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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Marion Thibal

Année/s de résidence : 2017, Ville d'Asnières-sur-Seine

Arts visuels

Dominique Thinot

Année/s de résidence : 1975, 1977, Association des Anciens Elèves de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, France, Cité internationale des arts

Arts visuels

Jérôme Thomas

Année/s de résidence : 2007, Cité internationale des arts

Arts visuels

Julien Tiberi

Année/s de résidence : 2011, Cité internationale des arts

Arts visuels

Agnès Tiffon

Année/s de résidence : 2003, Fondation Ingrid Lindbäck Langaards, Norvège

Arts visuels

Pierre Tilman

Année/s de résidence : 1987, Cité internationale des arts

Arts visuels

Christine Tissier

Année/s de résidence : 1970, Ville de Paris, France

Arts visuels

Laure Tixier

Année/s de résidence : 2000, Cité internationale des arts

Arts visuels

Anna Tomaszewski

Année/s de résidence : 2023, 2–12

Arts visuels

Anna Tomaszewski développe un travail sculptural qui se décline sous différents médiums, tels que l’installation, le son, la vidéo, la performance.

Elle évoque l’éco fiction dans sa démarche. Elle se caractérise par la présence de non humain, autre que humain et de connexions non évidentes, non reconnues d’interactions primordiales, à travers des récits, des narrations, des fictions. Dans un certain sens, elle se rapproche de l’ontologie animiste, une façon de voir le monde où chaque élément, chaque être vivant, chaque objet est doté d’une force vitale. Anna Tomaszewski s’inspire de l’entropie naturelle, de son activité productrice et transformatrice, au même plan que les formes qu’elle engendre. En observant son énergie de manière à comprendre le mouvement interne des formes, et en les intégrant dans des récits « incarnés », « incorporés », elle dévoile des éléments microscopiques devenus ce qu’elle nomme des « golden trash » .

Il en résulte une collection de fragments extraits de différents endroits, contenant un attribut paysager spécifique qu’elle dévoile sous forme de réalités amplifiées : ceux-ci deviennent des catalyseurs d’espaces et de fictions.

Les paysages contenus ne sont pas seulement une toile de fond mais une matière qui ne peut être démêlée des réseaux dans lesquels ils émergent, dans lesquels le corps n’est plus spectateur ni extérieur à la matière, il est entremêlé à elle et permet l’apparition de nouveaux environnements, d’écosystèmes alternatifs. La réalité devient fossile et un espace de réincarnation dans lequel la survivance, l’intercorporalité et le soin entrent en jeu. 

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Yan Tomaszewski

Année/s de résidence : 2022, Cité internationale des arts

Arts visuels

Yan Tomaszewski est un artiste et réalisateur franco-polonais formé aux Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Ses projets, souvent narratifs, combinent des méthodologies basées sur la recherche avec des expérimentations autour de la sculpture et du film.

Il a notamment exposé individuellement au CAC Passages (FR), au Musée de l’Air et de l’Espace (FR), au CCA Kronika (PL) ou au Middelheim Museum à Anvers (BE). Il a participé à de nombreuses expositions collectives, dont au MAK Center for Art and Architecture à Los Angeles (USA), à Artience Daejeon (KR), à la Fondation Hippocrène à Paris (FR), au Centre Pompidou (FR), ou à Manifesta 9 à Genk (BE).

Ses films ont été présentés dans des festivals tels que IDFA International Documentary Film Festival à Amsterdam (NL), FIFA Montréal (CA), Queer Lisboa (PT), FID Marseille (FR), Kasseler Dokfest (DE), Doclisboa (PT), et récemment lors d’une présentation solo pour Prospectif Cinéma au Centre Pompidou à Paris (FR).

En 2019 il a été nommé au Prix Sciences Po pour l’art contemporain et en 2020 il a été finaliste du Prix Studio Collector et lauréat du prix Allegro Prize.

