverts, travaillé l’installation des pièces dans l’espace, ce qui m’a permis de me projeter pour l’exposition de septembre et de faire le point sur les éléments à ajouter, et à améliorer.”

BIOGRAPHIE

Après une première année de classe préparatoire aux Ateliers d’arts plastiques d’Evry, Lucie Postel intègre l’École nationale supérieure d’art – Villa Arson, dont elle sort diplômée en 2020. Elle vit et travaille désormais en région parisienne depuis 2021.

Durant ses années d’étude, elle a eu l’occasion de développer un travail plastique composé de plusieurs techniques. La peinture (sur bois ou sur toile) est le cœur de sa pratique. Elle lui permet de dérouler une trame narrative inspirée de l’univers des contes. En résulte des séries de peintures surréalistes qui explorent divers questionnements autour de l’intime, de la maison comme refuge, mais aussi comme lieu troublant. À travers ses peintures, Lucie Postel crée des mondes où les intérieurs et les extérieurs se mélangent, et où le réel et l’imaginaire se confondent.

Son travail vidéo, ou images animées, lui permet quant à lui de mettre en mouvement ses saynètes figées. En effet, les peintures de Lucie Postel sont la matière première de ses vidéos, elle en extirpe des paysages et personnages qu’elle anime afin de développer la trame narrative des saynètes.

En parallèle, elle travaille également la linogravure qui lui permet de créer des motifs qu’elle peut ensuite imprimer en série pour en faire un papier peint, un sol ou une tenture dans le but de créer des installations immersives et de transformer les espaces d’exposition en espace de l’intime.

Entretien avec Alexandra Goullier Lhomme

Vous êtes membre de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition, comment avez-vous été menée à accompagner Lucie Postel pendant sa résidence ? 

“Dans le cadre du partenariat entre la Cité internationale des arts et Fondation Culture & Diversité, C-E-A a lancé un appel à candidatures pour accompagner Lucie Postel pendant les quatre mois de sa résidence. J’ai donc tout simplement répondu à cet appel à candidature diffusé à travers la newsletter de C-E-A.

Cet appel me semblait très intéressant sur deux points. D’un point de vue méthodologique d’abord, C-E-A avait décidé de publier cet appel à candidatures tout en transparence. Le portfolio de l’artiste que l’on devait accompagner était joint à l’appel et permettait ainsi de comprendre rapidement à quel profil on aurait à faire. D’un point de vue plus global, cette mission m’intéressait car l’accompagnement des artistes émergeant est vraiment ce qui me nourrit dans mon métier.”

Par quoi cet accompagnement s’est-il traduit ?

“L’accompagnement s’est traduit par une série de rendez-vous avec l’artiste dans un rapport horizontal et sans jugement aucun. Chaque rendez-vous était l’occasion d’échanger avec Lucie Postel au sujet de son travail, de mettre en place des exercices plus concrets (réaliser un portfolio, un CV, un budget, une postulation, une visite d’atelier, etc.), de partager nos expériences et ressentis vis-à-vis du monde de l’art et surtout de prévoir ce qu’il serait éventuellement nécessaire d’aborder la fois suivante.

Je pense que cet accompagnement s’est beaucoup basé sur l’écoute des besoins formulés par l’artiste. L’attente principale de Lucie était de développer un discours plus construit sur son travail et au final c’est quelque chose qui est venue de manière très spontanée à force d’échange. En tournant autour d’exercices plus concrets et factuels, qui ne sont que trop rarement abordés dans les écoles d’art, cela a finalement permis à Lucie de prendre confiance en elle et de développer un vrai discours autour de son travail. Je vois cet accompagnement comme une béquille qui permet de consolider les endroits encore un peu trop fragiles, afin de se professionnaliser d’une part, mais surtout pour avoir la force de s’imposer dans un milieu pas toujours facile.”

Quels sont selon vous les avantages de ce dispositif d’accompagnement proposé dans de le cadre du programme de résidences “Cité internationale des arts x Fondation Culture & Diversité” ?

“Je pense que l’atout principal de cet accompagnement est le luxe de pouvoir prendre du temps. Le temps d’échanger, de se connaître mutuellement, le temps de douter, d’essayer et de rater, d’un côté comme de l’autre.

