Skip to content

Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

Filtres :
Rechercher
Tous

Nikita Rasskazov

Année/s de résidence : 2022, Institut français

Commissariat

Hanna Råst

Année/s de résidence : 2026, Fondation finlandaise de la Cité internationale des arts

Arts visuels

Parviz Rastgar

Année/s de résidence : 2010, Administration des arts visuels en Iran, Cité internationale des arts

Arts visuels

Lisa Rastl

Année/s de résidence : 2005, Ministère fédéral des arts, de la culture, de la fonction publique et des sports

Arts visuels

Adin Rastoder

Année/s de résidence : 2018, 2012, Association des Beaux-Arts du Monténégro, Association des artistes plasticiens du Montenegro

Arts visuels

Fabrizio Rat Ferrero

Année/s de résidence : 2007, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Sacha Ratcliffe

Année/s de résidence : 2015, Institut français

Musiques

Hans Rath

Année/s de résidence : 2000, Ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts de Bade-Wurtemberg, Allemagne

Arts visuels

Tsanta Ratianarinaivo

Année/s de résidence : 2021, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris

Musiques

Alexandre Ratiani

Année/s de résidence : 1993, Confédération internationale des syndicats d'artistes

Arts visuels

Danijela Ratkajec

Année/s de résidence : 2010, Association des artistes de Croatie

Arts visuels

Barbara Worth Ratner

Année/s de résidence : 2017, Académie d'architecture

Arts visuels

Santa Ratniece

Année/s de résidence : 2011, Ministère de la Culture de la république de Lettonie

Musiques

Haga Ratovo

Année/s de résidence : 2017, 2016, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, France

Musiques

Richianny Ratovo

Année/s de résidence : 2021, Prix Paritana

Arts visuels

ENTRETIEN

Vous avez pu bénéficier de notre programme de résidences créé en collaboration avec la Fondation H, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

La Parenthèse, manomboka eto ny fahasambarana (ici commence le bonheur).

C’est un rêve qui se concrétise grâce au dynamisme de l’équipe de la fondation H et l’accueil chaleureux de la Cité internationale des arts.  

C’est la première fois que je sors de Madagascar, grand chamboulement quand on se réveille le lendemain en plein cœur de Paris. L’architecture, les musées, les événements culturels, le métro, les gens… tout m’impressionne. La magie de cette incroyable expérience dépasse toutes mes attentes. Voyager grâce à l’art, avec l’art, pour l’art est pour moi une bénédiction.

Le principe de la résidence à la Cité permet de faire des rencontres aussi inattendues qu’exceptionnelles avec des artistes de partout dans le monde, toutes disciplines confondues.

C’est un mode de soutien privilégié pour la production artistique dans toute sa diversité, comme pour la professionnalisation des artistes. Le cadre de travail original offert permet, grâce au temps ainsi libéré et aux espaces et outils mis à disposition, un renouvellement des formes de création, de production comme de transmission. Sans parler de l’équipe, attentionnée et très à l’écoute, qui cherche à mettre à son aise chaque résident.

Je suis en plein développement de mon projet La parenthèse, ici commence le bonheur, une ode à la sensibilité, à l’amour et à la résilience. L’impact de ces deux premières semaines de résidence se reflète déjà sur mes créations actuelles : nouvelles couleurs ou techniques ou nouveaux médium.

Cette bouffée d’énergie se présente comme un élan, une occasion unique pour moi de m’épanouir au niveau personnel mais aussi / surtout dans la construction d’une carrière professionnelle.

Une anecdote sur votre résidence à la Cité internationale des arts ?

De nature un peu timide, j’avais peur de me présenter au petit-déjeuner de bienvenue organisé pour les nouveaux résidents – au point de ne pas trouver sommeil la veille. La peur de l’inconnu, de la barrière des langues, d’aller vers les gens, de ne pas être à la hauteur. A la hauteur de quoi ? Je ne sais pas.

La glace s’est brisée dès que j’ai passé la porte du Café des arts où se tenait le rendez-vous.

Je me souviens encore de la chaleur du lieu. Il n’y pas besoin de mots pour comprendre pourquoi nous étions tous là. On pouvait ressentir à travers les regards et les sourires la sincérité du partage, tous ces artistes venant de divers horizons rassemblés avec la même passion pour l’art, ayant des rêves et des ambitions.

Le contact s’est fait naturellement. Je me suis rendue compte à quel point je me mettais la pression sur tout ce que je devais accomplir ici. Aucune obligation de résultat, tout l’intérêt d’une résidence réside dans le processur, la recherche et l’épanouissement de soi.

C’est une aventure qui commence et on se laisse éblouir par la magie d’aujourd’hui et la surprise de demain.