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Rebecca Topakian

Année/s de résidence : 2018, Cité internationale des arts

Arts visuels

ENTRETIEN

Quels sont les bénéfices d’une résidence à Montmartre, à la Cité internationale des arts ?

“La Cité internationale des arts est un environnement parfait pour faire de nombreuses rencontres. Elles peuvent être professionnelles grâce aux visites d’ateliers et open studios organisés, mais aussi et surtout amicales, entre résidents. De réelles amitiés sont nées de ma résidence, et une collaboration a commencé grâce à une discussion autour d’un café avec ma voisine et amie, Jeanne Berbinau-Aubry.

À Montmartre en particulier, nous bénéficions d’un cadre idéal et rare : l’échelle du site (nous sommes beaucoup moins nombreux qu’à Pont-Marie) et son aménagement permettent une vie presque communautaire où les rencontres sont favorisées, et avec elles les échanges, les discussions et collaborations. En dehors de cet aspect, la Cité est une opportunité incroyable pour les artistes et surtout, jeunes artistes, qui sommes souvent très précaires. Pour la plupart d’entre nous, il serait quasi impossible de vivre et travailler à Paris, alors que c’est ici que tout se passe.”

Vous avez présenté en avril dernier vos travaux dans le cadre de « Bad Girls Do It Well » sur le site du Marais à la Cité, vos retours sur cette expérience ?

“Pour les résidentes participant à cette exposition, il y a eu un avant et un après Bad Girls, puisque même si nous nous connaissions déjà, cela nous a permis de passer du temps ensemble, échanger sur nos travaux et faire réellement connaissance – cet événement a soudé un groupe. Nous échangeons encore tous les jours sur notre groupe de discussion, et ça ne s’arrêtera certainement pas avec la fin de nos résidences !.“

BIOGRAPHIE

Diplômée de Philosophie et de Géographie en 2010, Rebecca Topakian s’oriente par la suite vers la photographie et intègre, après un an de formation à l’ENS Louis Lumière, l’ENSP Arles, dont elle est diplômée en 2015.

Son travail a fait partie de plusieurs expositions collectives dont aux Rencontres d’Arles, chez Agnès B. et aux Filles du Calvaire en 2015. Ses récentes recherches feront l’objet d’une exposition personnelle au Centre Culturel Français de Freiburg en Allemagne en 2016 dans le cadre de la Biennale de Mulhouse.
Rebecca Topakian vit et travaille à Paris, elle est membre du studio hans lucas depuis 2016.

Site de l'artiste

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

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Manon Torné-Sistero

Année/s de résidence : 2025, Académie des beaux-arts

Arts visuels

Lauren Tortil

Année/s de résidence : 2017, Cité internationale des arts

Arts visuels

FRANCE

ARTS VISUELS

PERFORMANCE & INSTALLATION

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Patrick Tosani

Année/s de résidence : 1987, Cité internationale des arts

Arts visuels

Elise Toublanc

Année/s de résidence : 1994, Ministère de la Culture - Direction générale de la création artistique, France

Arts visuels

Achraf Touloub

Année/s de résidence : 2017, 2016, Cité internationale des arts

Arts visuels

Achraf Touloub explore les liens unissant tradition et modernité dans un monde globalisé. Ses travaux picturaux l’ont mené à s’intéresser à des formes de dessin diverses, avec un traitement alternatif des lignes : naît alors un motif constitué à partir d’une multitude de lignes juxtaposées. Il est représenté par la galerie Baronian Xippas en Belgique, la galerie PLAN B à Berlin et à Cluj en Roumanie.

Pour sa résidence sous le programme “Art Explora & Cité internationale des arts”, Achraf Touloub développera une nouvelle série de dessins et peintures ayant comme point de départ la question de notre perception du réel dans un monde toujours plus connecté et régit par l’omniprésence des technologies de communication.

