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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Tsuneko Taniuchi

Année/s de résidence : 1998, Ministère de la Culture - Direction générale de la création artistique, France

Arts visuels

Jovanka Tasovac

Année/s de résidence : 1969, Académie d'Architecture, France

Arts visuels

Pierre Tatu

Année/s de résidence : 2005, 2006, Cité internationale des arts

Arts visuels

Abel Techer

Année/s de résidence : 2019, Cité internationale des arts

Arts visuels

Abel Techer est né en 1992 à Saint Pierre de la Réunion. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Art de la Réunion, sa pratique se déploie autour de la question des genres, des corps, du travestissement. Par des bribes d’intimité, son travail s’appuie sur une recherche constante de soi(s), de la relation aux objets et aux espaces.

C’est un projet qui s’articule en grande partie par la peinture, mais différents médiums comme la photographie ainsi que la sculpture, l’installation viennent traduire une recherche qui tente d’aller au-delà de son propre corps, de le faire autre. Le corps devient objet aux expérimentations, aux possibilités que permettent les fantasmes, l’imaginaire.

C’est la recherche d’un dédoublement, de création d’avatars. Tenter une sorte de mythologie personnelle avec différents personnages qui sont, au final, toujours le même. Jouer des artifices, les présenter non comme des objets hors de soi mais qui sont en relations avec le corps et plus intimement, avec le sentiment identitaire. Le « je » n’est pas un mais divers, relationnel, dans une recherche et une évolution constantes. C’est dans ces moments que « je » se permet d’être objet et non sujet, d’être face aux regards et d’être décortiqué. C’est ici que le corps se permet des contours moins lisibles, plus floues, plus aptes à accepter la possibilité des identités mouvantes.

  Julie Crenn – Où poser la tête? Edition Collection du Frac Réunion :

“Abel Techer partage avec Samuel Fosso une même conception du trouble du genre. Ses autoportraits agissent comme les écrans de son intimité et son identité mouvante. Ses traits et ses formes androgynes perturbent nos critères d’identification. En cela il active la notion de performativité du genre telle qu’elle est énoncée par Judith Butler. Théoricienne féministe américaine, Judith Butler envisage le genre comme une identité fluctuante, qui se transforme au fil de l’expérience de vie de chacun. Elle parle alors d’une performativité du genre qui « n’est pas un acte unique, mais une répétition et un rituel, qui produit ses effets à travers un processus de naturalisation qui prend corps, un processus qu’il faut comprendre, en partie, comme une temporalité qui se tient dans et par la culture. »

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Luc Teffaud

Année/s de résidence : 1968, Ville de Paris, France

Arts visuels

Ruita Tehoiri

Année/s de résidence : 2024, Haut-commissariat de la République en Polynésie française

Arts visuels

Ruita Tehoiri, aussi connu comme Ness, est un artiste originaire de Tubuai, une île des Australes en Polynésie française. Formé au graffiitti, Ruita utilise son art pour valoriser la culture des îles Australes, une tradition artistique souvent moins connue que celles des Marquises, mais tout aussi riche et inspirante.

Passionné et autodidacte, Ruita représente les paysages et la culture de son île natale à travers des fresques et des tableaux qui intègrent des motifs et des symboles de l’identité polynésienne. 

© Avec l'aimable autorisation de l'artiste

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Cédric Teisseire

Année/s de résidence : 2001, Canton de Vaud, Suisse

Arts visuels

Elvia Teotski

Année/s de résidence : 2023, Fondation Daniel et Nina Carasso

Arts visuels

“Elvia aurait pu travailler dans la fromagerie familiale ou devenir une spécialiste de plantes tropicales, une ingénieure agronome, une biologiste en laboratoire, une botaniste au Museum, ou que sais-je encore. Elle est devenue une artiste c’est-à-dire quelqu’un qui peut être tout cela à la fois et que la pluralité des mondes attire plus que l’univers spécialisé d’une discipline. Son domaine, c’est le vivant, ses cycles conjugués, la fermentation, l’éclosion et la décomposition.” (G. Tiberghien, 2019).

Agro-écologue de formation, diplômée de l’Ecole d’art de Toulon, Elvia Teotski est une artiste chercheuse multi-disciplinaire qui mène une investigation sur la transformation des mondes vivants. Elle place son attention à la lisière des activités humaines, en s’intéressant aux états fragiles et vulnérables et en expérimentant avec des formes malléables. A travers la sculpture, l’installation et la vidéo, et au regard de la matérialité de ses différents terrains de recherche, elle cherche une manière de rendre compte d’états instables en envisageant le processus de production comme un organisme autonome vivant en interrelation avec les espaces d’exposition, leurs facteurs climatiques, leurs occupants et son public, dans une pratique dite située.

Invitée en résidence à la Fundación Casa Proal au Mexique en 2019, elle a participé à l’exposition Spoiled Waters Spilled au Ballet National de Marseille pour Manifesta13 en 2020. En 2021, elle est lauréate Talents contemporains de la Fondation François Schneider et du prix Planète Art Solidaire de Artofchange21, expose à La Criée, centre d’art contemporain de Rennes puis à l’Assaut de la Menuiserie en 2022.

Carlos Eduardo Thomas |_@_|Carlos Eduardo Thomas

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Lise Terdjman

Année/s de résidence : 2002, 2010, Cité internationale des arts

Arts visuels

Ivan Terestchenko

Année/s de résidence : 1986, Cité internationale des arts

Arts visuels

Anna Ternon

Année/s de résidence : 2020, Cité internationale des arts

Arts visuels

Les recherches d’Anna Ternon se situent à la rencontre de différentes pratiques liées à la diversité de ses expériences en art dramatique et en arts visuels. Les problématiques qu’elle aborde entre construction de la mémoire et géomorphologie du paysage n’ont de cesse de tisser des liens relationnels du texte à la forme plastique.

