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Les artistes en résidence

Chaque année, la Cité internationale des arts accueille plus de 1 000 artistes du monde entier, leur offrant un espace de création, de recherche et d’échange unique. Ouverte à toutes les disciplines artistiques – arts visuels, musiques, littérature, cinéma, design et architecture, spectacle vivant ou encore commissariat d’exposition – elle leur permet de développer leurs pratiques et leurs projets dans un environnement propice à l’expérimentation.

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Marie Céline Labbe

Année/s de résidence : 1981, Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Musiques

Estelle Labes

Année/s de résidence : 2024, 2–12

Arts visuels

Estelle Labes, née en 1990, est une artiste visuelle, performeuse, archiviste et interprète en langue des signes. Elle utilise la langue des signes et le langage cinématographique pour explorer les thèmes de libre arbitre, de transformation et d’empathie. Son travail intègre l’installation, la performance, la traduction, la vidéo, l’écriture, le dessin et le son. La pratique de Labes se penche sur les expériences narratives et la sensation de vérité qu’elles induisent, discutant souvent de l’apprentissage physique du langage et de la spatialisation de la pensée en langue des signes.

Après des études d’architecture à La Cambre, Labes a fréquenté l’ERG (BE) sous la direction de Manon de Boer, Annick Leroy et Joëlle Tuerlinckx. En 2016, elle a rejoint le programme de résidence RAVI-Liege et a présenté sa première exposition. Depuis 2015, elle collabore avec Joëlle Tuerlinckx sur le projet performatif THAT’s IT. Labes a performé dans divers lieux tels que STUK, KAAITHEATER et Bozar. En 2020, elle a présenté une performance au Bundner Kunstmuseum. Elle a reçu une bourse de la FWB en 2021 et a été invitée par la CINEMATEK. En 2022, son livre Do you book? a été présenté à la Wittockiana. En 2023, elle a performé Dead Lips aux Ateliers Clauss. Son film Every eggs has a corner a été sélectionné pour le festival Coûte-Courts en 2024, et elle a été lauréate du programme de résidence 2-12 à la Cité internationale des arts à Paris.

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Sohrab Labib

Année/s de résidence : 2015, Cité internationale des arts

Musiques

Miloud Labied

Année/s de résidence : 2001, Ministère de la Culture et Secrétariat d'Etat à la Culture du Royaume du Maroc

Arts visuels

Brunna Laboissiere Ferreira

Année/s de résidence : 2021, Institut français

Cinéma

Amalia Inès Laborde Dasque

Année/s de résidence : 1998, Cité internationale des arts, Fondation Mozarteum Argentino, Argentine

Musiques

Brigitte Labossiere

Année/s de résidence : 1967, Cité internationale des arts

Musiques

Sonia Labouriau

Année/s de résidence : 1998, Cité internationale des arts, Fondation ICATU (Grupo Icatu S.A), Brésil

Arts visuels

Marli Labuschagne

Année/s de résidence : 2014, Cité internationale des arts

Musiques

Inga Lace

Année/s de résidence : 2018, Ministère de la Culture de la République de Lettonie

Arts visuels

Benoît Lachambre

Année/s de résidence : 2012, 2016, Ville de Paris, France

Spectacle vivant

Alfons Lachauer

Année/s de résidence : 1985, Ministère fédéral de la Culture et des Médias, Allemagne

Arts visuels

Philipp Lachenmann

Année/s de résidence : 2008, Ministère de l'Education, de la Culture, de la Science et des Arts de Bavière, Allemagne

Arts visuels

Mila Lachezarova Lozanova

Année/s de résidence : 2006, Académie Nationale des Arts de Sofia, Bulgarie

Arts visuels

Mélanie Lachieze-Rey

Année/s de résidence : 2013, Ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts de Bade-Wurtemberg, Allemagne

Arts visuels

Zvi Lachman

Année/s de résidence : 1993, Ministère de la Culture et des Sports, Israël

Arts visuels

Alexandre Lacombe

Année/s de résidence : 2002, Cité internationale des arts

Musiques

Jeanne Lacombe

Année/s de résidence : 2012, 2014, Cité internationale des arts

Arts visuels

Françoise Lacroix

Année/s de résidence : 2001, Le Royal College of Arts de Londres, Royaume-Uni

Arts visuels

Ninon Lacroix

Année/s de résidence : 2023, Fondation Culture & Diversité

Cinéma

ENTRETIEN

Dans le cadre de votre résidence à la Cité internationale des arts, en partenariat avec la Fondation Culture & Diversité, vous avez bénéficié d’un accompagnement à la création par des commissaires indépendantes membres de C-E-A / Association française des commissaires d’exposition. Pouvez-vous nous dire en quoi cet accompagnement a nourri votre pratique ? 

