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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Mila Lachezarova Lozanova

Année/s de résidence : 2006, Académie Nationale des Arts de Sofia, Bulgarie

Arts visuels

Mélanie Lachieze-Rey

Année/s de résidence : 2013, Ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts de Bade-Wurtemberg, Allemagne

Arts visuels

Zvi Lachman

Année/s de résidence : 1993, Ministère de la Culture et des Sports, Israël

Arts visuels

Alexandre Lacombe

Année/s de résidence : 2002, Cité internationale des arts

Musiques

Jeanne Lacombe

Année/s de résidence : 2012, 2014, Cité internationale des arts

Arts visuels

Françoise Lacroix

Année/s de résidence : 2001, Le Royal College of Arts de Londres, Royaume-Uni

Arts visuels

Ninon Lacroix

Année/s de résidence : 2023, Fondation Culture & Diversité

Cinéma

ENTRETIEN

Dans le cadre de votre résidence à la Cité internationale des arts, en partenariat avec la Fondation Culture & Diversité, vous avez bénéficié d’un accompagnement à la création par des commissaires indépendantes membres de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition. Pouvez-vous nous dire en quoi cet accompagnement a nourri votre pratique ? 

Le travail avec les commissaires m’a permis d’approcher les enjeux de construction d’une exposition et de production vidéo dans le cadre d’une exposition, ce qui était très nouveau pour moi et a ouvert beaucoup de possibles dans ma pratique. L’accompagnement a principalement consisté à penser l’exposition Faire danser les ours présentée dans le cadre du Festival des Traversées de Marais. La particularité de ce travail était que nous pensions à l’exposition en même temps que je produisais les objets qui y seraient montrés. Ceci a bien sûr beaucoup alimenté ma production;  j’ai pu me concentrer sur des questions très concrètes, qu’est ce qui va exister, comment, ce qui m’a permis de préciser mes intentions de manière plus générales. J’ai beaucoup apprécié cela, d’autant que je n’avais jamais eu l’occasion auparavant, de mener à bien un projet personnel jusqu’à sa production finale avec d’autres professionnelles toutes très qualifiées.“

Vous inaugurerez une exposition à la Cité internationale des arts en septembre 2023 à l’occasion du festival des Traversées du Marais. Comment ce projet s’est-il développé et en quoi celui-ci s’ancre dans votre projet de résidence ? 

“Mon projet de résidence portait la production d’installations à partir d’un projet de film, plutôt destiné au cinéma, autour du langage et des récits amoureux. J’ai filmé pendant deux ans le discours et les gestes d’enfants en école maternelles et primaires à Paris pour traiter ce sujet. J’ai plutôt une démarche documentaire. L’année dernière, alors que je bénéficiais d’une résidence en écriture à Périphérie, la forme que je développais, tant au niveau de la narration que de l’expérience que je voulais transmettre, m’a peu à peu conduite vers l’installation. C’est ce que j’ai voulu explorer au sein de la résidence à la cité des arts. Le projet d’exposition s’inscrivait parfaitement dans ma recherche d’alors; comment produire des vidéos pour un espace d’exposition, comment penser le montage dans l’espace, via plusieurs écrans, et la possibilité d’une déambulation.

J’ai passé un certain temps à revenir sur les images filmées et les sons enregistrés, mais également sur les différents objets que j’avais récoltés dans les centres de loisirs; dessins, photo, mots d’amour et lettre. Il a fallu opérer un tri dans cette matière assez vaste. Puis j’ai testé des agencements via le montage vidéo en même temps que j’explorais des manières de projeter dans l’espace et sur différents supports.”

Avez-vous d’autres projets en cours ou futurs ?

“J’aimerai bien évidemment poursuivre ce projet là et donner une forme finale à la fois aux installations et au film. En parallèle, d’autres projets se concluent peu à peu à la rentrée. J’ai travaillé une série photographique avec trois chercheur.se.s en science sociale de l’Institut Convergence Migration sur la complexité de l’habiter des exilé.e.s. Les photographies ont majoritairement été prises à la chambre photographique et dépeignent les différentes structures «accueillantes» ou prétendument hospitalière dans la ville, que ce soit les espaces intimes intérieurs ou ceux extérieurs et publics. Ce travail fera l’objet d’une exposition en octobre à la maison de l’architecture à Paris. Enfin, je suis en train de finir  une installation vidéo qui sera présentée à la Maison Salvan à Toulouse en octobre également, dans le cadre de l’exposition L’eau qui fend la pierre avec l’herbe de David Ryan. Elle est conçu comme une encyclopédie de gestes de soins et d’attentions quotidiennes pratiqués à Belfast, majoritairement par des personnes qui s’identifient comme femmes. Ces gestes sont autant d’héritages de manières de résister et lutter qui sont souvent tues et dévalorisées. L’envie, en les archivant est de montrer leur puissance et leur particularité: j’ai eu la chance de travailler avec Oona Doherty pour interpréter certains gestes.”

