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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Seyedeh Tarlan Lotfizadeh

Année/s de résidence : 2017, Administration des arts visuels d'Iran

Arts visuels

Gaelle Loth

Année/s de résidence : 2023, ADAGP

Arts visuels

ENTRETIEN

Vous êtes lauréate du programme de résidences conçu par la Cité internationale des arts et l’ADGAP. Qu’est-ce qui est pour vous le plus significatif de cette expérience ?

“La combinaison temps-espace-financement offerte par ce programme est précieuse. Il est finalement rare dans la vie précaire de la plupart des artistes de pouvoir être focalisé·e sur de la recherche et de l’expérimentation, sans résultats attendus. L’expérience est donc troublante, mais c’est sans nul doute grâce à des moments tels que ceux-là que le travail de création a la possibilité de prendre de nouvelles dimensions.”

En quoi votre pratique artistique se nourrit-elle de votre travail dans la microédition ?

“La microédition permet de matérialiser des expérimentations à échelle réduite. Qu’il s’agisse d’expérimentations dans le contenu, dans les formes de récits ou dans la forme même de l’objet papier. Les publications sont pensées, conçues, imprimées, façonnées et distribuées en autonomie, avec une économie miniature. La microédition n’est pas spectaculaire, pas grandiose, elle circule émancipée dans les marges du monde de l’art. J’essaie de garder la liberté qu’autorise ce format avec mes peintures. Mais pour moi, il n’y a pas de distinction et de hiérarchie entre ces différents médiums. Tout ça fait partie de ma pratique artistique, les choses sont interconnectées et se nourrissent les unes les autres.”

Quels sont les projets ou recherches que vous développez en ce moment (pendant votre résidence) ? Vos projets futurs ?

“Dans la première moitié de ma résidence, je me suis interrogée sur les catégorisations “classistes” en art qui tendent à déconsidérer certaines pratiques. Dans mon travail, j’ai voulu décloisonner et m’amuser de ces principes. J’ai utilisé la figure de l’artiste (mise en lumière par la résidence), motif romantique et stressé, fragmenté en mains tenant des palettes de peinture ou des coupes de proseccos, visages rougis et masques d’apparats. J’ai créé des jeux d’échelles (toute puissance vs illégitimité), utilisé des matériaux et jeux d’enfants (pâte à modeler, circuit voiture…), des codes de la bande dessinée et du spectacle, et tenté de valoriser ces références en des structures explicitement narratives, appliquées à de grands formats. Par exemple, il me semble que de mon atelier-logement, ma vue sur la Seine est encadrée par des fenêtres ressemblant à des cases de bd.

La deuxième partie de ma résidence est consacrée à la réalisation d’une microédition, ou plutôt à son contenu pour le moment, des peintures de petites dimensions et des gravures inspirées de mes recherches sus-citées, qui seront plus tard imprimées en risographie. 

Enfin, après la résidence, je continuerai certaines des recherches initiées ici. Puis je consacrerai du temps à la préparation d’un ouvrage, à paraître aux éditions lyonnaises Arbitraire, sur l’artiste Gwendoline Desnoyers, influence majeure pour moi. Je préparerai ensuite une exposition personnelle pour l’espace d’art contemporain le Point Commun, à Annecy.”

BIOGRAPHIE

Née en 1988 et diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Art de Lyon en 2012, Gaelle Loth vit et travaille à Lyon. Sa pratique allie peinture, sculpture et installation. En 2022, son travail a fait l’objet de trois expositions personnelles : « L’Oreille décollée » à L’Epicerie Moderne (Lyon), « Le récit est une plaine » à la Fondation Bullukian (Lyon), et “De certaines manières affectées” à La Tôlerie (Clermont-Ferrand).

La résidence aura lieu à la Cité internationale des arts (site du Marais) de janvier à fin mars 2023. La lauréate bénéficiera d’une bourse de vie de 2 000 € par mois, d’un accompagnement professionnel et d’une mise en réseau avec l’ensemble des artistes et professionnels en résidence à la Cité.

Cité internationale des arts © Eva D Photographie|_@_|Cité internationale des arts © Eva D Photographie

Wilhem Loth

Année/s de résidence : 1967, Ministère fédéral de la Culture et des Médias, Allemagne

Arts visuels

Hedwig Lotherington

Année/s de résidence : 1986, 1988, 1994, Fondation artistique Frits Thaulow, Norvège

Arts visuels

Tom Lotherington

Année/s de résidence : 2007, Fondation artistique Frits Thaulow, Norvège

Littératures

Tapio Lotjonen

Année/s de résidence : 2000, 2003, 2005, 2008, Cité internationale des arts, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Arts visuels

Juria Lotriet

Année/s de résidence : 2018, Association nationale Sud-Africaine pour les arts visuels (SANAVA)

Arts visuels

Stephanie Lottermoser

Année/s de résidence : 2013, Ministère de l'Education, de la Culture, de la Science et des Arts de Bavière, Allemagne

Musiques

Hui Zhen Lou

Année/s de résidence : 2004, Académie des Beaux-Arts de Nanyang, Singapour

Arts visuels

Faouzi Louadah

Année/s de résidence : 2022, Institut français d'Algérie

Architecture et design

Mohamed Ismaël Louati

Année/s de résidence : 2022, 2013, Cité internationale des arts, Institut français

Arts visuels

Murielle Louber

Année/s de résidence : 2001, 2002, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jorgelina Loubet

Année/s de résidence : 1994, Fondation Mozarteum Argentino, Argentine

Littératures

Anton Loubser

Année/s de résidence : 2006, Cité internationale des arts

Arts visuels

Ferdaousse Loudiyi Charrat

Année/s de résidence : 2013, Ministère de la Culture et Secrétariat d'Etat à la Culture du Royaume du Maroc

Arts visuels

Nawel Louerrad

Année/s de résidence : 2024, Institut français d'Algérie

Arts visuels

Camille Louis

Année/s de résidence : 2014, Cité internationale des arts

Arts visuels

Abderrahman Loukili

Année/s de résidence : 1997, 1998, Cité internationale des arts, Ministère de la Culture et Secrétariat d'Etat à la Culture du Royaume du Maroc

Arts visuels

Maria Louloudakis

Année/s de résidence : 2003, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Spectacle vivant

Florent Louman

Année/s de résidence : 2013, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques