Dans l'atelier de — 15 December 2025
Dans l'atelier de — 15 December 2025
© Maurine Tric / Adagp Paris, 2024
Née en 1997 à Dole, Fanette Lambey, diplômée de l’ENSBA Lyon en 2023, vit à Paris. Lauréate des prix Dufraine et de Paris (2023), elle explorait la traduction et le langage à travers des installations. Elle a été lauréate du programme « ENSBA Lyon x Cité internationale des arts ».
Accéder à cette résidence représente une valorisation pour mon travail et mes recherches, pour celleux qui les soutiennent, les nourrissent, et me permettent de les poursuivre. Être à la Cité internationale des arts c’est aussi évoluer dans un nouvel environnement, un cadre privilégié pour rencontrer des artistes et des travailleur·euse·x de l’art, et les accueillir dans un espace propice à échanger sur nos projets. Cet atelier est une sorte de laboratoire que j’essaie de rendre le plus collectif possible — ce qui est un axe central de mon travail.
© Maurine Tric / Adagp Paris, 2024
Depuis mon arrivée à la Cité internationale des arts, j’ai pu participer à l’exposition « Relâcher la paupière », à laquelle j’ai été invitée par la curatrice et directrice du centre, Alessandra Prandin, au CAP Saint-Fons, au côté de quatre autres artistes. J’ai également collaboré avec l’artiste Chloé Liberman, sur une série de pièces, dont l’une a été présentée lors de l’exposition « Unlocked », aux ateliers Silly, à Marseille pendant le PAC OFF. Il me semble que depuis mon arrivée, ce sont essentiellement les rencontres, qui bien qu’immatérielles, ont été centrales dans mon travail puisqu’elles me permettent de penser des projets, et de réfléchir toujours à des manières de faire de l’art.
© Maurine Tric / Adagp Paris, 2024
Ce temps de résidence est en grande partie tourné autour de Mice in Between, un projet collaboratif réalisé avec Clara Degay, Charlotte Carletto et Clara Lemercier, graphistes et artistes. Il s’agit d’une plateforme réunissant des artistes et auteur·rice·x autour de plusieurs protocoles d’écritures, de réécritures et de traductions. Ces protocoles interrogent surtout, mais pas seulement, la difficulté à (se) trouver une place et une légitimité dans la langue. Ils se présentent comme des outils pour élaborer un nouveau langage par l’incarnation et/ou le piratage des discours hégémoniques. Cette plateforme est particulièrement importante car sa création répond à un besoin personnel lié à nos pratiques respectives, et donne suite à nos recherches en invitant d’autres personnes à investir et expérimenter autour de ces questionnements. Pour moi, c’est encore une fois une sorte d’espace-laboratoire. En parallèle, je prépare une exposition collective, qui représente une étape dans ma réflexion et ma production autour de ces mêmes questions de langage et d’appropriation, cette fois ci en particulier dans le domaine du « Marketingmilitant ». J’ai choisi de réunir plusieurs artistes-ami·e·x qui abordent sous différentes formes ces questions au sein de leurs pratiques, et avec elleux de proposer des formes de collaborations théoriques et formelles. C’est une exposition que j’ai à coeur de pouvoir réaliser dans le cadre de cette résidence.
© Maurine Tric / Adagp Paris, 2024