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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Oliver Lang

Année/s de résidence : 1999, Canton d'Argovie, Suisse

Arts visuels

Moshekwa Langa

Année/s de résidence : 2007, 2008, 2016, 2017, Cité internationale des arts, Institut français , Ville de Paris, France

Arts visuels

ENTRETIEN

Un bref aperçu de votre carrière avant d’être en résidence à la Cité internationale des arts ?

“Avant d’arriver à la Cité internationale des arts, j’étais en visite familiale prolongée en Afrique du Sud pendant presque dix ans. A mon retour à Amsterdam, je n’avais pas d’endroit où travailler et je me suis demandée si je souhaitais toujours être artiste. Je sentais une forte volonté de continuer à faire des choses même si à ce moment-là je n’avais rien de planifié. Je me sentais obligée de continuer à dessiner, à peindre et à faire des choses, quoi qu’il arrive.

Un jour, on m’a accordé un séjour à la Cité. La résidence m’a donné le calme et la possibilité de me recentrer sur ma pratique. J’ai alors commencé à dialoguer avec d’autres artistes, écrivains et créateurs d’expositions. J’ai participé à une série de projets dont une exposition à la Fondation Kadist à Paris, à Lille 3000 à Lille ainsi qu’une exposition collective à la Fondation Louis Vuitton à Paris. 

J’ai pu préparer mes travaux pour ma participation à la Biennale de Dakar et de Berlin en 2018, et j’ai également pu faire des oeuvres qui ont conduit à des expositions personnelles à la Stevenson Gallery à Johannesburg et à la Blain Southern Gallery à Londres. J’étais de nouveau sous les feux de la rampe, mais la possibilité de retourner à mon atelier pour réfléchir à ce que mes œuvres signifiaient pour moi fut essentielle pour continuer à produire.

Ma résidence à la Cité internationale des arts m’a également permis de développer mon réseau à travers de nombreuses visites professionnelles dans les ateliers.

Parce que je me sens à nouveau enracinée dans ma pratique, j’ai pu commencer à conceptualiser une école passive et une clinique d’urgence pour tous les autres artistes. Cela se construira très probablement à Johannesburg.”

Quels changements et évolutions dans votre pratique sont à noter grâce à la résidence à la Cité internationale des arts, à Montmartre ?

“Depuis mon arrivée dans mon atelier sur le site de Montmartre, j’ai pu élaborer mon travail. 

Il n’a pas été tamisé ; il est devenu plus stratifié, plus intense, plus élaboré et plus réfléchi. J’ai réussi à retrouver certains des motifs d’œuvres perdus lors d’un déménagement d’œuvres d’art il y a longtemps. Je suis aussi capable d’incorporer de la figuration, ce qui m’était difficile à faire dans un passé récent parce que c’était tellement conflictuel. Les collages et les peintures sont allusifs et multicouches.

Je me rends compte de la distance que j’ai parcourue pour arriver ici (temps et espace) et parfois, j’aimerais revenir en arrière, mais où ? Je ne suis plus sûr. Je pense que mes œuvres évoquent des notions de séparation, de nostalgie, de désir et d’appartenance, mais aussi le confort d’être loin et abandonné à soi-même pour ces raisons. 

En regardant mes œuvres, je vois maintenant trois développements parallèles distincts : les lettres d’amour composées de gribouillis et de bandes de plans d’eau, la considération de la vie quotidienne et de ses cartes, et le troisième ; les textes et esquisses de nouvelles œuvres et ses incursions.

Ma présence ici m’a permis de m’immerger dans mon travail. C’est la dernière chose que je vois avant d’éteindre les lumières et la première que je vois au petit matin.

Mon atelier est un espace tranquille sur la colline de Montmatre, mais à quelques pas de là, le quartier regorge de vies indescriptibles et de tant d’autres réalités. Je me réjouis de ce contraste, car je reviens, je distille mes expériences et je fais de nouveaux liens entre le passé qui m’anime et le présent que je regarde avec émerveillement. 

Je me suis rendu compte que les œuvres ne sont pas des incidents isolés, mais qu’elles sont éclairées par des moments fugaces, à la fois actuels et mémorables.“

BIOGRAPHIE

Moshekwa Langa est née en 1975 à Bakenberg, Limpopo, et vit à Amsterdam. Il a étudié à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam en 1997-98.