BIOGRAPHIE

Richianny Ratovo est une artiste visuelle originaire de Madagascar. Fascinée par l’histoire de chacune de ses rencontres, elle cherche à matérialiser l’essence propre de chaque sujet en conjuguant vision personnelle et recherches issues de la création contemporaine. Par ce moyen de communication, elle développe un langage poétique peuplé d’images, reflet d’une scène de vie réelle ou imaginaire.

Elle s’exprime principalement par la peinture, le dessin et la pyrogravure, mais également par la photographie et la poésie.

Maurine Tric|_@_|Maurine Tric

Haminiaina Ratovoarivony

Année/s de résidence : 2022, Centre national du cinéma et de l’image animée

Cinéma

Haminiaina Ratovoarivony (Hamy Ratovo) est un auteur, réalisateur et producteur indépendant malgache. Diplômé en sociologie à Madagascar, il a ensuite étudié le cinéma en France. Il fait aujourd’hui partie de la nouvelle génération de cinéastes malgaches qui luttent pour la relance du cinéma dans son pays. Son premier long-métrage de fiction autoproduit Malagasy Mankany (a.k.a Legends of Madagascar), a reçu plusieurs prix dans des festivals internationaux.

Tous ses films naissent d’un sentiment d’indignation : Malagasy Mankany (2012) met en lumière la corruption généralisée à Madagascar, Antananarivo tiako ianao (2017) parle de l’impunité des dirigeants, Razana (2018) évoque l’homophobie d’une société ultra conservatrice.

Haminiaina Ratovoarivony développe actuellement son deuxième long-métrage de fiction, Nofy, qui plonge au cœur de la beauté mais aussi des maux du monde rurale malgache.

Tovo arrive à peine au village au guidon de sa moto quand il apprend la triste nouvelle. Nofy, la doctoresse dont il est secrètement amoureux, mais à qui il n’a jamais eu le courage de déclarer sa flame a été tuée par des bandits. Etant la seule personne véhiculée du village enclavé, le maire lui demande de ramener la dépouille de Nofy chez ses parents en ville. Tovo entame alors un voyage semé d’embuches et plein de rebondissements. Il sera accompagné par le fantôme de Nofy a qui il avouera enfin son amour.

A ce sujet, Haminiaina Ratovoarivony déclare : Nofy est une histoire motivée par deux mots qui s’entremêlaient dans mes pensées : “résilience” et “indignation”.

Ashiko Ratovohery-Ratobison

Année/s de résidence : 2023, Prix Paritana

Arts visuels

Ashiko Ratovo est née en 1998 à Antananarivo (Madagascar). Artiste pluridisciplinaire autodidacte, elle est la lauréate de la 7ème édition du Prix Paritana.
 

Suite à l’obtention de son Bac en 2017, elle intègre une Licence de psychologie sociale à l’Université d’Aix-Marseille. En parallèle de ses études, Ashiko Ratovo pratique la peinture, l’aquarelle, puis l’acrylique. Curieuse de la multiplicité des supports et des médiums, elle intègre progressivement à sa pratique la sculpture et s’exerce à la broderie. En 2022, elle suit la formation AINGA à la Fondation H – un accompagnement visant à offrir aux artistes des bases théoriques et pratiques solides dans leur carrière artistique. Durant cette même période, Ashiko Ratovo crée sa propre marque d’aquarelle 100% naturelle : Lokorano (peinture à eau en Malgache). La même année, elle intègre la Licence d’Arts plastiques à Paris Panthéon Sorbonne. Son travail est présenté pour la première fois lors de son exposition personnelle : Vohitrin’ny Nofy [Reliefs des songes] à Art’Home Ankadilalana Antananarivo en octobre 2022.

Lors de sa résidence à la Cité internationale des arts, Ashiko développe son projet Tsy manan-kialofana [Sans-abris]. La même année, le prix création Africa lui est décernée par le ministère français de la culture pour son projet d’animation co-crée avec la réalisatrice malgache Dina Nomena Andriarimanjaka, vice-lauréate de la 7ème édition du Prix Paritana.
 

Ashiko Ratovo expérimente plusieurs médiums : l’alliance de l’aquarelle et de l’acrylique pour représenter des paysages abstraits et organiques, rappelant l’idée d’une fôret-refuge ou d’un foyer. Foyer dans lequel l’artiste projette avec ambiguïté autant l’envie de s’y terrer que l’envie de le fuir. De ses recherches, Ashiko Ratovo aboutit à la réalisation de l’oeuvre Halam’patana [Foyer], un ensemble de quatre peintures représentant des fils sur lesquels le linge sèche. L’image des vêtements étendus témoigne de l’occupation des maisons, marquant également l’établissement des personnes au sein de la société malgache.
 

Le textile occupe une place particulièrement importante à Madagascar, autant au niveau de la tradition du tissage que dans l’utilisation même des produits textiles. Le lamba, pièce tissé traditionnelle malgache, accompagne l’homme tout au long de sa vie, de sa naissance à sa mort. Il agit comme une seconde peau, comme une protection qui évoque à l’artiste à nouveau l’idée de refuge.
 