Le travail avec les commissaires m’a permis d’approcher les enjeux de construction d’une exposition et de production vidéo dans le cadre d’une exposition, ce qui était très nouveau pour moi et a ouvert beaucoup de possibles dans ma pratique. L’accompagnement a principalement consisté à penser l’exposition Faire danser les ours présentée dans le cadre du Festival des Traversées de Marais. La particularité de ce travail était que nous pensions à l’exposition en même temps que je produisais les objets qui y seraient montrés. Ceci a bien sûr beaucoup alimenté ma production;  j’ai pu me concentrer sur des questions très concrètes, qu’est ce qui va exister, comment, ce qui m’a permis de préciser mes intentions de manière plus générales. J’ai beaucoup apprécié cela, d’autant que je n’avais jamais eu l’occasion auparavant, de mener à bien un projet personnel jusqu’à sa production finale avec d’autres professionnelles toutes très qualifiées.“

Vous inaugurerez une exposition à la Cité internationale des arts en septembre 2023 à l’occasion du festival des Traversées du Marais. Comment ce projet s’est-il développé et en quoi celui-ci s’ancre dans votre projet de résidence ? 

“Mon projet de résidence portait la production d’installations à partir d’un projet de film, plutôt destiné au cinéma, autour du langage et des récits amoureux. J’ai filmé pendant deux ans le discours et les gestes d’enfants en école maternelles et primaires à Paris pour traiter ce sujet. J’ai plutôt une démarche documentaire. L’année dernière, alors que je bénéficiais d’une résidence en écriture à Périphérie, la forme que je développais, tant au niveau de la narration que de l’expérience que je voulais transmettre, m’a peu à peu conduite vers l’installation. C’est ce que j’ai voulu explorer au sein de la résidence à la cité des arts. Le projet d’exposition s’inscrivait parfaitement dans ma recherche d’alors; comment produire des vidéos pour un espace d’exposition, comment penser le montage dans l’espace, via plusieurs écrans, et la possibilité d’une déambulation.

J’ai passé un certain temps à revenir sur les images filmées et les sons enregistrés, mais également sur les différents objets que j’avais récoltés dans les centres de loisirs; dessins, photo, mots d’amour et lettre. Il a fallu opérer un tri dans cette matière assez vaste. Puis j’ai testé des agencements via le montage vidéo en même temps que j’explorais des manières de projeter dans l’espace et sur différents supports.”

Avez-vous d’autres projets en cours ou futurs ?

“J’aimerai bien évidemment poursuivre ce projet là et donner une forme finale à la fois aux installations et au film. En parallèle, d’autres projets se concluent peu à peu à la rentrée. J’ai travaillé une série photographique avec trois chercheur.se.s en science sociale de l’Institut Convergence Migration sur la complexité de l’habiter des exilé.e.s. Les photographies ont majoritairement été prises à la chambre photographique et dépeignent les différentes structures «accueillantes» ou prétendument hospitalière dans la ville, que ce soit les espaces intimes intérieurs ou ceux extérieurs et publics. Ce travail fera l’objet d’une exposition en octobre à la maison de l’architecture à Paris. Enfin, je suis en train de finir  une installation vidéo qui sera présentée à la Maison Salvan à Toulouse en octobre également, dans le cadre de l’exposition L’eau qui fend la pierre avec l’herbe de David Ryan. Elle est conçu comme une encyclopédie de gestes de soins et d’attentions quotidiennes pratiqués à Belfast, majoritairement par des personnes qui s’identifient comme femmes. Ces gestes sont autant d’héritages de manières de résister et lutter qui sont souvent tues et dévalorisées. L’envie, en les archivant est de montrer leur puissance et leur particularité: j’ai eu la chance de travailler avec Oona Doherty pour interpréter certains gestes.”

BIOGRAPHIE

Ninon Lacroix est photographe et réalisatrice. Elle a participé au programme Égalité des Chances à l’ENS Louis-Lumière en 2017, alors qu’elle était sur le point de valider sa licence de philosophie à PSL / Lycée Henri IV – ENS Ulm. Elle intègre par la suite le Master de Photographie de l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, option Procédés alternatifs, animer l’image fixe, portraits à la chambre photographique, dont elle sort diplômée en 2022, formation qu’elle complète par le Master Documentaire de création option Réalisation, qui émane d’un partenariat entre l’École documentaire de Lussas et Université Grenoble Alpes. Durant ses études, Ninon Lacroix a bénéficié des bourses de la Fondation Culture & Diversité ainsi que de la bourse de Prime Video.
 

Par l’intermédiaire du médium filmique, du documentaire ainsi que de la photographie, le travail de Ninon Lacroix s’intéresse aux conventions amoureuses et à la notion de genre. Dans le cadre de la Résidence C&D, elle envisage de produire un dispositif audiovisuel visant à explorer une forme d’imaginaire qui suggèrerait une forme de subjectivité par le déploiement de l’espace mental comme un paysage extérieur. La collecte d’une matière vaste et protéiforme, composée de montages, d’entretiens, de mises en scène, de portraits et de dessins accompagnés de leur description audio, s’exposerait sous la forme d’une installation immersive qui proposerait au spectateur·rice de traverser le dispositif comme l’on traverserait l’inconscient d’un individu.

© Maurine Tric / Adagp

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