Dans le cadre de cet accompagnement, un accrochage devait voir le jour. Avec Lucie, nous avons décidé conjointement de voir cet événement comme un exercice où le cheminement, les réflexions, les tentatives étaient plus importantes que le résultat. Nous avons donc tenté des choses dans son atelier pendant plusieurs jours, et cet exercice nous a véritablement appris tant l’une sur l’autre que sur les différents modes d’accrochage possible dans le travail de Lucie Postel.

Je pense que cet accompagnement est avant tout un accompagnement humain et qu’il est important de noter que l’apprentissage se fait dans les deux sens.”

BIOGRAPHIE

Alexandra Goullier Lhomme est commissaire d’exposition indépendante. Ses recherches curatoriales portent sur la porosité des frontières, qu’elles soient d’ordre géographique, social, temporel ou langagier. Défaire toute notion de catégorie et questionner toute définition, sont les outils qui bordent sa pratique. Ces réflexions l’ont notamment amenée à s’intéresser particulièrement au médium de la performance dans sa capacité à naviguer entre les arts et à glisser entre les catégories – toujours en mouvement. Toute sa pratique est cependant ancrée dans un champ poétique et politique où la pluralité des visions, des voix et des médiums est centrale. 

Diplômée d’un master en Arts plastiques et Sciences de l’Art (Paris 1 – Panthéon-Sorbonne / New York University) et d’un master professionnel en commissariat d’exposition (Sorbonne – Paris 4), Alexandra Goullier Lhomme a travaillé comme commissaire d’exposition indépendante, assistante curatoriale, chargée de production et assistante d’artiste à New York, Londres et Paris. En tant qu’assistante curatoriale, elle a notamment travaillé pour le programme d’art contemporain du château de Versailles (2018-2019) et au Palais de Tokyo (2017 – 2018). Plus récemment (2021), elle fut chargée de recherches pour le laboratoire espace cerveau de l’IAC – Institut d’art contemporain de Villeurbanne/Rhône-Alpes. Parmi ses projets indépendants on compte notamment Nourrir le terreau, Villa Belleville (Paris, 2022) ; Date(s), une exposition postée (2021) ; Tongue on tongue, nos salives dans ton oreille, Galerie Allen, Cité Internationale des arts – Site de Montmartre, KADIST & espaces publics (Paris, 2019) ; Nos ombres devant nous, Fondation d’Entreprise Ricard (Paris, 2017).

Co-directrice de Liquid Ground // Swapping Tongues, une initiative curatoriale ayant pour ambition de promouvoir les arts éphémères et publier des écrits d’artistes, Alexandra Goullier Lhomme est également co-commissaire de la saison 2023-2024 de Orange Rouge et membre active de curatorial hotline (https://curatorialhotline.art/), un collectif qui propose des e-rendez-vous de conseils individualisés aux artistes dans un rapport horizontal et solidaire. De 2018 à 2020, elle fut co-directrice de prologue, un collectif curatorial soutenant les arts performatifs.

Maurine Tric

↓

Jonathan Potana

Année/s de résidence : 2023, On~des

Arts visuels

Jonathan Potana est né sur l’île de La Réunion.

Dès ses premières rencontres, confrontations et orientations à l’Esprit de notre temps, Jonathan déploie l’Art et sa forme comme seule peau, testament et parabole de ses contacts avec le Mystère. “L’artiste n’a nul autre droit que celui de faire son devoir, l’art c’est la vie et la vie c’est sacré”.

La croissance de ses créations induit le pouvoir de l’Art à toucher et transformer l’autre. “L’Art est un organe transitoire qui reflue, transmute et refoule la vie à elle-même”. Sa position, po(é)sition est de sortir de l’art par l’art. Il met en friction et tectonique, la capacité et la valeur de l’Art à former et façonner le monde dans lequel nous vivons.

À cela se lie à son parcours l’effervescence de nos paysages et subséquemment de leurs situations : ses espérances et ses balbutiements, ses crises et ses extases, ses présages à manifester aujourd’hui comme principe à entrer en action. L’unité de son Oeuvre porte le nom de Mouvement Primaire, qui s’infuse et devient pluriel aux contacts sans cesse nouveaux du magma du monde. Jonathan Potana invoque et convoque dans sa réalisation, un nouvel état de l’art confluant liberté et responsabilité à la création. “Quand arrêtons-nous de survivre pour commencer à vivre et quand arrêtons de vivre pour commencer à survivre?”

