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Tout ce qui brille s’éteint

Extrait du projet ANTHROPOZOOSCOPIE, 2024 © JINGDI

« Depuis l’apparition de la lumière artificielle, l’équilibre fragile entre clarté et obscurité s’est vu bouleversé, rendant floue la frontière entre réalité et illusion.

Alors que l’énergie solaire, source première de toute vie et de toute visibilité, impose son rythme d’apparition et de disparition, de croissance et de déclin, la lumière artificielle incarne quant à elle le désir humain de prolonger le jour, de suspendre le temps et d’élargir l’espace, parfois sous le masque d’une idéologie soigneusement façonnée.

À travers cette recherche, j’explore les relations intimes et ambiguës entre humanité et énergie. Dans les paysages façonnés par l’être humain, les machines invisibles poursuivent leur respiration silencieuse. La lumière froide redessine l’horizon, tandis que le soleil révèle sa double nature, à la fois créatrice et destructrice. Ces images ne proposent pas un récit : elles se livrent tel un miroir des désirs insatiables d’extraction, de transformation et de surcharge, en invitant à la contemplation des flux et des excès qui en émanent.

De cette tension entre le naturel et l’artificiel surgit l’image d’un « temple de l’énergie ». Mais s’agit-il d’un nouvel élan créateur, ou bien du seuil d’un effondrement irréversible ? »

– JINGDI

 

JINGDI (Chine) est actuellement en résidence par le biais du programme 2-12

JINGDI

Installation

Site du Marais → Vitrine

Du 03 septembre au 12 octobre 2025