Dans son parcours d’artiste, l’expérience du paysage est un marqueur fort qui a engendré la grande majorité de ses processus de création. Cette expérience se prolonge à travers des formes artistiques variées mêlant installations, sculptures, performances et pratiques de l’écrit, l’amenant à renouveler continuellement son rapport à la production d’atelier. Sa pensée du paysage s’inscrit dans un aller-retour perpétuel entre le dedans et le dehors, la mémoire intime et la physicalité de la nature, la contemplation et la confrontation du corps à son environnement. Plus récemment, son intérêt s’est concentré sur un questionnement précis : l’identification des dynamiques qui ​font​ le paysage.

En octobre 2020, elle intègrera le programme doctoral SACRe à l’École normale supérieure pour approfondir, pendant trois ans, ses recherches sur la construction du paysage, mêlant ainsi géosciences, neurosciences et pratiques artistiques.

Ces dernières années, son travail a été présenté dans de nombreux lieux en France et à l’étranger tels que la Galerie Paris-Beijing, Mains d’oeuvre, la Galerie du Crous, la Générale, Glassbox, Coherent et bien d’autres.

Johanna Benaïnous

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Taunatere Terooatea

Année/s de résidence : 2025, Haut-commissariat de la République en Polynésie française

Arts visuels

Taunatere est une artiste Tahitienne de 25 ans originaire de Punaʻauiʻa. Diplômée en 2020 du Brevet Polynésien des Métiers d’Art, spécialité sculpture sur bois, au Centre des Métiers d’Arts de Polynésie française, elle se consacre pleinement à sa passion : la création. Son travail, empreint de rêve et de poésie, s’inspire de la nature et de la culture polynésienne, dans un style naïf et coloré. Elle a développé une technique singulière mêlant bas-relief et peinture, à la manière d’un puzzle, en utilisant principalement le bois comme matériau de prédilection.

Avec l'aimable autorisation de l'artiste

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Anna Maria Terracini

Année/s de résidence : 1965, 1995, Cité internationale des arts

Arts visuels

Philippe Terrier Hermann

Année/s de résidence : 2001, Cité internationale des arts

Arts visuels

Thomas Teurlai

Année/s de résidence : 2016, Institut français

Arts visuels

Elodie Teyssier Lecorche

Année/s de résidence : 2021, Trame

Arts visuels

Elodie Teyssier Lecorche est née en 1982 à Saint-Denis (île de la Réunion). Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Art de la Réunion, sa démarche artistique est étroitement liée à son expérience personnelle.

Telle une exploratrice partant à la conquête du monde complexe de l’inconscient, elle cherche à percer les secrets du fonctionnement de notre mental et mettre en lumière la connexion profonde qui pourrait exister entre chaque être humain. Pour alimenter cette réflexion l’artiste puise de la “matière à penser” dans les sciences et la littérature.

Plusieurs médiums tels que le dessin, la gravure, la photographie, le collage numérique et des théâtres miniatures sont utilisés pour illustrer le non-visible et les données scientifiques issues de ses recherches.
Elle se met en scène dans des images où se mêlent des “autofictions”, des “flashs” venus de l’inconscient et des symboles universels. Son corps est un outil qui personnifie des éléments mentaux et leur fait jouer un rôle.

L’autodérision tient une grande place dans son travail. L’humour dédramatisant un sujet qui implique directement l’être humain et peut donc déranger.

Elodie Teyssier est lauréate de l’édition 2020 du programme TRAME.

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Gérard Thalmann

Année/s de résidence : 1979, 1980, Cité internationale des arts, Ville de Genève - Fondation Simon I. Patiño, Suisse

Arts visuels

Marc Thebault

Année/s de résidence : 1988, Cité internationale des arts

Arts visuels

Marie Thebault

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Wendy Thermea

Année/s de résidence : 2024, On~des

Arts visuels

Wendy Therméa est une artiste plasticienne qui vit et crée sur l’île de La Réunion. Diplômée de l’École Supérieure d’Art de La Réunion en 2022 avec un DNSEP et les félicitations du jury, elle a aussitôt participé à l’exposition collective des nouveaux diplômés à Kab’Art Saint-Leu, intitulée Le temps est un Je. En 2023, elle a poursuivi son parcours artistique lors d’une résidence de deux mois à la Cité des Arts de l’île de La Réunion. Récemment, l’Alliance française et l’Institut français l’ont conviée à une résidence intitulée Traveling Plant en Inde, s’étendant sur un mois. Cette résidence a ouvert la voie à plusieurs expositions prévues dans différentes villes d’Inde et au Sri Lanka.

Née dans les hauts de l’île de La Réunion, Wendy Therméa a grandi au cœur de la nature, dans une symphonie de paysages terrestres et aquatiques. Son enfance, bercée par cette diversité naturelle, a inspiré une quête artistique visant à établir un dialogue entre le paysage et son propre corps. À travers ses œuvres, elle explore les liens délicats et souvent invisibles que nous tissons avec notre environnement. Son art, empreint de métaphores et de poésie, puise dans son histoire personnelle, le cycle de la vie et les mouvements perpétuels de la nature.

Wendy Therméa se spécialise principalement dans la vidéo, créant des installations immersives qui offrent une expérience sensorielle complète, mêlant éléments auditifs, olfactifs et visuels. De plus en plus attirée par l’installation, ses œuvres deviennent des espaces poétiques où la nature et l’humain se rencontrent, offrant une réflexion subtile et sensible sur notre relation avec le monde qui nous entoure. Par ses créations, elle aspire à éveiller une conscience accrue de la beauté et de la fragilité de notre environnement, en célébrant l’harmonie et l’interconnexion de toutes choses.

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