Ayant acquis une renommée internationale à la fin des années 1990, il a participé activement à ce qui est aujourd’hui considéré comme l’âge d’or des biennales, notamment celles de Johannesburg (1997), Istanbul (1997), La Havane (1997), São Paulo (1998 et 2010), Gwangju (2000), Venise (2003 et 2009) et Lyon (2011).

Il a pu participer à de nombreuses expositions individuelles, notamment au Museum Boijmans van Beuningen à Rotterdam (1998), au Centre d’Art Contemporain à Genève (1999), à la Renaissance Society à Chicago (1999), au Contemporary Arts Center à Cincinnati (2003), Kunstverein Dusseldorf (2004), le Musée national des arts du 21e siècle (MAXXI) à Rome (2005), Modern Art Oxford (2007), Kunsthalle Bern (2011), Krannert Art Museum à Champaign, Illinois (2013) et les galeries ifa à Stuttgart et Berlin (2014).

Moshekwa Langa a été inclus dans les expositions de groupe qui ont fait date, The Short Century : Independence and Liberation Movements in Africa 1945-1994, au Museum Villa Stuck, Munich (tournée 2001-2) ; Black President : The Art and Legacy of Fela Anikulapo-Kuti, au New Museum, New York (tournée 2003-4) ; How Latitudes Become Forms : Art in a Global Age, au Walker Art Center, Minneapolis (tournée 2003-5) ; A Fiction of Authenticity, au Contemporary Art Museum, St Louis (tournée 2003-6) ; Looking Both Ways : Art of the Contemporary African Diaspora, au Museum for African Art, New York (tournée 2003-6) ; Africa Remix, Museum Kunstpalast, à Düsseldorf (tournée 2004-7) ; Snap Judgments : New Positions in Contemporary African Photography, à l’International Center of Photography, New York (tournée 2006-8), Flow, à The Studio Museum in Harlem, New York (2008) et The Global Contemporary. Monde de l’art après 1989, au ZKM Museum of Contemporary Art, Karlsruhe, Allemagne (2011). Plus récemment, il a exposé dans We Don’t Need Another Hero, la 10e Biennale de Berlin (2018) ; The Red Hour, la 13e Biennale de Dakar (2018) ; Afrique Capitales, à Lille et Paris, France (2017) ainsi qu’à Art/Afrique, le nouvel atelier à la Fondation Louis Vuitton, Paris (2017) et à 2016 Corner of the Eye avec Nora Schultz à la Fondation Kadist, Paris (2016). 

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Kavi Langaas

Année/s de résidence : 1984, Fondation Ingrid Lindbäck Langaards, Norvège

Arts visuels

Heidi Langauer

Année/s de résidence : 1996, Canton de Zurich - Direction intérieure de la justice et des compétences culturelles, Suisse

Arts visuels

Eva Lange

Année/s de résidence : 2002, Fondation artistique Frits Thaulow, Norvège

Arts visuels

Nicolas Lange

Année/s de résidence : 2023, Ministère des Cultures, des Arts et du Patrimoine du Chili

Littératures

Nicolás Lange, est écrivain, performeur et metteur en scène du sud du Chili.

Ses textes ont été traduits en anglais, allemand, italien, portugais et français, et son travail a été présenté dans plus de 15 pays. Son œuvre travaille avec un fort registre poétique et biographique, pour couvrir des thèmes allant du colonialisme à la violence systématique contre la dissidence sexuelle en Amérique du Sud.

Auteur du livre lauréat des Prix littéraires (2021, Chili) Caminamos porqueamamos algo (CastoryPólux, 2023). Lauréat de la Muestra Nacional de dramaturgia 2022 avec sa pièce “Esto podría durary durar y durar y durar y durar y durar y durar” (Cela pourrait durer et durer et durer et durer et durer et durer). Lauréat du prix Gabriela Mistral édition 85, Artistain est invité au projet R-volution, 2022 et BeyondTheSud, 2020, (Italie).

Il a été artiste résident au GORKI Theater (Berlin), au KVS (Bruxelles), au Lithuanian National Theater (Vilnius), à Chateaude Monthelon (France) et au Grand Theater Groningen (Pays-Bas), aux Giornate del Respiro (Sardaigne, Italie), au Teatro Cantiere Florida et au PARC:Performing Arts Research Center (Florence, Italie). Sa pièce YO SALVO LA MUERTE est la pièce d’ouverture du festival 21VOLTS, Central Elétrica (Porto, Portugal) et il est actuellement dramaturge dans le cadre du programme de résidence internationale, représentant le Centro Dramático Nacional, Madrid. Son nouveau projet sera développé au WatermillCenter (New York) et à la Citè des Arts (Paris).