 

Jonathan Potana |_@_|Jonathan Potana

↓

Etienne Pottier

Année/s de résidence : 2012, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France

Arts visuels

Marie Claude Poudret

Année/s de résidence : 1966, Cité internationale des arts

Arts visuels

Antoine Poupel

Année/s de résidence : 1986, Cité internationale des arts

Arts visuels

Marie Françoise Poutays

Année/s de résidence : 1987, Cité internationale des arts

Arts visuels

Alexandra Pouzet

Année/s de résidence : 2024, Elles & Cité

Arts visuels

Alexandra Pouzet nait à Poitiers en 1975, grandit à la campagne (nord Vienne, 86) dans l’emmêlement du patois au français, des énergies rurales à celles de la ville.

Elle suit des études de lettres modernes, puis travaille en radio, parle d’écologie, de poésie, fait entendre des voix de gens de la terre. À un moment, la photographie aux beaux-arts en cours du soir, puis un tour de France avec un polaroid et le goût du surréalisme (Les veines du temps – 2009-12, avec le poète Alain-Pierre Pillet). Les séries s’enchainent. La question d’habiter, un corps, une maison, un sol.

D’être habité.es, par des forces, une histoire, des lieux. Elle travaille avec des personnes et réfléchit avec elles des expériences habitantes, une condition humaine. Le Frac Poitou-Charentes acquiert en 2009 l’ensemble de Nature humaine, la B.N.F un folio de sa Carte du tendre et l’expose en 2017. S’aiguise au fil des rencontres son goût pour les gestes situés, les savoirs-faires non conventionnels, les formes brutes, des manières de faire vernaculaires.

Elle travaille depuis 2016 avec l’anthropologue Bruno Almosnino. Avec lui, elle regarde nos attachements aux objets, la part sacrée qui nous lient à eux (Medium – 2018, Presque René Montagne – 2021-23), la fin d’un pastoralisme, la reprise de la terre (Poun naou – 2018-22), ce qui vibre d’esprit dans ce que nous considérons usuellement comme des choses inertes (Terrain.s – 2017-21, avec Roger Rousseau). Ils exposent dans des centres d’art, des musées, fondent les éditions Arts Pauvres, performent, activent les images et les mots de différentes façons.

Alexandra Pouzet s’intéresse depuis plusieurs années aux objets d’arts et traditions populaires dont la dimension artistique et les images qu’ils libèrent ou font remonter l’amènent aujourd’hui à travailler sur les formes inconscientes paysannes. Sa pratique est de plus en plus « sculpturale » et cherche à dire non pas des mondes finis(sants) mais un présent continu.

Marie Deborne

↓

Frédéric Pradeau

Année/s de résidence : 2008, Cité internationale des arts

Arts visuels

Camille Pradon

Année/s de résidence : 2020, Fondation Daniel et Nina Carasso

Arts visuels

Née en 1993, Camille Pradon est artiste visuelle, elle vit et travaille à Paris et Tunis. 

Son approche pluridisciplinaire l’amène à investir des champs de recherche et d’expérimentation sur la matière même des images, leur fabrication tout comme les cadres de leur perception. Dans des travaux récents, la planéité de l’image est dissonante, jouant sur le leurre de l’endroit et l’envers ou de la profondeur et de la surface.

Si, comme elle le déclare, “l’image est une matière comme une autre”, pourquoi dans ce cas ne pas imaginer l’image comme une matière vivante, biologique, capable d’une vie autonome et génératrice de sa propre existence ? Il s’en dégage une ambiguïté sur la nature des signes, les images comme les mots ou toutes autres données constituantes d’un langage formel.

L’artiste use de ces questions de manière elliptique travaillant à la déconstruction du récit et à sa mise en suspens afin de développer des temporalités ténues, ou au contraire vertigineuses. Le hors-champ des images de Camille Pradon est une affaire de limites sensibles.

Son travail est présenté notamment aux Ateliers Côteaux (Tunis) en 2018, à la Villa Belleville (Paris), la Biennale d’Art Contemporain de Lyon – résonance, le Gabes Cinema Fen (Tunisie) ou encore le Festival Traverse vidéo (Toulouse) en 2019. En 2020, La Galerie Les limbes (Saint-Étienne), Finis Terræ – Centre d’art insulaire (Île d’Ouessant), la Galerie El Birou, la Galerie Selma Feriani et l’Institut français de Tunisie, accueillent ses œuvres.