Au-delà de la représentation du textile dans ses peintures, Ashiko Ratovo intègre directement les fibres textiles dans une nouvelle recherche plastique : Hanafotra [Submerger]. Cette série est composée de plusieurs pièces dont la structure en fil de métal fait un écho aux fils de fer utilisés pour étendre le linge et est recouverte d’un argile friable et fragile soutenu par un amas de fils de laine et de coton.

ENTRETIEN

En tant que lauréate prix Paritana, vous bénéficiez du programme de résidences pensé par la Cité internationale des arts et la Fondation H. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur votre expérience ?

Le Prix Paritana est le plus grand prix d’art contemporain dédié aux artistes malgaches, suite à ma candidature j’ai été nommé Lauréate de la 7eme édition de ce prix. J’ai donc bénéficié du programme de résidence à la Cité Internationale des Arts. Me retrouver dans un espace de création pensé pour les artistes m’a permis de me redécouvrir dans mon art, le fait d’avoir été « couper du monde » en me mettant délibérément en situation d’isolement dans l’atelier m’a poussé dans mes derniers retranchements, ce qui m’a ouvert de nouvelles portes dans ma création. Cette résidence m’a donné l’opportunité de mener mon projet à son aboutissement et par la même occasion de me lancer dans le développement de mon art. Ma pratique est assez jeune, mais mon envie de créer est présente depuis toujours. 

Pourquoi choisir la peinture comme principal moyen d’expression artistique ?

Je suis une artiste « touche à tout » , je fais beaucoup dans l’art textile et les sculptures avec diverses matières, mais la peinture m’a paru comme une évidence lors de mes recherches. Je ne l’ai pas choisis, c’est elle qui est venue à moi. À la moitié de mon temps de résidence je n’arrivais plus à créer, mon seul échappatoire était de produire mon aquarelle que je broie à la main car ça me permettait en quelques sortes de rester « productive ». Par accident j’ai fait tomber mon mortier plein de couleur sur une toile et en séchant les pigments y en adhèreraient. Les effets que l’aquarelle combinée à l’acrylique, déjà sur la toile, m’ont tellement plu que j’ai décidé d’en faire une série pour mon exposition.

Quels projets avez-vous développés pendant cette résidence ? Pouvez-vous nous dire un peu plus sur vos projets futurs ?

Mon projet s’intitule « Tsy Manan-kialofana » ou sans abris en malgache. Pensé comme un tout, des différentes étapes de vie d’un être humain en décomposant l’aspect direct d’un « foyer ». Ma démarche artistique consiste à travailler sur les conditions humaines, et dans chacun de mes projets artistiques j’y mets une touche d’autobiographie car j’aime retranscrire dans mon travail une partie de moi-même, ça me permet de rester authentique et de discuter avec le spectateur sans avoir à prononcer un mot.

La suite de l’exposition qui a eut lieu à la Fondation H Paris se fera au mois de Mars 2024 à l’Institut Français de Madagascar. Cette seconde partie sera l’aboutissement final de mon projet, que je souhaite rendre évolutif .

En parallèle j’ai un projet d’animation qui s’intitule « La fabrique des filles » avec la réalisatrice Dina Nomena, que nous comptions développer et lancer en tant que campagne de projection itinérante dans toute l’île de Madagascar afin de sensibiliser le plus de personne sur le poids que la société a sur l’éducation des femmes.

© Maurine Tric / Adagp Paris 2023

Sabrina Ratté

Année/s de résidence : 2020, Trame

Arts visuels

Sabrina Ratté est une artiste de nationalité canadienne et d’identité québécoise vivant à Paris. Sa pratique s’intéresse aux multiples manifestations de l’image numérique : la vidéo analogique, l’animation 3D, la photographie, l’impression, la sculpture, la réalité virtuelle et l’installation.

L’intégration continuelle de nouvelles techniques appuie formellement les thèmes qui traversent ses oeuvres tels que l’influence psychologique qu’exerce l’architecture et l’environnement numérique sur notre perception du monde ainsi que la relation que nous entretenons avec l’aspect virtuel de l’existence.

Elle a été nominée pour le Prix Sobey pour les arts en 2019 et 2020. Ses oeuvres ont été présentées internationalement par plusieurs institutions dont le Musée Laforet (Tokyo), le Musée National des Beaux-arts du Québec (Québec), Thoma Foundation (Santa Fe), le Centre PHI (Montréal), Whitney Museum of Art (New York), Chronus Art Center, (Shanghai), Museum of the Moving Image (New York). Elle est représentée par la galerie Ellephant à Montréal et la galerie Charlot à Paris.

Christian Ratti

Année/s de résidence : 2006, Visarte - Association professionnelle des artistes plasticiens de Graubünden, Suisse

Arts visuels

Pentti Rattya

Année/s de résidence : 1987, Fondation finlandaise de la Cité des arts de Paris

Musiques