Lucy Plato Clark|_@_|Lucy Plato Clark

Philipp Lange

Année/s de résidence : 2022, Cité internationale des arts

Commissariat

Sissel Lange-Nielsen

Année/s de résidence : 1987, Fondation artistique Frits Thaulow, Norvège

Littératures

Bjorn O.K. Langeland

Année/s de résidence : 2010, Fondation artistique Frits Thaulow, Norvège

Arts visuels

Miroslav Langer

Année/s de résidence : 1976, 1977, Cité internationale des arts, Institut français

Musiques

Bernard Langerock

Année/s de résidence : 2025, Association des artistes de Düsseldorf (VdDK1844)

Arts visuels

Tereza Langerova

Année/s de résidence : 2004, Union des artistes plasticiens de Slovaquie

Arts visuels

Guy Langevin

Année/s de résidence : 1998, 2001, 2004, Cité internationale des arts, Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Arts visuels

Catlin Langford

Année/s de résidence : 2023, Power Institute, Fondation pour l'art et la culture visuelle de l'Université de Sydney

Commissariat

Lukas Langguth

Année/s de résidence : 2016, 2017, Ministère de l'Innovation, de la Science et de la Recherche de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne, Ministère de la Culture et des Sciences du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie

Arts visuels

Aage Langhelle

Année/s de résidence : 2019, Association Norvégienne des arts (Kunstnerforeningen)

Arts visuels

Peter Langkilde

Année/s de résidence : 1995, Agence danoise de la culture

Arts visuels

Jane Langley

Année/s de résidence : 1984, Le Royal College of Arts de Londres, Royaume-Uni

Arts visuels

Maureen Langley

Année/s de résidence : 1998, Association Artistique d'Afrique du Sud pour les Arts Visuels (SANAVA)

Arts visuels

Cassandre Langlois

Année/s de résidence : 2024, Centre national des arts plastiques

Commissariat

Cassandre Langlois est chercheuse et curatrice indépendante.

Elle entreprend actuellement une thèse portant sur la relation entre les arts vivants et les pratiques curatoriales, et sur la manière dont ceux-ci parviendraient à engendrer « un autre lieu de l’art » dans une dynamique para-institutionnelle. Elle a participé au programme de recherche « Le monde de l’art à l’âge du capitalisme culturel » de l’Institut ACTE, sous la direction d’Aline Caillet et de Florian Gaité. Dans ce contexte, elle a été impliquée dans l’exposition « Couper les fluides – alternatives pragmatopiques » présentée au sein de la maison des arts de Malakoff (12.02 – 08.07.2023) et dans l’organisation du colloque international « Épistémologies critiques du contemporain » (01 et 02.06.2023) à l’Université Panthéon-Sorbonne. À partir de janvier 2024, elle est chargée de cours en philosophie de l’art à l’Université Panthéon-Sorbonne.

En tant que curatrice, elle développe des projets à l’intersection des arts vivants, de propositions discursives et de pédagogies critiques. Avec Simona Dvorák, elle a initié le projet de « La communauté qui vient » (2018-2021) et développé, avec l’artiste Flora Bouteille, le bureau d’études Together Until_ __(what)? (2020) qui se dédie à l’expérimentation de dispositifs et à la production de connaissances sur la performance et ses enjeux politiques. Dans le cadre des activités de ce bureau, elle a pu mener des recherches (2021) et réaliser le commissariat de l’exposition « Tout dans le cabinet mental » (2022) au Centre d’art contemporain d’Ivry – Le Crédac. En collaboration avec Marianna De Marzi, elle a imaginé « Meeting Points », un format de travail décéléré et convivial dont la première étape se situe entre la Caraïbe et l’Europe (2020-).

Parallèlement, elle a assuré des postes d’assistante au sein d’institutions comme le Centre national des arts plastiques et collabore avec plusieurs structures, comme le Frac Île-de-France ou le revue Mouvement pour la rédaction de textes. Depuis juin 2023, elle assiste la chorégraphe et danseuse Kettly Noël, en particulier dans le cadre des actions menées par la Caribbean Dance Platform.