Depuis le début de sa pratique, l’artiste n’a cessé de réfléchir aux dimensions initiatique et immersive propres aux outils technologiques qui vont jusqu’à s’amalgamer avec les stratégies de représentations traditionnelles. Cette dimension immersive bouscule aujourd’hui notre manière de déchiffrer et de saisir notre époque. Chaque événement qui ponctue celle-ci donne en effet l’impression d’être mis en scène, de faire partie d’un scénario déjà écrit où, tous ensemble, nous nous trouvons aspirés. Ce sentiment vertigineux de se retrouver à la fois acteur et spectateur de l’image qui nous fait face, est l’une des grandes conséquences des technologies de communication sur nos esprits. Ce vertige auquel nous faisons face amène l’artiste à penser et expérimenter de nouveaux registres de perception pour tenter de naviguer au sein de ces multiples dimensions superposées qui font notre monde contemporain.

Achraf Touloub articule son projet autour de recherches picturales et de formats immersifs, concevant la représentation d’abord comme une expérience charnelle et intuitive. Il s’agira de donner à l’image une fonctionnalité, celle de générer un espace susceptible de nous faire renouer avec notre dimension primordiale.

Alexandre Silberstein|_@_|Alexandre Silberstein

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Nicolas Tourliere

Année/s de résidence : 1976, Ville d'Asnières-sur-Seine, France

Arts visuels

Gilles Touyard

Année/s de résidence : 1997, 1998, Cité internationale des arts

Arts visuels

Pauline Toyer

Année/s de résidence : 2022, ADAGP

Arts visuels

Née en 1987 et diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges, Pauline Toyer vit et travaille à Cormeray (Loir-et-Cher). Artiste plasticienne, elle a participé à plusieurs expositions personnelles et collectives, notamment au Deuxième bureau à Bordeaux (2016), aux Ateliers Canard (Centre Val-de-Loire, 2019), et dernièrement à la Z.A.N. Gallery à Nantes (2021).

Le dénouement du film Dark Star, de John Carpenter, met en scène un tête-à-tête facétieux entre l’être humain et la machine. Pour sauver leur vaisseau, un des protagonistes dispute de phénoménologie avec une bombe enclenchée, afin de la convaincre de ne pas exploser à bord. C’est cette même schizophrénie qui anime la relation de Pauline Toyer aux objets et aux sujets. L’artiste essaie de détourner les statuts et les usages des artefacts aux valeurs multiples qui nous entourent. Mais ces (ré)interprétations et représentations sont elles aussi volatiles, car chaque nouvel ensemble ne prend sens qu’au regard de la situation actuelle. 

Les moyens de faire de l’art ainsi que le processus de l’œuvre, occupe une part fondamentale de la démarche de Pauline Toyer. L’expression principale en est la sculpture. Envisagée comme un mode d’occupation de l’espace, elle propose des circulations et des points de vue. Le corps s’engage dans cet espace, qu’il soit un lieu d’exposition ou un endroit plus informel.

La photographie, l’architecture et le paysage nourrissent le rapport de l’artiste à la sculpture. Les formes plastiques de Pauline Toyer évoluent dans des échelles multiples et à travers différentes temporalités. Ces réseaux de sens activent une narration spécifique construite par l’observateur et dont le parcours est conçu par l’artiste. Pauline Toyer use de dispositifs optiques ou de principes architecturaux pour composer notre regard. Le trou est un motif récurrent, et plus précisément l’œil, organe sensoriel signalant le voir et l’être vue. 

À travers ces multiples procédés, l’artiste essaie de dépasser l’imaginaire normatif qui tente de s’imposer dans une culture capitaliste mondialisée. Et si dans l’art, les modes de production sont proches de ceux de l’industrie, voire concomitants, la responsabilité de Pauline Toyer en tant qu’artiste est de questionner ses outils, les techniques qu’elle emploie ainsi que son échelle de production.

Site de l'artiste

Pauline Toyer |_@_|Pauline Toyer

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Thu Van Tran

Année/s de résidence : 2007, Cité internationale des arts

Arts visuels