BIOGRAPHIE

Ninon Lacroix est photographe et réalisatrice. Elle a participé au programme Égalité des Chances à l’ENS Louis-Lumière en 2017, alors qu’elle était sur le point de valider sa licence de philosophie à PSL / Lycée Henri IV – ENS Ulm. Elle intègre par la suite le Master de Photographie de l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, option Procédés alternatifs, animer l’image fixe, portraits à la chambre photographique, dont elle sort diplômée en 2022, formation qu’elle complète par le Master Documentaire de création option Réalisation, qui émane d’un partenariat entre l’École documentaire de Lussas et Université Grenoble Alpes. Durant ses études, Ninon Lacroix a bénéficié des bourses de la Fondation Culture & Diversité ainsi que de la bourse de Prime Video.
 

Par l’intermédiaire du médium filmique, du documentaire ainsi que de la photographie, le travail de Ninon Lacroix s’intéresse aux conventions amoureuses et à la notion de genre. Dans le cadre de la Résidence C&D, elle envisage de produire un dispositif audiovisuel visant à explorer une forme d’imaginaire qui suggèrerait une forme de subjectivité par le déploiement de l’espace mental comme un paysage extérieur. La collecte d’une matière vaste et protéiforme, composée de montages, d’entretiens, de mises en scène, de portraits et de dessins accompagnés de leur description audio, s’exposerait sous la forme d’une installation immersive qui proposerait au spectateur·rice de traverser le dispositif comme l’on traverserait l’inconscient d’un individu.

© Maurine Tric / Adagp

Frédéric Ladame

Année/s de résidence : 1990, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Nemanja Lađić

Année/s de résidence : 2024

Arts visuels

Antoine Ladrette

Année/s de résidence : 1981, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Chloé Laederach

Année/s de résidence : 1999, Ville de Genève - Fondation Simon I. Patiño, Suisse

Arts visuels

Rolf Laessoe

Année/s de résidence : 1973, Agence danoise de la culture

Arts visuels

Jacky-Georges Lafargue

Année/s de résidence : 2005, Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Arts visuels

Florence Lafitte Maurice

Année/s de résidence : 1987, 1989, Cité internationale des arts

Musiques

Isabelle Lafitte Maurice

Année/s de résidence : 1987, 1988, Cité internationale des arts

Musiques

Lucie Laflorentie

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Lucie Laflorentie est née en 1983. Elle vit et travaille en région Occitanie, France. Diplômée de l’école supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, elle obtient son DNSEP Art en 2008.

Le travail de l’artiste se fonde sur l’articulation entre son approche du dessin et son expérience du paysage. Nourrie par un attachement profond pour le monde paysan dont elle est issue – monde fondé sur le respect de la terre, où les outils et le travail manuel occupent une place centrale – l’artiste active lors de ses résidences son intérêt fort pour la matière, et tente de mesurer ses recherches à l’échelle d’un territoire, à sa géologie, à son histoire.

Lucie Laflorentie obtient en 2019 la bourse de l’Aide à la Mobilité de la région Occitanie et effectue une résidence de trois mois au sein de la Galerie Mayeur Projects au États-Unis dans les paysages du Nouveau-Mexique. S’en suivra une exposition personnelle, CATCH THE DUST

Impulsée par le réseau Air de Midi et La Maison Salvan, elle effectue au sein du Cube Independent Art Room à Rabat (Maroc), une résidence de recherche en septembre 2019, et y retournera en février 2021 grâce à l’obtention de l’AIC. Lauréate du projet Le 1% artistique, pour la construction d’un lycée en région Occitanie, elle approfondie son travail de recherche autour de la matière et prépare un ensemble sculptural alliant le marbre Grand Antique d’Aubert et la céramique. 

Site de l'artiste

Laurent Lagarde

Année/s de résidence : 1989, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Stéphanie Lagarde

Année/s de résidence : 2012, 2013, 2014, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France, Cité internationale des arts

Arts visuels

Denis Laget

Année/s de résidence : 1987, Ville de Paris, France

Arts visuels

Rafik Laggoune

Année/s de résidence : 2012, Institut français

Arts visuels