Elle est publiée en tant qu’autrice et critique par le Magazine du Jeu de Paume (2017), fig- revue indépendante de critique architecturale, la revue Point Contemporain (2019, 2020) et collabore avec les éditions Naima (Paris, 2021).

“Ma résidence à la Cité internationale des arts a été une expérience intense et inédite. Grâce au soutien financier de la fondation, j’ai pu sereinement développer mes projets, les cristalliser, pour donner forme à de nouvelles pièces et me consacrer pleinement à la conception de mes prochaines expositions.

Les rencontres passionnantes avec les résidents, l’équipe et les partenaires de la Cité, m’amènent aujourd’hui à concevoir de nouvelles collaborations, nées au cœur de ce cadre de vie exceptionnel et avec la complicité de cette communauté d’artistes talentueux.ses et soudé.es.”

↓

Jean Paul Praudel

Année/s de résidence : 1983, 1986, Cité internationale des arts

Arts visuels

Manon Pretto

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Manon Pretto (1993), artiste plasticienne, travaille entre Paris et Clermont-Ferrand. Elle obtient un DNSEP à l’ÉSACM en 2020. Son travail prend source dans différents engagements personnels à l’échelle du territoire, comme avec Perou – Pôle Exploration des Ressources Urbaines, laboratoire de recherche action sur la ville hostile – ainsi qu’avec Yes We Camp, où elle saisit les enjeux de la création en situation et confirme son intérêt pour les alternatives à l’appréhension urbaine et à des problématiques d’hospitalité.

Son travail pluridisciplinaire, explore les limites entre le corps et l’image. Manon travaille, entre autres, sur les errances et sur la façon dont nous nous adaptons à notre environnement. Sa pratique est tournée vers l’univers de la science-fiction pour un environnement à prédominance urbaine et contient un aspect politique fort. Elle crée des objets prothétiques aux allures futuristes, pour créer des corps augmentés. Très proche des questions liées aux libertés individuelles et la façon dont elles peuvent être mises à mal de nos jours, son travail interroge les fragilités et mécanismes de pouvoir. 

Elle questionne également la place des corps, notamment minorisés et sexisés, dans l’espace public, et comment les hybrider, les déplacer, pour trouver des formes d’auto-défense, mais aussi de combat.

La pratique de collaboration est très présente, voire essentielle dans son travail, apportant des regards ouverts, croisés, permettant d’élargir les questionnements, et de laisser la place aux minorités d’exister en conscientisant aussi les espaces de privilèges. Une collaboration intersectionnelle permettant de laisser à tous les corps l’expression des besoins pour lutter ensemble. Ne pas parler à la place de, et ne jamais rendre invisible.

Valentin Le Cron |_@_|Valentin Le Cron

↓

Julien Previeux

Année/s de résidence : 2005, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jeremie Priam

Année/s de résidence : 2021, Direction des Affaires Culturelles de Martinique

Arts visuels

Diplômé du Campus Caribéen des Arts avec les félicitations du jury en 2013, Jérémie Priam est designer graphiste. Il est né en 1989 et vit en Martinique.

Son travail est axé sur de nombreuses problématiques idéologiques et sociales. Il met le doigt sur des sujets tabous qui peuvent à la fois toucher son insularité et le monde extérieur – de la vanité à la consommation en passant par les croyances populaires – tout est mis en cause. Il explore, avec ses œuvres, les troubles identitaires antillais, le déracinement et les séquelles du passé esclavagiste. Parallèlement, il dénonce aussi les dérives de notre société contemporaine en utilisant métaphore et allégorie.

Il intègre dans ses pratiques (dessin, estampe, vidéo, performance, installation, sculpture etc…) différents médiums. Il vise une approche “décoloniale” de l’art contemporain en Martinique en défiant l’exotisme à laquelle il refuse de se soumettre.

Site de l'artiste
↓

Eric Prigent

Année/s de résidence : 2008, Cité internationale des arts

Arts visuels

Isabelle Prim

Année/s de résidence : 2015, Cité internationale des arts

Arts visuels